Faits-divers

Le tireur de l'ONF était convoqué au tribunal correctionnel dans l'après-midi


Le tireur de l'ONF était convoqué au tribunal correctionnel dans l'après-midi
On en sait un peu plus sur l'homme qui a tué le secrétaire général de l'ONF, Albert Chemtov, et a ensuite retourné l'arme contre lui. Jean-Claude Ramsamy était employé de l'ONF et avait été muté en métropole. Ce dernier était convoqué devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis cet après-midi et devait être jugé pour des dénonciations calomnieuses à l'encontre d'un autre agent, comme l'explique l'avocat de l'ONF, Me Drai.

Jean-Claude Ramsamy avait déposé une plainte contre un agent de l'ONF après l'avoir accusé de détournement de fonds publics. Après une enquête, le dossier avait été classé sans suite par le procureur de la République. "Une plainte infondée", souligne l'avocat de l'ONF. Par la suite, l'agent accusé avait décidé de poursuivre son collègue pour dénonciations calomnieuses. Le procès devait se dérouler devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis cet après-midi. Le secrétaire général, Albert Chemtov, abattu ce matin, devait être "le représentant" de l'Office national, partie civile au côté de l'autre agent, à l'audience. "Il y a extinction de l'action publique car la personne s'est suicidée. Il risquait une peine avec sursis, une amende et des dommages et intérêts à payer", explique Me Drai

"Il n'y avait pas eu de harcèlement à l'encontre de M. Ramsamy, poursuit l'avocat. La procédure correctionnelle a été précédée d'une instruction pendant laquelle M. Ramsamy a pu être assisté par un avocat. Une expertise psychiatrique a montré une certaine souffrance de la part de l'agent mais rien qui ne justifiait de passer à de tels actes", explique-t-il.

Me Drai affirme que l'agent de l'ONF n'a jamais subi aucune sanction dans son travail. "A un moment, M. Ramsamy s'est plaint dans son travail. Il a été entouré, la médecine du travail était présente. Il a été encadré et on a écouté ses doléances comme l'ONF le fait pour tous les agents", souligne-t-il. "Ce geste est bouleversant, inexplicable et à la fois terrifiant", ajoute-t-il, tout en rejetant la cause de la mutation en métropole comme élément déclencheur de ce terrible drame. "L'agent a été muté en métropole comme de nombreux autres agents. Des agents de métropole sont mutés à la Réunion. C'est normal et habituel dans un établissement public où il y a des mobilités. Rien de plus", ajoute-t-il.

"M. Ramsamy avait l'habitude de déposer des plaintes. La plainte à l'encontre de l'agent de l'ONF pour détournement de fonds a été celle de trop. Voilà la raison pour laquelle il était poursuivi. (...) Mais rien ne laissait présager ce drame et ne justifie ce qui s'est passé aujourd'hui", conlut-il.
Mardi 12 Février 2013 - 15:01
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1.Posté par noe le 12/02/2013 14:14
Ce monsieur était dans une tristesse infinie , un stress pharaonique ....Son cerveau n'a pas hésité à basculer dans "mi tué amoin , et mi emmèn a ou ek moin" !

Son taux d'adrénaline devait être énorme , avec des pulsations cardiaques à 300 , une tension artérielle de 22 ou plus ... tout cela a fait qu'il a tiré son arme de sa poche (on d'un sac) et a tiré sur la personne qu'il croyait lui en vouloir et s'est suicidé ... cela se passe en une fraction de seconde !

"Nous sommes si aveugles que nous ne savons quand nous devons nous affliger ou nous réjouir : nous n'avons presque jamais que de fausses tristesses ou de fausses joies." [ Montesquieu ]

2.Posté par esclave777 le 12/02/2013 14:17
Mince personne n'osera plus jamais dénoncer quoi que ce soit à l'ONF maintenant. La voix est libre pour les détourneurs et profiteurs en tout genre ! Dénonciation calomnieuse ? Ça veut dire que : La justice peut se tromper en emprisonnant un innocent pendant X années, mais un civil ne peut pas se tromper en dénonçant un fait qui ne s'est peut-être pas produit (ou dont les preuves ont pu être masquées illico-presto)?! lol

3.Posté par il n y a pas de fumée sans feu le 12/02/2013 15:07
le procureur classe un dossier sans suite. Pourtant l'accusateur va jusqu'à se suicider. C'est quand meme assez inhabituel pour un accusateur supposé malveillant.

mais bon, a présent le procureur peut continuer sa carrière tranquillement sans trainer de casseroles qui pourrait nuire a son relationnel indispensable pour la promotion. C'est normal de s'entraider entre amateur de béton.

4.Posté par credule le 12/02/2013 15:37
C'est triste ce qui est arrivé pour les deux familles.
Mais encore une fois, il semble, d'aprés le discours, qu'on a employé malade qui n'assume pas, fragile psychologiquement...........toujours la même rengaine....Le problème c'est un discours mainte fois entendu surtout de la part des administrations. Mais on ne saura jamais si l'employé est seul responsable de cette situation.

5.Posté par pfffff le 12/02/2013 18:06
Et la seule solution contre toutes ces plaintes a été une poursuite judiciaire ? Je veux le nom du psychiatre et des médecins qui n'ont pas su voir ces signaux d'alarme.
Et quelle inhumanité dans les propos de Me Drai, ça fait froid dans le dos. Cela n'aide pas à la réputation des avocats.

6.Posté par ti fou le 12/02/2013 18:31
trop fort noe.

7.Posté par mi marche ec Melenchon le 12/02/2013 20:06
2 hommes avaient rendez vous au tribunal cet apres midi. L'un etait persuadé qu'il allait porter l'estocade apres 4 ans de déportation disciplinaire, persuadé qu'il pouvait continuer de broyer du haut de son bureau climatisé.

quel revirement de situation. Ca devrait faire réfléchir ceux qui croient que les gens vont se suicider discretement comme chez Orange, Francetelecom ou Renault

8.Posté par KOZEMAN974 le 13/02/2013 06:06
@ post 7 et 5 et à tous les adeptes du complot. Les faits sont simple merci de respecter les familles dans cette affaire :
1 homme a accusé à tord un autre homme. Celui qui avait été accusé à TORD s'est défendu en emmenant l'accusateur au tribunal pour qu'il réponde des calomnies colportés. il a assassiné le représentant de l'ONF dans sa peur d'affronter la vérité au tribunal.
Oui cette affaire doit être un cas d'école. aujourd'hui quand on travail et que l'on est accusé par un collègue de n'importe quoi, doit on se défendre au risque de se faire tuer par un accusateur qui certe est en souffrance mais qui n'a finalement pas sa place dans l'entreprise.
L'ONF a eu le courage de se porter parti civil dans cette affaire qui opposait deux salariés. Le vrai héros dans cette histoire c'est le responsable de l'ONF qui n'a fait que son travail.

9.Posté par FARRY M. le 13/02/2013 07:40
trop facile de défendre un tueur,
s'il se sentait mal il n'avait qu'à se tuer avant et ne pas faire chier personne !!!
se devait être un jaloux pour porter plainte contre ses collègues !!!
mon seul regret c'est qu'une fois de plus un lâche tue un innocent et plutôt qu'affronter son geste ...préfère se tuer, et incroyable mais vrai, il en est qui lui trouve des circonstances atténuantes !

10.Posté par dédé le 13/02/2013 09:28
Beaucoup de dossier sont classés sans suite même quand on fait constitution de partie civile, les enquêteurs, les juges et les procureurs baclent le travail est classe encore sans suite......

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