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Le majordome du pape, assigné à domicile, voulait rendre l'Eglise "plus vivante"

Dimanche 22 Juillet 2012 - 10:36

Le majordome du pape, assigné à domicile, voulait rendre l'Eglise "plus vivante"
Le majordome du pape a été assigné à domicile samedi, après 53 jours de détention pour avoir volé et transmis des documents ultra-confidentiels à l'extérieur du Vatican, dans le but d'"aider" le Saint-Père et rendre l'Eglise "plus vivante" selon ses avocats. A l'issue d'un nouvel interrogatoire de sept heures samedi, Paolo Gabriele, a pu quitter la petite cellule du Palais du Tribunal, derrière la basilique Saint-Pierre, où il était détenu depuis son arrestation le 23 mai.

"Sa détention n'est plus nécessaire", a déclaré à la presse le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

Surnommé Paoletto, ce laïc romain de 46 ans "résidera avec sa famille" au Vatican, dont il a la nationalité, et ses contacts avec l'extérieur seront étroitement réglementés. "Il peut recevoir une aide médicale, spirituelle, des visites. Il peut aller à la messe accompagné", a-t-il poursuivi.

D'ici début août au plus tard, la justice vaticane décidera si un procès doit être ouvert contre le majordome, a ajouté le porte-parole.

Marié et père de deux enfants, Paolo Gabriele était l'un des très rares laïcs à avoir accès aux appartements du pape. Il l'aidait dans ses gestes au quotidien, et dans la papamobile, il était habituellement assis devant le pape, à côté du chauffeur.

Il est accusé de "vol aggravé" pour avoir pris sur le bureau de son supérieur hiérarchique, Mgr Georg Gänswein, secrétaire particulier du pape, de nombreux messages, lettres et courriels ultra-secrets, dont certains adressés à Joseph Ratzinger lui-même, et les avoir photocopiés en secret pour les transmettre à l'extérieur du Vatican.

Depuis l'arrestation de Paolo Gabriele, les investigations se poursuivent à deux niveaux: la commission de trois cardinaux, qui est investie de larges pouvoirs et rend compte directement au pape, et l'instruction judiciaire qui doit décider s'il convient de juger M. Gabriele.

En cas de procès, le majordome risque entre 1 et 6 ans de prison. Mais à tout moment, le pape peut décider de le gracier.

L'intégralité de l'article sur l'AFP.
Pierrot Dupuy
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