Le gouvernement renonce à la rétroactivité de l’imposition des heures supplémentaires



Le gouvernement renonce à la rétroactivité de l’imposition des heures supplémentaires
Le gouvernement socialiste, via le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, avait proposé de revenir sur le "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy en annulant les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires.
Suite à la levée de boucliers de l’opposition, mais aussi chez certains de la majorité, Christian Eckert, rapporteur de la commission des finances de l’Assemblée Nationale qui avait proposé une rétroactivité de cette mesure au premier janvier 2012, a été obligé de retirer sa proposition.

Le ministre de l’Economie a ainsi déclaré à la tribune de l’Assemblée que cette défiscalisation créée par l’ancienne majorité avait "découragé l’emploi". Il a ensuite indiqué que pour le pouvoir d’achat, "le gain de cette mesure était très inégalement réparti – moins de 40% de l’ensemble des salariés-, et les salariés eux-mêmes n’avaient aucune prise dessus: faire des heures supplémentaires, ou ne pas en faire, dépend d’une décision de l’employeur". Pour Pierre Moscovici, "le pouvoir d’achat par unité de consommation n’a augmenté que de 0,1% par an en moyenne entre 2007 et 2010" et "a même reculé en 2011 et au premier trimestre 2012".

Il a enfin indiqué que le gouvernement "assumait complètement cette suppression économiquement efficace et socialement juste".

La mesure, qui fait partie des promesses de campagne de François Hollande, s’appliquera donc uniquement à partir du 1er juillet 2012.

Lundi 16 Juillet 2012 - 20:53
Barbara Donnelly
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1.Posté par lulu le 16/07/2012 21:43 (depuis mobile) | Alerter
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ouf, maintenant on sera prévenu. Travailler plus, racker plus...

2.Posté par David Asmodee le 16/07/2012 22:04 | Alerter
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"Le ministre de l’Economie a ainsi déclaré à la tribune de l’Assemblée que cette défiscalisation créée par l’ancienne majorité avait « découragé l’emploi »."

Il était temps que le nouveau gouvernement corrige cette erreur. Je pourrai embaucher dès demain matin !



Lol ! Je blague !
Au contraire, les dossiers pour la convention de reclassement personnalisé sont en rupture de stock dans les Pôle Emploi. J'ai eu droit à des photocopies !

3.Posté par le taz le 16/07/2012 22:33 | Alerter
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le gouvernement s'occupe-t-il du chômage ?
pas du tout.
aucune mesure visant à relancer la production.
le gouvernement s'occupe-t-il de la compétitivité de la france ?
certainement pas.
aucune mesure visant à rendre rentable la production en france.
mais alors, que fait le gouvernement ?
quasiment la même chose que le précédent, sauf que lui il se fait qualifier de normal.
et beaucoup de communication, du genre les phrases banales du style
"je conteste le plan social de peugeot".
"je suis pour la justice sociale"
"je suis contre la pauvreté"
"salauds de riches"
"tout est de la faute de sarko"
bref, rien de rien.
en fait, le gouvernement cherche par tous les moyens la possibilité d'augmenter les impôts.
aucun programme d'avenir, aucune vision d'avenir à nous proposer. on ne change rien, on taxe plus et .... je sais pas....
la santé en france n'est plus financée. il faut changer le système. que propose le PS ? rien. on continue comme avant. on creuse encore plus les déficits.
les retraites en france ne sont plus financées, pas assez de gens qui travaillent. que propose le PS ? on continue comme avant, on envoie même le message urbi et orbi qu'on donne la retraite à 60 ans à certains.
le cout du travail en france est trop élevé. que propose le PS ? rien. et pour cause, d'après eux, ça n'est pas un problème.
bilan : la france est très malade, des déficits à ne plus savoir qu'en faire. des milliers de nouveaux chômeurs chaque mois. des entreprises non rentables. un système social trop généreux, dont les caisses sont pourtant vides.
Docteur PS ne va rien soigner. docteur PS pense que la france est encore trop riche et va ponctionner à mort par des impôts tout ce qui dépasse du seuil de pauvreté.
la france va en crever.
au lieu de chercher les moyens de s'enrichir, on appauvrit tout le monde. comme le communisme.
pole emploi, nous voilà !!!

4.Posté par Tanguy le 17/07/2012 00:03 | Alerter
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c'est çà la politique démonter ce que le gouvernement précédent a construit pendant ce temps là les vrais problèmes perdurent, le réveil sera dur, il risque d'y avoir du monde dans les rues comme en Espagne;

5.Posté par le paysan le 17/07/2012 00:30 | Alerter
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Dans l'éducation nationale ils sont nombreux à faire (en dehors de l'heure obligatoire) 2 à 4 heures supplémentaires par semaine. Et si tout ce beau monde y renoncerait dés la prochaine rentrée ? Je ne vous dis pas la pagaille......... moi, mes heures supplémentaires ne sont pas comptabilisées.....c'est normal j'ai les ...subventions.

6.Posté par noe le 17/07/2012 06:56 | Alerter
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Voilà un gouvernement qui pense au "petit" peuple !
Merci pour cette attention ...J'ai fait des heures sup pour avoir plus à mettre dans ma marmite , pour donner une vie un peu meilleure à mes enfants en leur donnant un ti chèque pour les vacances ...
Je continuerai à en faire pour le bien des français ...

7.Posté par Ded le 17/07/2012 07:39 | Alerter
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De toute façon ,en France une loi ne peut être rétroactive. Donc cette suppression de la défiscalisation des HS ne pourra s'appliquer qu'au moment où les décrets d'applications seront signés.
Si le gouvernement veut que ça s'applique cette année ,il aura intérêt à faire plus vite que pour la rédaction des décrets d'applications rendant obligatoire la présence d'n éthylotest dans les véhicules puisque cette loi a été votée il y a 30 ans!
Il a fallu qu'un pote de Sarko se mette au boulot en faisant créer une association par un des cadres de son usine de production de ces foutus éthylotests même pas fiables , association qui a réussi a faire en 3 mois ce que les gouvernements successifs n'avaient pu faire...Ah les pots de vin , c'est efficace!

8.Posté par Salarié le 17/07/2012 13:03 | Alerter
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Ah! la critique est aisée... Il est facile de juger en groupe tous les gouvernements précédents, mais tout de même, ayons un minimum de reconnaissance! Certes Nicolas SARKOZY à aussi (comme les autres) fait des erreurs. Mais nous devons quand même être conscient! Grâce à lui, on a "bien" vécu le début de la crise! La France a voulu changer et a voté en masse pour François HOLLANDE. Et voilà, même pas 3 mois de mandat, et déjà il nous taxe! Voilà comment les socialistes envisage la relance du pouvoir d'achat! Et le pire, c'est qu'ils trouvent ça juste! Je n'ai décidemment pas la même idée de la justice que notre gouvernement! A choisir entre "Travailler plus pour gagner plus" et Travailler autant pour payer plus d'impôt", quel est votre choix? Le mien était fait mais pourtant... Il y a quelques mois, les rues étaient noires de manisfestants, et aujourd'hui, où sont-ils les manifestants? 9,5 millions de français touchés par cette mesure, et personnes ne dit rien. Finalité: Ceux qui travaillent gagnerons moins, ceux qui ne travaillent pas gagneront plus? QUELLE JUSTICE!

9.Posté par ZembroKaf le 17/07/2012 13:52 | Alerter
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Avant c'était travaillé plus gagnez plus...maintenant c'est travaillé plus et gagnez MOINS...merci François (1er) ou lé vraiment un "président"...anormal !!!

10.Posté par le taz le 17/07/2012 15:30 | Alerter
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@post 8
vous avez parfaitement compris le socialo-communisme.
l'objectif unique de ce système, sous couvert de pseudo justice sociale, est de faire que tout le monde touche un salaire, calculé sur une moyenne incluant tout ceux qui ne travaille pas. bref, tirer vers le bas le revenu moyen des victimes de ce système (à savoir nous, les français, et pour 5 ans).
par conséquent, pas de croissance, pas de création de richesses et le naufrage assuré.
le communisme a fait naufrage. tout le monde (sauf les dictateurs) est devenu pauvre. l'objctif a été atteint, les pays qui en ont été vicitime ont été sinistrés.
le socialisme a déja fait naufrage. entre 81 et 83 en france. le tournant de la rigueur en 83 est la démonstration que ce système conduit à la faillite.
et avec hollande, cette classe de bobo parisiens qui vit dans les bô quartiers va imposer aux français leurs idées totalement foireuses. ça a déja commencé, pas de tva sociale, mais une csg sociale. plus d'heures sup défiscalisées, on en revient à un système ultra rigide, bonne réponse face à la mondialisation. et une belle tranche d'impots à 75%, qui va prendre quasi 90% des richesses créées au delà de 1 million. ça donne envie d'investir, hein !!
allez, au nom de la justice sociale, le PS va sacrifier le sort des 65 millions de français qui ne pourront pas quitter ce paradis social ou tout le monde deviendra chomeur et pauvre. les autres iront travailler là ou on leur permettra de travailler, de gagner un salaire sans avoir à le rendre sous forme d'impots, juste pour faire vivre un système social caduque et complètement dépassé.



11.Posté par Spartak le 17/07/2012 17:02 | Alerter
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ça chauffe en Espagne ce n'est qu'un début et c'est ce qui nous attend inévitablement
les politiques libérales identiques aboutissent au même désastre pour les populations

Qui n'empêche pas le mal le favorise (Ciceron)

12.Posté par Spartak le 17/07/2012 17:15 | Alerter
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En espagne les mineurs ont compris qu'il y a de l'argent pour sauver les banques mais rien pour eux et leurs familles
les mineurs disent bien que ce n'est pas eux qui ont choisi ce qui arrive mais les politiciens

13.Posté par JD974 le 20/07/2012 21:13 | Alerter
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La majorité socialiste a enfin renoncé à supprimer, mais à compter du 1er janvier l’exonération fiscale des heures supplémentaires dont jouissent les salariés.

La suppression prendra donc effet au 1er août, c’est-à-dire au moment du vote de la loi.

L’application au 1er janvier aurait été, selon nous, anticonstitutionnelle, non pas en raison de la rétroactivité en tant que telle, mais parce que dans les circonstances elle aurait violé le principe de sécurité juridique.Or l'insécurité juridique caractérise le droit fiscal avec une insécurité comptable effrayante.

La suppression des exonérations sur les heures supplémentaires figure dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR).

Le PLFR, qui est voté chaque année, s’applique à l’ensemble des revenus de l’année en cours, ce qui n’a jamais été contesté et est nécessaire pour rectifier le budget en raison des circonstances intervenues depuis le vote du budget à la fin décembre de l’année précédente.

On ne peut donc pas parler de rétroactivité à proprement parler (et d’ailleurs il n’existe en France de principe constitutionnel d’interdiction de la rétroactivité qu’en matière pénale).

Mais en l’occurrence, l’application de la suppression au 1er janvier aurait été particulièrement écœurante pour les salariés, dans la mesure où ces derniers ont été précisément incités à accepter d’accomplir des heures supplémentaires par la loi elle-même dont le but déclaré était de créer cette incitation fiscale.

Il existe une différence entre subir une augmentation d’impôts de portée générale et se voir supprimer une exonération spécialement prévue pour créer une telle incitation. Les salariés tomberaient donc dans un piège tendu de façon déloyale par l’État lui-même.

Le principe de sécurité juridique doit l’interdire. Le principe de sécurité juridique et de « confiance légitime », de quoi s’agit-il ?

Les citoyens doivent pouvoir agir sur la base des règles de droit actuelles sans craindre qu’une modification ultérieure des règles de droit vienne porter atteinte à leurs choix actuels.

En matière fiscale, ce principe ne peut pas cependant être d’application absolue car il viendrait alors remettre en cause le droit du législateur de faire évoluer la législation fiscale.

La conciliation entre les deux principes peut être rendue possible en prévoyant que la nouvelle loi ne s’applique pas aux situations acquises (mais c’est rare en matière fiscale), ou plus simplement qu’elle ne s’applique qu’à partir d’un certain délai permettant aux contribuables de s’adapter.

Le principe de confiance légitime, qui est le corollaire de celui de sécurité juridique, est une création de la jurisprudence communautaire, et est souvent appliqué.

En pratique, il signifie que, s’ils ne peuvent pas prétendre à une immutabilité de la loi fiscale, les contribuables ont le droit d’être protégés contre une modification brusque de la loi qui leur porterait préjudice.

Le législateur se doit en conséquence de prévoir des périodes de transition dont la longueur tient des circonstances. Le droit français interne ne va pas si loin, et ne connaît pas le principe de confiance légitime.

Depuis quelques années, le Conseil constitutionnel a néanmoins limité les possibilités de rétroactivité de la loi.

Dans une décision n° 98-404 DC du 18 décembre 1998, il a jugé que « le principe de non rétroactivité des lois n’a valeur constitutionnelle, en vertu de l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qu’en matière répressive ; que néanmoins, si le législateur a la faculté d’adopter des dispositions fiscales rétroactives, il ne peut le faire qu’en considération d’un motif d’intérêt général suffisant et sous réserve de ne pas priver de garanties légales des exigences constitutionnelles ».

Dans une décision du 29 décembre 2005 du même Conseil, la formulation est la suivante :

"Considérant, en second lieu, qu’il est à tout moment loisible au législateur, statuant dans le domaine de sa compétence, de modifier des textes antérieurs ou d’abroger ceux-ci en leur substituant, le cas échéant, d’autres dispositions ; que, ce faisant, il ne saurait toutefois priver de garanties légales des exigences constitutionnelles ; qu’en particulier, il méconnaîtrait la garantie des droits proclamés par l’article 16 de la déclaration de 1789 s’il portait aux situations légalement acquises une atteinte qui ne soit justifiée par un motif d’intérêt général suffisant."

Tout est évidemment affaire d’appréciation du « motif d’intérêt général suffisant », à concilier avec l’importance de l’atteinte aux intérêts légitimes des contribuables.

Dans le cas des heures supplémentaires, il ne nous paraît guère faire de doute que le Conseil constitutionnel aurait conclu en faveur de ces derniers.

De plus, le droit communautaire, sur la base de la notion de confiance légitime que nous avons évoquée, aurait justifié avec d’encore meilleures chances de succès une saisine des tribunaux communautaires et de la CJCE

14.Posté par JD974 le 21/07/2012 07:48 | Alerter
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La majorité socialiste a enfin renoncé à supprimer, mais à compter du 1er janvier l’exonération fiscale des heures supplémentaires dont jouissent les salariés.

La suppression prendra donc effet au 1er août, c’est-à-dire au moment du vote de la loi.

L’application au 1er janvier aurait été, selon nous, anticonstitutionnelle, non pas en raison de la rétroactivité en tant que telle, mais parce que dans les circonstances elle aurait violé le principe de sécurité juridique.Or l'insécurité juridique caractérise le droit fiscal avec une insécurité comptable effrayante.

La suppression des exonérations sur les heures supplémentaires figure dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR).

Le PLFR, qui est voté chaque année, s’applique à l’ensemble des revenus de l’année en cours, ce qui n’a jamais été contesté et est nécessaire pour rectifier le budget en raison des circonstances intervenues depuis le vote du budget à la fin décembre de l’année précédente.

On ne peut donc pas parler de rétroactivité à proprement parler (et d’ailleurs il n’existe en France de principe constitutionnel d’interdiction de la rétroactivité qu’en matière pénale).

Mais en l’occurrence, l’application de la suppression au 1er janvier aurait été particulièrement écœurante pour les salariés, dans la mesure où ces derniers ont été précisément incités à accepter d’accomplir des heures supplémentaires par la loi elle-même dont le but déclaré était de créer cette incitation fiscale.

Il existe une différence entre subir une augmentation d’impôts de portée générale et se voir supprimer une exonération spécialement prévue pour créer une telle incitation. Les salariés tomberaient donc dans un piège tendu de façon déloyale par l’État lui-même.

Le principe de sécurité juridique doit l’interdire. Le principe de sécurité juridique et de « confiance légitime », de quoi s’agit-il ?

Les citoyens doivent pouvoir agir sur la base des règles de droit actuelles sans craindre qu’une modification ultérieure des règles de droit vienne porter atteinte à leurs choix actuels.

En matière fiscale, ce principe ne peut pas cependant être d’application absolue car il viendrait alors remettre en cause le droit du législateur de faire évoluer la législation fiscale.

La conciliation entre les deux principes peut être rendue possible en prévoyant que la nouvelle loi ne s’applique pas aux situations acquises (mais c’est rare en matière fiscale), ou plus simplement qu’elle ne s’applique qu’à partir d’un certain délai permettant aux contribuables de s’adapter.

Le principe de confiance légitime, qui est le corollaire de celui de sécurité juridique, est une création de la jurisprudence communautaire, et est souvent appliqué.

En pratique, il signifie que, s’ils ne peuvent pas prétendre à une immutabilité de la loi fiscale, les contribuables ont le droit d’être protégés contre une modification brusque de la loi qui leur porterait préjudice.

Le législateur se doit en conséquence de prévoir des périodes de transition dont la longueur tient des circonstances. Le droit français interne ne va pas si loin, et ne connaît pas le principe de confiance légitime.

Depuis quelques années, le Conseil constitutionnel a néanmoins limité les possibilités de rétroactivité de la loi.

Dans une décision n° 98-404 DC du 18 décembre 1998, il a jugé que « le principe de non rétroactivité des lois n’a valeur constitutionnelle, en vertu de l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qu’en matière répressive ; que néanmoins, si le législateur a la faculté d’adopter des dispositions fiscales rétroactives, il ne peut le faire qu’en considération d’un motif d’intérêt général suffisant et sous réserve de ne pas priver de garanties légales des exigences constitutionnelles ».

Dans une décision du 29 décembre 2005 du même Conseil, la formulation est la suivante :

"Considérant, en second lieu, qu’il est à tout moment loisible au législateur, statuant dans le domaine de sa compétence, de modifier des textes antérieurs ou d’abroger ceux-ci en leur substituant, le cas échéant, d’autres dispositions ; que, ce faisant, il ne saurait toutefois priver de garanties légales des exigences constitutionnelles ; qu’en particulier, il méconnaîtrait la garantie des droits proclamés par l’article 16 de la déclaration de 1789 s’il portait aux situations légalement acquises une atteinte qui ne soit justifiée par un motif d’intérêt général suffisant."

Tout est évidemment affaire d’appréciation du « motif d’intérêt général suffisant », à concilier avec l’importance de l’atteinte aux intérêts légitimes des contribuables.

Dans le cas des heures supplémentaires, il ne nous paraît guère faire de doute que le Conseil constitutionnel aurait conclu en faveur de ces derniers.

De plus, le droit communautaire, sur la base de la notion de confiance légitime que nous avons évoquée, aurait justifié avec d’encore meilleures chances de succès une saisine des tribunaux communautaires et de la CJCE

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