Santé

Le "gendarme du nucléaire" tire un bilan positif pour La Réunion

L'Autorité de Sûreté Nucléaire, sur l'île pendant dix jours, est venue s'assurer que l'ensemble des établissements abritant des sources radioactives respectent les mesures de prévention et de sécurité. Le bilan est positif sur les années 2008 et 2009.


Centrales nucléaires, transport de matières radioactives, appareils médicaux tels que les scanners... Dans tous ces secteurs, il est important que les travailleurs, les patients, le public et l'environnement soient protégés. C'est le rôle de l'Asn, Autorité de Sûreté Nucléaire qui a pour mission d'inspecter les services et d'analyser les incidents. Ce matin, un bilan a été posé à l'occasion d'une conférence de presse pour les années 2008 et 2009.

En 2008, l'Asn a rendu obligatoire la mise en place d'un système de "management de la qualité et de la sécurité" en radiothérapie, avant octobre 2011. Dans cette optique, trois inspecteurs de l'Asn venus de Paris, ont inspecté pendant dix jours, les deux services de radiothérapie, le service de médecine nucléaire et le site associé de production de radiopharmaceutique. Ils ont également vérifié si les huit scanners étaient bien réglés. "Les établissements doivent poursuivre leurs efforts pour répondre à la totalité des exigences réglementaires" indique Mathias Lelièvre, chef de la division de Paris.

Cinq incidents en 2008/2009

A La Réunion, les incidents radioactifs sont inférieurs à la moyenne de l'Ile de France (100 incidents au total dans les 34 services). Cinq ont été déclarés dans les deux services de radiothérapie (quatre à Sud Réunion et un au centre hospitalier de Sainte-Clotilde). Le 6ème incident a été déclaré par l'entreprise Cyroi, le seul cyclotron de La Réunion.

Établir un plan de protection optimale

Au total, 10 équipements industriels et plus de 180 cabinets de radiodiagnostic médical ou dentaires ont été passés au crible. "Il n'y a pas eu d'incidents au-delà du niveau 1", résume Mathias Lelièvre. Un bon bilan, des conséquences étant possibles sur la santé du patient dès l'exposition à un niveau 2.

Autre point positif, il a été jugé que le nombre de radiophysiciens est suffisant pour gérer l'ensemble des services médicaux : "La Réunion compte cinq radiophysiciens pour deux services de radiothérapie, ce qui est une très bonne chose", assure Mathias Lelièvre.

En revanche, le nombre d'incidents radioactifs déclaré est "en-dessous de la réalité", précise le chef de la division Paris de l'Asn, qui espère que les mentalités vont évoluer et que la déclaration des incidents, par les professionnels de santé, deviendra systématique.
Vendredi 13 Novembre 2009 - 14:59
Karine Maillot
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