Economie

“Le gasoil est devenu notre premier poste en matière de charges”

L’intersyndicale des transporteurs de La Réunion organise cet après-midi, 14 heures, une table ronde à la Préfecture pour discuter de la possibilité d’obtenir un gasoil professionnel. Il y a deux ans, le Fédération nationale des transporteurs routiers de La Réunion, souhaitait travailler sur ce projet. Joël Mongin, président de la FNTR n’a pas été suivi.


“Le gasoil est devenu notre premier poste en matière de charges”
La Fédération nationale des transporteurs routiers, section locale, ne fait pas partie de l’intersyndicale. Il y a deux ans, son président, Joël Mongin et Ary-Claude Caro avaient deux points de vue différents sur les paramètres à mettre en place pour modérer leurs charges en carburant.
“J’avais proposé que nous travaillions sur la possibilité de la mise en place d’un gasoil professionnel. J’avais été à Paris discuter du dossier avec un représentant du ministère des Transports. Il m’avait expliqué que ce projet devait concerner l’ensemble des DOM”.
“A l’époque, Ary-Claude Caro préférait étudier l’opportunité d’obtenir une ristourne sur un volume de carburant. A cause de cette divergence de point de vue, chacun a fait sa route”. C’était il y a deux ans, le gasoil n’était pas aussi haut.
Deux ans plus tard, l’intersyndicale demande la tenue d’une table ronde pour discuter d’un gasoil professionnel. “Nous avons perdu deux ans, c’est dommage. Toutefois, le plus important c’est de parvenir à une solution. Là-dessus, nous sommes d’accord”, souligne Joël Mongin.
“La création d’un gasoil professionnel peut permettre de sauver beaucoup d’entreprises. Car les hausses successives du carburant ont fait que le gasoil est devenu notre premier poste en matière de charges. Il devance désormais les charges sociales. C’est énorme !”
Autre volet à avoir fait exploser les charges bancaires, “nous manquons de trésorerie, les banques demandent de plus en plus de garanties pour nous suivre. Malheureusement pour nous, le marché est de plus en plus étroit. Pour amortir l’investissement, le transporteur alimentaire n’hésite pas à proposer ses services aux secteurs industriels et du BTP”, déplore le président de la FNTR.
La table ronde de cet après-midi à la Préfecture se révèle donc comme un début de solution de sortie de crise pour les entreprises dont le matériel n’a pas été encore saisi par les institutions financières.
“Les autres matériels pourraient bien servir à bloquer La Réunion en cas d’échec”, menacent certains transporteurs.
Ce qui n'est sans doute pas le meilleur moyen pour se faire entendre.

Vendredi 10 Octobre 2008 - 07:03
Jismy Ramoudou
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1.Posté par andremctp le 10/10/2008 10:38
Je ne connais pas assez le dossier pour prendre position sur la situation économique des transporteurs, mais ce que je sais c'est moi en tant qu'usager de la route, je dois aussi maîtriser mon budget. Et que fais je pour y parvenir ? Il y a d'abord l'entretien du véhicule , puis la vérification régulière de la pression des pneus qui peuvent entraîner 5 % de plus de consommation, une conduite souple et enfin la réduction de la vitesse. En respectant tous ces paramètres depuis plus de 2 ans, je me suis rendu compte que mon véhicule consommait 18 % de moins. Et même j'ai décidé d'annuler tous les petits trajets en voiture.
N'y a t'il pas dans mes suggestions certaines mesures que vous devriez appliquer, vous les routiers, et je pense tout particulièrement à la vitesse ?
Ne faut il pas mieux réorganiser vos circuits de distribution pour éviter les transports à vide, gros mangeurs d'énergie et de pollution? N'existe t'il pas non plus des limiteurs de consommation de carburants ? Voilà les premières mesures à prendre avant, une nouvelle fois, de demander redemander et rerereredemander des subventions, messieurs les transporteurs.

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