Economie

Le mouvement des terrassiers va-t-il toucher toute La Réunion ?

A La Réunion, une partie des transporteurs qui ont manifesté il y a un mois exerce aussi la profession de terrassiers. Cela fait maintenant plusieurs jours que ceux qui ne font que le travail de terrassier réclament du travail et des marchés. La question est de savoir si les transporteurs, leurs "cousins", vont les rejoindre dans le mouvement et à nouveau bloquer toute la Réunion, histoire de faire aboutir leurs revendications...


Le mouvement des terrassiers va-t-il toucher toute La Réunion ?
Si c’est nécessaire pour se faire entendre, nous le ferons”, ont indiqué des terrassiers. Pour ce faire, les manifestants se cherchent un leader car les discussions avec les professionnels des différentes régions de l’île, n’ont pas abouti à ce jour. Joël Mongin a été également sollicité.
Rappelons que de gros chantiers n’ont pas démarré souvent pour cause de changements de majorités municipales (hippodrome, Zénith, Pôle océan, route du Littoral, Rocade sud), alors que certaines entreprises avaient investi dans du matériel onéreux... C’était déjà le cas des transporteurs, et c'est ce qui avait motivé, entre autres, leur manifestation d'il y a un mois.
Il y a encore quelques appels d'offres qui sortent, mais les terrassiers sont souvent de "petites entreprises", comparées aux mastodontes que sont par exemple la SBTPC ou la GTOI, filiales de multinationales. Elles ne disposent donc pas, la plupart du temps, des moyens humains pour répondre aux appels d’offres.
“J’ai rencontré les terrassiers lundi, je leur ai expliqué qu’ils peuvent se regrouper pour soumissionner”, indique Giraud Payet, ancien président de la Chambre des métiers.
Joël Mongin intervient également dans cette nouvelle manifestation. Sur le barrage filtrant du rond-point du Sacré-cœur, il a regretté que les collectivés locales fassent la part trop belle aux grosses sociétés du bâtiment.
Joël Melchior a lui aussi été sollicité par les manifestants. Le président de la Capeb essaye également de proposer des solutions car, aucun responsable ne veut aujourd’hui porter la responsabilité d’une nouvelle crise, surtout en cette période de fête.
C’est ce qui ralentit pour l’instant l’objectif affiché des terrassiers d’une mobilisation plus importante et dans toutes les régions de l’île. Hier, ce sont les professionnels de l’Est qui ont été approchés.
Il y a unanimité sur les revendications, mais nous ne sommes pas d’accord sur les actions à mener”, reconnaît un professionnel. “Mais, il est vrai que nous tentons d’étendre notre mouvement à l’ensemble de La Réunion”.
La réunion prévue à 15h30 au palais de La Source peut-elle apporter un début de solution aux inquiétudes des terrassiers ? Joël Mongin sera-t-il à la table des discussions. Hier soir, il ne le savait pas encore…
Mercredi 10 Décembre 2008 - 07:28
Jismy Ramoudou
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1.Posté par Ulysse le 10/12/2008 10:28
Plusieurs reflexions :

- il me paraitrait normal que nos entreprises soient quelque peu "protégées" par rapport aux mastodontes filiales de multinationales, à voir sous quelle forme

- malgré tout faut aussi que nos entreprises arretent de surinvestir sans réfléchir, il y a un jour peut être déjà arrivé où les grands travaux diminueront, la Réunion n'est pas un champ de manoeuvres et chantiers incessants

Imaginez que la santé des Réunionnais s'améliore au point que le nombre d'opérations chirurgicales diminue et que les chirurgiens réclament des opérations !
La comparaison n'est peut être pas bonne mais c'est un peu ce qui se passe !!!

2.Posté par CREOTAS le 10/12/2008 19:58
Après l'essence (le gazole) moins cher (revendication cachant en réalité bien d'autres problèmes: surinvestissements hasardeux, sous traitances, mauvaise gestion des marchés vis à vis des administrations....), voilà une revendication qui a le mérite de la clarté. On a investi, on va être au chômage, alors donnez nous des chantiers!

Oui sauf que personne ne leur a dit de tant investir dans des beaux bahuts, que les entreprises doivent s'adapter à la conjoncture économique et que dans notre pays on est quand même encore en droit de refuser de lancer de grands travaux rien que pour satisfaire certains professionnels!

Et les entreprises savaient pourtant que 2008 serait l'année des possibles changements d'équipes municipales et départementale.. Que faisaient-elles au temps chaud depuis 5 ans, avec les anciennes équipes et les chantiers déjà lancés? Elles encaissaient, j'en suis fort aise. Mais ont-elles bien géré leurs affaires?

S'il est désolant que leur activité soit réduite, cela ne les autorise pas pour autant à exiger des chantiers payés par les CONS-tribuables.

Et puis comme le dit Ulysse, à un moment, il y a nécessairement moins d'activité, c'est ainsi! C'est malheureux à dire mais cette attitude relève de l'assistanat économique et social!

Une solution plus mature serait peut-être que ces entreprises s'organisent entre elles et se souteniennent mutuellement, par exemple au travers d'une caisse, comme dans le bâtiment, pour les intempéries... Pourquoi pas?

Mais solliciter l'administration et les CONS-tribuables comme ça, pas d'accord. Mais je ne serai pas étonné que certains politiques leur donnent raison et leur donnent satisfaction, une fois de plus.... De toute façon, c'est porteur électoralement parlant et c'est qui qui paye? Le CON-tri-bu-a-ble! Et personne pour leur dire: laisse bez-tom!

PS: mon commentaire concerne les responsables et chefs de ces entreprises, pas leurs salariés qui risquent de faire les frais de leur gestion aléatoire...ou de la conjoncture!

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