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“Le problème, ce n’est pas le syndicat, ce sont les syndicalistes”

Les salariés des entreprises privées et publiques élisent aujourd’hui leurs représentants syndicaux, à La Réunion et en métropole. Les dockers en feront de même. Mais selon certains d’entre eux, virés de la Coopérative ouvrière de La Réunion, il y a quelques années, “il est de plus en plus difficile de trouver un bon syndicaliste”.


Lorsque l’on demande à Jean-Bernard Gaillac, porte-parole d’un collectif de deux cents dockers, dont un grand nombre à la retraite, "c'est quoi un bon syndicat?", comme Thomas Georget, Ruffin Déliron ou Gérald Terlon, il sourit.
“Notre syndicat qui est toujours majoritaire sur le port, n’a jamais levé le petit doigt pour nous aider quand nous avons été virés de la Coopérative ouvrière de La Réunion. Cela fait plus de quatorze ans que les dockers se battent, jamais un représentant n'est venu nous proposer le soutien du syndicat sensé défendre les droits des dockers”.
Jean-Bernard Gaillac et ses camarades veulent malgré tout continuer à croire qu’il existe de “bons défenseurs de salariés. Je ne crois pas que ce soit le syndicat, le problème. Le problème, ce sont les syndicalistes. A un moment, ils oublient ce pourquoi ils ont été élus. Ils se servent alors de leur mandat pour avoir des avantages divers”.
Les cadeaux sont multiples: il y a les formations déguisées (“ce sont souvent des voyages d’agrément”), les promotions professionnelles, la voiture de fonction, le téléphone, les notes de frais, l’embauche d’un proche…
“Plusieurs de nos représentants syndicaux ont des propositions de promotion, chaque année. Ce sont des salariés qui émargent au Smic, ils ont des enfants, des traites à payer, et tous rêvent d’une meilleure qualité de vie. Comment dire non à 300 euros d’augmentation quand on a 1.200 euros de salaire?”, confirme un syndicaliste.
Malgré tout, Ruffin Déliron et ses camarades appellent les dockers et l’ensemble des salariés à aller voter aujourd’hui. “Il y a beaucoup de personnes qui sont mortes pour que nous puissions voter. Et quel que soit le représentant élu, il faut avoir une confiance limitée et rester sur ses gardes…”
“Car le problème, ce n’est pas le syndicat, ce sont les syndicalistes”.
Mercredi 3 Décembre 2008 - 07:16
Jismy Ramoudou
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1.Posté par William le 03/12/2008 13:07
Tout à fait d'accord avec cette synthèse...
Le problème ne vient pas des syndicats mais de tout les petits chefs qui ont mis la main dessus !
Les petits avantages, les embauches des proches, les négligences au travail sous prétexte d'être intouchables... j'ai vécu et subit tout cela !
Pour mois, les syndicalistes sont aussi repoussant que les politiques. Il n'y a pas beaucoup de différence entre les deux d'ailleurs.

A mon avis, le plus révoltant dans les élections professionnels c'est le premier tour qui est réservé aux organisations syndicales. Pas de le droit de vous présenter pour être représentant des salariés sur une liste non encartée ! Ce mécanisme est uniquement prévu pour garder les petits privilèges entre amis... A combien de second tour d'élection professionnelle avez-vous déjà participé ?

2.Posté par David le 03/12/2008 21:34
"Les cadeaux sont multiples: il y a les formations déguisées (“ce sont souvent des voyages d’agrément”), les promotions professionnelles, la voiture de fonction, le téléphone, les notes de frais, l’embauche d’un proche..."

Enfin on parle des petites magouilles des syndicalistes. Grands donneurs de leçons, grand moralistes mais avides de fric. En tout cas y'en a savent apprécier Ralph Lauren, Montblanc et American Express. Il est bien loin le temps où on "bouchain le zié kréol en portant les savates deux doigts."
Business is business, frérot.

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