Faits-divers

Le "gang des gonds" démantelé : 11 personnes sous les verrous


Le "gang des gonds" démantelé : 11 personnes sous les verrous
De février à mai 2013, une impressionnante série de cambriolages défraie la chronique et met en émoi les forces de l’ordre un peu partout à travers l’île.

Semblant agir en toute sérénité, les malfaiteurs ont trouvé un moyen aussi ingénieux que discret pour opérer leurs mises à sac.

D’abord, ils choisissent leurs scènes de pillages dans des zones industrielles à l’écart de centres-villes, peu ou pas surveillées. Ce qui suppose un minutieux repérage préalable. Pour vivre heureux, vivons cachés.

Pour entrer dans ces entreprises, ils ont trouvé un procédé moins bruyant que la voiture-bélier, moins dangereux que la dynamite : la meuleuse. Il fallait y penser. Ils entreprennent de raser les gonds des portes ; métalliques ou pas, rien ne leur résiste. D’où leur surnom de "gang des gonds".

Les limiers s’arrachent les cheveux car aucun indice ne leur permet de s’intéresser à un suspect quelconque. Nos "meuleurs" ne laissent aucune trace, pas la plus petite empreinte, nada !

Mais si ces spécialistes de la patte de velours sont, dans leur quartier du Port, considérés comme des spécialistes, des artistes de la cambriole, ce sont aussi des as de la bourde stupide. Ce qui justifierait au demeurant une légère modification orthographique de "gonds" !

Dans la nuit du 22 au 23 mai, à Saint-André, un des malfrats en compagnie de deux complices (dont une femme) est au volant d’une voiture qu’il pilote sans permis. Ce qui le conduit à refuser d’obtempérer aux injonctions des forces de gendarmerie qui effectuent un contrôle de pure routine. Il refuse de s’arrêter et pour cause : dans le coffre, des gants de travail et un coupe-boulons, curieuses tenues pour aller en boîte de nuit effectivement.

Course-poursuite, les gendarmes conduisent mieux que l’apprenti fuyard, on les arrête et c’est le début de la fin. A force d’interrogatoires, les enquêteurs finissent par mettre un nom sur chacun des membres de la bande, les uns dénonçant plus ou moins les autres dans le fallacieux espoir de se dédouaner.

En tout, ils ont à leur actif plus de 50 cambriolages, réussis ou avortés, pour un butin très éclectique : environ 110.000 euros en numéraire (somme que leurs avocats réfutent en bloc), des ordinateurs faute de mieux, voire des produits de consommation courante, histoire de ne pas être venus pour rien.

Les faits sont clairement établis et les responsabilités de chacun soigneusement répertoriées. Ce qui n’empêche pas l’un des dalons de nier toute participation, alors même qu’un témoin l’a formellement identifié. Il ne connaît même pas le nom de ses co-inculpés, pensez !

Qui sont-ils ? Une bande de copains portois sans travail, sans espoir d’en trouver sans doute, mais guère assidus au Pôle Emploi non plus. L’argent facile est autrement séduisant. Ils se sont peu à peu agglutinés autour de Johan Grondin, le chef de gang, qui leur a inculqué rapidement les ficelles très simples de son "métier". Et en voiture, Simone !

Le plus lamentable est qu’au nombre des malfaiteurs, il y a deux mères de famille. Marie-Claire, compagne du boss, est mère de sept enfants ! Le dernier est né quand elle était en captivité.

L’audience, menée au pas de charge par la présidente Ramage, n’a rien laissé dans l’ombre et permis aux juges de nuancer leurs décisions. Johan Grondin et Ludovic Sinan, les meneurs, ont été taxés de 7 et 5 années de prison ferme. Christopher François, 4 ans ferme. Arrivés menottés, ils sont repartis de même. Marie-Clarine Alef, active muse des conspirés, 4 ans dont 2 ferme. Kelly Vendomèle, 3 ans dont 1 ferme. Jean Lauret et Roukia Mahamoudou, 1 an ferme. Les autres, moins impliqués, ont été condamnés à des peines avec sursis.
Vendredi 5 Septembre 2014 - 10:04
Jules Bénard
Lu 1178 fois




1.Posté par citoyen écoeuré le 05/09/2014 13:14
C'est bien beau de prononcer des condamnations. La question est de savoir dans combien de temps recommenceront-ils avec la bénédiction de Taubira et ses idées "humanistes". Pour une fois, le journaliste qualifie ces voyous par les vrais termes et non par l'hypocrite "bien connu des services de police".Dans cette France de "bien pensance" socialiste, la victime est moins considérée que l'hypothétique ré insertion de ces malfrats.

2.Posté par Simon le 10/09/2014 20:19
Mère de 7 enfants...
L'argent braguette ne lui suffisait pas?

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales