Santé

Le ras-le-bol des médecins urgentistes, à la recherche quotidienne de lits

Un mouvement national des services d’urgences hospitaliers a été lancé ce mardi par SAMU-URGENCES de France, le syndicat des médecins urgentistes. Ces derniers connaîtraient des surcharges d’activité notamment dues la recherche de lits pour les patients, une démarche administrative qui prendrait trop de temps et empêcherait souvent de se concentrer sur les soins à administrer. Les urgentistes annoncent que les lits devront être trouvés par d'autres moyens et que de nouveaux systèmes doivent être instaurés au plus vite.


Le ras-le-bol des médecins urgentistes, à la recherche quotidienne de lits
Attendre des heures dans la salle d'accueil des urgences pour être ensuite oublié toute une nuit sur un brancard dans un couloir... ce n'est pas inhabituel dans les hôpitaux. La cause: un manque de lits et des urgentistes surmenés. "Le personnel est sous tension, en opposition avec ses collègues, découragé et excédé", affirme Xavier Combes, chef de service du SAMU 974 et des urgences du CHU Félix Guyon à Saint-Denis.

Le facteur principal: la recherche de lits et les négociations constantes avec les autres services pour en obtenir (cinq coups de fil à passer en moyenne avant de trouver un lit). Un travail administratif que ces médecins exercent au lieu de soigner les patients. Un nombre conséquent de lits sont également cassés, selon les médecins, parfois pendant plus de trois mois. "Tout repose sur le médecin urgentiste, explique Xavier Combes, nous essayons de contacter tous les services pour négocier le placement d'un malade dans un de leurs lits et ça prend un temps fou. Nous ne voulons plus avoir à le faire", annonce-t-il.

La surfréquentation des services d'urgence n'arrange en rien la situation. "En moyenne, 30% des patients de l'hôpital sont entrés par les urgences, rappelle le chef de service, c'est énorme". Selon Pierre-Jean Marianne, chef de service des urgences du CHU de Saint-Pierre, les patients occupent trop souvent leur lit plus longtemps que nécessaire: "Une fois admis, les patients restent parfois à l'hôpital par faute de suivi à domicile".

"Nous souhaitons qu'il y ait une réelle prise de conscience"

Xavier Combes, lui, parle même de médecins qui garderaient des patients pour des périodes plus longues afin d'éviter l'arrivée de nouveaux malades: "Nous souhaitons qu'il y ait une réelle prise de conscience de toutes ces difficultés grâce à ce mouvement".

Katia Mougin, chef de service des urgences du Centre Hospitalier Gabriel Martin à Saint-Paul, explique: "Nous demandons à ce qu'il y ait l'implication de tous les services, médecins et spécialistes, et pas seulement nous. Il faudrait par exemple des lits "ciblés urgences" dans chaque service, un responsable de la gestion des lits, une cellule de recherche de lits, un logiciel de gestion de lits...". Selon les urgentistes, les solutions sont multiples et différentes pour chaque hôpital.

À Saint-Benoît, au Groupe Hospitalier Est Réunion, le logiciel permet de suivre la fréquence de lits en temps réel. "Il reste quelques améliorations à faire du point de vu administratif, mais ça fonctionne", explique Aurélien Ponsoda, représentant de l'hôpital.

"Il ne s'agit pas d'être en opposition avec les autres médecins mais d'instaurer un dialogue avec la communauté médicale et la direction pour trouver toutes les solutions possibles", termine Xavier Combes.

Aucune grève n'est  prévue, explique-t-il, mais une réduction de coups de téléphone passés pour la recherche de lits: "Nous ne feront désormais que deux appels, un pour le service concerné, puis un autre pour le service annexe. Le reste du travail devra être pris en charge par quelqu'un d'autre".

Un point national sur l'impact de ce mouvement est prévu pour le 15 décembre.
Mardi 15 Octobre 2013 - 15:44
SH
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1.Posté par noe le 16/10/2013 07:23
Trop de gens qui se croient "malades" après avoir ingurgiter un cari de cabris massalé pimenté ek rhum citron !
On mange et boit trop , on se croit malade après un ti mal au ventre , alors on engorge les services d'urgences ....
Faisons payer au prix fort ces services et nous verrons si on trouve autant de gens aux urgences ... Il n'y a que des profiteurs du système !

2.Posté par Yannick GEFFARD le 16/10/2013 10:34
Depuis xes annees les gouvernements de droite comme de gauche n ont rien fait pour les urgences....
Rien inutile de se rejetter le probleme a la figure...Les urgences c est bien c est gratuits pour beaucoup trop de gens, qui ignore que ce service comme son nom l indique pourtant est est service d urgences !!!
Pas une cours des miracles ou une annexe sociale !!!
Aux urgences il y a des gens qui travaillent, pour sauver des vies, c est ca les urgences !
C est pas j ai mal a la tete depuis trois semaines ect......
Respecr a toutes les equipes d urgence qui font de l exellent travail trop peu reconnu

3.Posté par polo974 le 16/10/2013 11:43
2.Posté par Yannick GEFFARD le 16/10/2013 10:34 | Alerter
""" Depuis xes annees les gouvernements de droite comme de gauche n ont rien fait pour les urgences.... """

C'est totalement faux, ils les ont méticuleusement étranglés...

La pire des choses a été l'abandon du système de garde efficace des médecins (et pharmacies).
Puis le système du médecin référent qui empêche d'aller se faire soigner une mini urgence "bobologique" chez un autre plus proche ou dispo.

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