Société

Le label "fait maison" "bien suivi dans l'ensemble", selon l'UMIH


Il y a un an jour pour jour, le logo d'une casserole au couvercle en toit s’invitait sur les cartes des restaurateurs.

Entré en vigueur le 15 juillet 2014, le label "fait maison" permet au consommateur de savoir si les plats proposés sont transformés sur place ou simplement décongelés.

Si le décret ne fait pas l’unanimité auprès des restaurateurs de métropole, il est "dans l’ensemble bien appliqué à la Réunion" selon Philippe Doki-Thonon, président de l’UMIH  (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) à la Réunion. "En plus d’être une plus-value pour les établissements, le logo est attractif pour la clientèle" selon lui. "Un symbole qui certifie que des frites sont artisanales et non sorties tout droit d’une industrie, est très apprécié par le consommateur", cite-t-il.

Le président du syndicat admet néanmoins que le décret a été "difficile à mettre en application", notamment à cause du nouveau référentiel "maître restaurateur". L’UMIH, elle, s’est battue pour le titre "artisan-cuisinier", et attend désormais son entrée en vigueur. Autant de décrets qui "se chevauchent et peuvent créer la confusion dans l’esprit du consommateur"…  

La Réunion "moins touchée par l'industrialisation alimentaire"

Mais Philippe Doki-Thonon d’assurer que les restaurateurs locaux apposent le logo "dès qu’ils le peuvent". A la Réunion, le label "Fait maison" est d'après lui moins boudé parce que l’île est "épargnée par l’industrialisation alimentaire".

"En métropole, certains professionnels achètent par exemple leur bœuf bourguignon tout prêt auprès de grossistes alimentaires et le servent à table, illustre le président de l'UMIH, tandis qu'ici, on achète beaucoup de produits bruts". Un gage de qualité, "mais surtout du savoir-faire" de la gastronomie locale.

"Il faut rester vigilant cependant et préserver ce savoir-faire, avertit Philippe Doki-Thonon. A la Réunion, on a de toute façon tout intérêt à proposer des plats de qualité, ajoute-t-il. Si un consommateur n’est pas satisfait, il ne reviendra pas". De quoi mettre du plomb dans l’aile de l'économie locale...

Une version simplifiée du décret est parue le 7 mai dernier pour davantage de clarté sur les produits pouvant, ou non, être estampillés "fait maison".  
Mercredi 15 Juillet 2015 - 14:56
GG
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