Social

Le ministre Lamy veut donner de la visibilité aux structures pour écoliers en échec


La "rescolarisation" et la "resocialisation" des élèves en décrochage faisaient partie de la séquence saint-pauloise du ministre en charge de la Ville ce jeudi après-midi. François Lamy a pu prendre connaissance de l'implication d'une équipe encadrante d'élèves au parcours chaotique au sein de l'Atelier relais de la ville de Saint-Paul.

Les critères qui déterminent le type de public pouvant bénéficier de cette structure qu'il est aisé de qualifier de la "seconde chance" est évident : absentéisme chronique en cours, désintérêt marqué pour le travail scolaire, mauvais comportements en classe, la liste est longue.

Voici le panorama côté élève, mais d'autres engagements doivent être pris aussi...par les parents. "L'adhésion des parents est indispensable", martèle Catherine Decelle, enseignante coordonnatrice à l'Atelier.

"Très peu d'estime d'eux"

Un engagement que ne dément pas Marie-Joëlle Ivoule Moussa. Sa fille, Christina, 15 ans, a fréquenté l'Atelier il y a un an alors qu'elle était encore en 3e, au collège Lougnon. Aujourd'hui, elle revient vers ses encadrants pour l'amener vers une formation de coiffeuse.

"Ici, ils m'aident par exemple à écrire un CV", dit-elle simplement, après avoir confessé qu'elle "n'aimait pas l'école", sous les yeux de sa maman. "Grâce à l'Atelier, j'étais moins absente au collège", avoue-t-elle comme un premier signe de reconnaissance.

Christina (aux côtés de sa maman) s'engage pour un nouveau départ
Christina (aux côtés de sa maman) s'engage pour un nouveau départ
A ses côtés, William était présenté comme "le caïd de son école" à son arrivée. Aujourd'hui, le jeune homme prend conscience de ses capacités pour sortir d'une spirale négative. "L'Atelier la rend' a moin un grand service", reconnaît l'intéressé qui aura pris de nouvelles résolutions en échangeant quelques mots avec le ministre, rien que ça.

"Des conventions pluriannuelles"

William et Christina bénéficient du dispositif au même titre que dix autres camarades par session (80 enfants sont pris en charge par an) et provenant de huit collèges de Saint-Paul. "La grande majorité de ces élèves sont issus de familles bénéficiaires du RSA", annonce comme une évidence Tanguy Graz, éducateur spécialisé et responsable de l'association ACSAI.

Cette dernière est d'ailleurs le fer de lance de cet Atelier. Créée en 2008 par Tanguy Graz et Hervé Schweitzer (éducateur technique spécialisé), l'association Culturelle et Sociale pour l'Accès à l'Insertion met à disposition ses compétences pour l'Atelier et ses jeunes bénéficiaires.

Lors de ces sessions, des activités tournées autour du théâtre d'improvisation, du sport, d'enregistrements audio, du sport, les élèves se redécouvrent.

"Beaucoup arrivent ici avec très peu d'estime d'eux", s'accorde l'équipe éducatrice. Le fil conducteur des actions menées tient dans la prise de responsabilité des jeunes dont le point d'orgue est assurée chaque fin de semaine. "Tous les vendredi, nous effectuons des entretiens individuels où les élèves sont amenés à s'auto-évaluer". A terme, c'est-à-dire jusqu'à leur 16 ans qui constitue l'âge auquel l'inscription scolaire demeure obligatoire, l'équipe met tout en oeuvre pour "réinsérer les élèves dans un parcours de formation".

Après avoir salué le travail d'une équipe "énergique", François Lamy s'est engagé à donner de la visibilité à ce type de structure. "Ce qui m'importe, c'est qu'on puisse les accompagner et leur donner de la visibilité dans le temps à travers des conventions pluri-annuelles pour qu'elles ne soient pas chaque année en interrogation sur leur devenir pour l'année d'après. C'est le chantier que je vais lancer en 2014".
Vendredi 24 Janvier 2014 - 07:56
ludovic.grondin@zinfos974.com
Lu 435 fois




1.Posté par dépravation et abomination , valeurs socialistes le 24/01/2014 11:18
Payer des jeunes pour aller à l'école , alors qu'ils ont rien branlé pendant leur scolarité et déjà coûté cher à la société , c'est une aberration au vu de ceux qui ont travaillé pendant leur scolarité sans être rémunérés ...mais à croire c'est une idée lumineuse des socialauds ( Lâam ,Lamy , de l'arabe lumière ) .

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales