Faits-divers

Le licenciement "étrange" d'un haut cadre éveille les soupçons à la SIDR

Syndicats et Conseil d'administration (CA) se penchent actuellement sur le cas d'un licenciement au sein de la SIDR (Société immobilière du département de la Réunion) qui aurait pu être arrangé. Un licenciement jugé "étrange", selon eux. Celui d'un haut cadre de l'entreprise qui réclame aujourd'hui 560.000 euros devant les prud'hommes. Les syndicats et une partie du CA envisagent de déposer plainte. Quant au principal intéressé, il rejette toutes les accusations en bloc.


Le licenciement "étrange" d'un haut cadre éveille les soupçons à la SIDR
L'ancienne direction de la SIDR et un ancien haut cadre ont-ils arrangé le licenciement de ce dernier ? C'est toute la question que se posent actuellement les syndicats, mais également certains membres du conseil d'administration. Un licenciement qualifié "d'étrange" ou encore "louche" et qui suscite bon nombre d'interrogations.

Ce haut cadre qui travaillait depuis plus de 20 ans au sein de la SIDR a été licencié brutalement en fin d'année dernière. Entre temps, il a engagé une procédure et réclame 560.000 euros à la SIDR devant les prud'hommes. Une somme qui provoque l'ire de la nouvelle direction, arrivée en début d'année 2014. A tel point que les syndicats et certains membres du CA seraient prêts à déposer plainte pour faire toute la lumière sur ce licenciement.

"Il a été licencié pour faute, mais pour moi il n'y a jamais eu de faute. On a de gros soupçons car il était très proche de l'ancienne direction de la SIDR", explique un membre du conseil d'administration, souhaitant pour le moment rester anonyme. "A 6 mois de la retraite, cette procédure était louche", poursuit-il. La piste d'une plainte est envisagée sérieusement par ce membre du conseil d'administration et le dossier sera étudié lors du prochain CA. "Je le mettrai sur la table et il me faudra des explications", lâche-t-il.

"C'est très bizarre, car la procédure de licenciement n'a pas été respectée pour lui"

Un point de vue développé par deux syndicats. "Nous avons été très surpris par ce licenciement. On a posé plusieurs questions en comité d'entreprise ou lors des CA. Mais ce n'est pas clair", explique un délégué syndical de la SIDR. Ce dernier nous indique qu'un rendez-vous a été pris avec un avocat pour les prochains jours et que là aussi une plainte devrait être déposée avec les autres syndicats.

Pour la CGTR, "le doute" s'est installé dès l'annonce de ce licenciement. "C'est très bizarre, car la procédure de licenciement n'a pas été respectée pour lui. La procédure dit que le licenciement doit être validé en commission paritaire (CP). Mais l'ancienne direction est passée au-dessus de la CP. Pourtant, quelle que soit la personne concernée, du salarié à un directeur, en cas de licenciement cela doit obligatoirement passer par la CP. La loi est faite pour tout le monde", explique Christophe Imache, délégué syndical de la CGTR à la SIDR.

Une situation choquante pour la CGTR d'autant que la SIDR est financée par l'Etat et le Département à hauteur de 56%. "On veut une réponse claire à nos interrogations. Le 14 février prochain se tient une convention cadre où les 122 cadres de la SIDR sont conviés. On veut les interroger à ce moment là", ajoute-t-il. D'autant que le montant de 560.000 euros inquiète fortement ce syndicaliste. "La SIDR n'est pas dans une santé financière optimale et les salariés sont inquiets", concède Christophe Imache.

Pour les syndicats et une partie du CA, tout laisse à penser que la procédure a été "biaisée" afin de permette à la personne licenciée de toucher une grosse somme en plus de ses indemnités légales.

Le principal intéressé rejette tout en bloc

Mais pour le principal intéressé, cette piste est totalement fantaisiste. "Nous étions entre la direction et moi-même en désaccord sur la stratégie de développement. Nos relations se sont envenimées et je ne voulais pas qu'elles transparaissent trop devant les salariés (…). Je n'ai pas admis que l'on me notifie mes désaccords avec la direction générale comme des fautes professionnelles", explique le haut cadre de la SIDR.

"Mon licenciement a été sec, sans aucune autres indemnités que celles légales. Quant à ma retraite, je comptais continuer à travailler encore quelques années pour avoir mon taux plein. Je n'étais pas à 6 mois de la retraite", souligne-t-il, très affecté par les accusations portées à son encontre. Quant au montant demandé, le haut cadre nous a renvoyé vers son avocat et n'a pas souhaité le confirmer.

Du côté de la nouvelle direction, nous n'avons pas pu joindre le directeur adjoint, actuellement hors département.

Les prochains comités d'entreprise et conseils d'administration promettent d'être animés sur cette question particulièrement délicate...
Lundi 10 Février 2014 - 20:57
JD
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1.Posté par noe le 11/02/2014 06:07
Affaire de macrotage sans plus !

2.Posté par iliade974 le 11/02/2014 07:02
122 cadres à la SIDR ????

Et tous bien utiles ???? j'ai des doutes

3.Posté par lectrice désabusée le 11/02/2014 08:36
Bof !!! ce n'est qu'une simple histoire créole ... entre créoles !!!

4.Posté par bernard974 le 11/02/2014 10:44
Et le nom du licencier ?

5.Posté par 2014 le 11/02/2014 11:03
Si on me licencie bien sûr que je demanderai une indemnité pour préjudice...(morale? comme Trierweiler?)
Il a gagné combien l'ancien directeur quand il est parti?
Le nouveau il gagne combien? Et le nouvel adjoint grand copain des socialistes a été recruté avec l'accord des syndicats?

6.Posté par news974 le 11/02/2014 11:59
A post5
Il ne semble pas que ce soit un véritable licenciement, mais plutôt un arrangement entre "amis" au sein de la haute hiérarchie de la SIDR avant le départ de l'ancien DG en fin d'année dernière. J'espère que l'identité de ce personnage à haute valeur morale ajoutée sera bientôt révélée

7.Posté par inconnue le 11/02/2014 13:39
Pourquoi ne pas donner le nom de cette personne
J'aimerai tellement que ça soit celui avec qui j'avais eu un entretien d'embauche qui voulait que je baisse mon salaire pour le SMIC salaud!!!!!!

8.Posté par A inconnue le 11/02/2014 16:31
Chère inconnue, cette technique qui consiste à proposer un salaire insultant en entretien d'embauche, est employée lorsque l'on veut caser un proche au poste tant convoiter! De toute façon l'embauche dans les SEMS de l'île n'est qu'une question de copinage, connaissance ...bref bonne chance!

9.Posté par triple indemnité le 11/02/2014 16:54
ca rappelle étrangement les licenciements.. des directeurs au COGOHR...
comme si c'était fait ex prés de perdre...,et c'est le pactole pour l intéressé..


10.Posté par ndldlp le 11/02/2014 21:11
9.
très bonne référence.

11.Posté par AVATAR le 14/02/2014 18:19
drole de voir le syndicaliste de la cgtr denoncé cette affaire lui qui etait de meche pour avoir une promotion et avait pas suivi intersyndicale quand il fallait; qu une bande d' hyppocrite les un comme les autres

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