Société

Le label "fait maison" : La garantie d'une bonne bouffe au restaurant ?

L'Umih et le club de la restauration réunionnaise ont organisé un point presse, en présence de la députée de la 1ère circonscription, Ericka Bareigts, sur le label "fait maison" porté par la ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme, Sylvia Pinel. Un bon point pour les restaurateurs réunionnais qui se disent "satisfaits" et y voient la garantie supplémentaire d'une cuisine de qualité.


Le label "fait maison" : La garantie d'une bonne bouffe au restaurant ?
A la Réunion, on compte aujourd'hui 40 "maîtres restaurateurs", un titre reconnu par l'Etat, auxquels il faudra bientôt ajouter le label "fait maison" pour les restaurateurs réalisant "intégralement" leur cuisine sur place. Un label porté par la ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme, Sylvia Pinel, dont l'objectif principal est de "mieux informer" les consommateurs et "promouvoir" une cuisine de qualité dans la restauration. "C'est une reconnaissance pour l'entreprise. On s'est aperçu que 30% des restaurants ne fabriquent pas leur cuisine dans leur maison. Nous on se bat pour la promotion des produits du terroir et une cuisine de qualité", explique Philippe Doki-Thonon, président de l'Umih, mais également maître restaurateur avec son restaurant "Le Barachois".

La Réunion est particulièrement bien représentée concernant le titre de "maître restaurateur". "On est dans le peloton de tête des régions françaises. A titre de comparaison, la Gironde ne possède que 20 maîtres restaurateurs", explique Pascal Goyard, président du Club de la restauration réunionnaise.

Le cahier des charges restent à définir

Avec la déferlante d'enseignes de "junk food" et l'industrialisation de la cuisine, les restaurateurs se disent "satisfaits" de la mise en place d'un nouveau label en complément de celui des maîtres restaurateurs. "C'est la défense de la restauration traditionnelle. L'objectif de ce label pour un restaurateur c'est de pouvoir dire qu'il a travaillé à partir d'un produit brut, non-transformé, jusqu'à réaliser intégralement son plat et le servir à ses clients", ajoute Philippe Doki-Thonon.

Pour la députée Ericka Bareigts, qui a travaillé sur l'amendement au sein de la commission économique de l'Assemblée nationale, un tel label est un gage de "compréhension" pour tout le monde. "Tout le monde peut comprendre ça. C'est visible et simple et ça permet de protéger le consommateur", explique-t-elle.

Mais il reste encore du travail pour que cette loi soit promulguée par décret officiel. "On doit encore se réunir pour définir le cahier des charges pour l'obtention de ce label", poursuit Ericka Bareigts. Enfin, le texte devra faire la navette entre les deux assemblées avant une promulgation, dans les meilleurs des cas, d'ici la fin de l'année.

Le contrôle pour l'obtention du label devrait être fait par les services de l'Etat, voir par un cabinet d'audit indépendant comme c'est actuellement le cas pour le titre de "maître restaurateur".

"Pour résumer, on est satisfait de ce que l'on a !", conclut Philippe Doki-Thonon.
Vendredi 5 Juillet 2013 - 16:30
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1.Posté par Fleur de Diamant le 06/07/2013 01:32
Du fait maison oui, à la seule condition que les aliments ne soient pas bourrés de pesticides. Sinon, ça n'a aucun goût...

2.Posté par murielle le 07/08/2013 18:34
Le seul gage de qualité au sein du libéralisme, capitalisme que je connaisse est l'enculage à sec de son environnement.

Où qu'ils soient passés, libéraux et capitalistes, ont laissés derrière eux, désolation, fléau, infortune tels des bandits, canailles, truands.

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