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Le directeur de la Sicalait a laissé des traces en métropole

Le directeur de la Sicalait est contesté par les salariés de la coopérative laitière de La Réunion qui sont en grève. Mais Olivier Dekokère est un nom qui ne laisse pas insensible au-delà de notre département. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a laissé un souvenir indélébile à ses proches collaborateurs côtoyés dans des entreprises métropolitaines. Nous avons pu remonter le passé de directeur d'Olivier Dekokère dans une autre structure agricole en métropole. Le responsable qui témoigne nous a donné son accord pour que sa fonction soit divulguée mais pas son nom pour de simples raisons de discrétion.


Zinfos974 : Quelle image garde votre entreprise du passage de M. Dekokère ? Il était votre directeur.
Un président* de conseil d'administration d'un groupement agricole de métropole (*président au moment des faits) : Il a un problème comportemental au niveau de l'autorité. Il ne sait pas utiliser le potentiel de diplomatie dont il faut faire preuve auprès des salariés. Les termes employés par M. Dekokère...

Vous faites référence à quoi ?
Quand il compare des enfants à des chiens. Eh bien il n'y a que ceux qui ne le connaissent pas qui peuvent croire qu'il ne peut pas être comme cela. Quand on a pu voir hier (mercredi, ndlr) une vidéo sur internet, ça nous a fait bien rire ici car on s'est tous dit entre nous qu'on retrouvait exactement le même individu qu'on avait connu.

Ici, il est pris en grippe pour des aspects strictement relationnels, voire plus grave, pour des supposés propos racistes que des salariés lui prêtent et qu'il nie. Cela vous étonnerait de lui ?
Quand on a su qu'il partait à La Réunion, on a été étonnés.

Pourquoi dites-vous ça ?
Il faisait déjà preuve chez nous de..."ségrégation" je dirais, vis-à-vis de certains personnels. Il prenait en grippe certaines personnes et notamment les femmes. Sur le plan relationnel, on a eu des problèmes avec des salariés, à la limite du harcèlement moral. Il impose, il n'est pas à l'écoute, il ne met pas l'équipe en confiance, Il n'est pas diplomate, il fait du rentre dedans. Mais si ce n'était que le relationnel qui posait problème...

Sur le plan de la gestion, quel est son bilan justement ?
Nous aussi on avait l'impression qu'il savait gérer. Il a mis des choses en place qui se sont avérées des gouffres financiers par la suite et pour lesquels on a dû faire machine arrière.

Vous dites que "vous" avez dû faire machine arrière, il n'était à ce moment là plus en responsabilité ?
Du jour au lendemain, il nous a dit qu'il partait. Au début on était gêné car beaucoup de dossiers qu'il avait lancés, étaient en cours. Et puis deux mois après son départ et l'arrivée d'un nouveau directeur, on a découvert plein de choses. Ce n'est qu'après son départ qu'on s'est rendu compte qu'il nous avait bernés.

Il a donc quitté votre structure de façon conventionnelle alors ?
Oui, c'était une simple démission.

Comment en êtes-vous arrivés à le recruter ? Vous n'aviez aucun élément sur sa gestion passée dans de précédentes entreprises qui aurait pu vous alerter ?
C'est un cabinet de recrutement qui avait procédé à la sélection. On en avait eu plutôt de bons échos par le cabinet mais qui se sont révélés par la suite pas très très justes...

Sur le plan de la gestion pure, qu'en est-il ?
Nous, on a été déçus après coup ! Ce n'est pas un gestionnaire. Comme il centralisait, en tant que directeur, l'ensemble des données, Il a réussi à berner le conseil d'administration. Nous, on s'en est rendu compte trop tard. Tout est apparu après son départ. Sans doute qu'il avait senti le vent tourner. Ou alors que l'offre à la Réunion était trop alléchante ?  

On devait par exemple mettre en place une filiale en négoce. Le dossier était mal monté. Dans d'autres secteurs de notre groupement, il avait augmenté les marges pour dire (au Conseil d'administration) : "voyez, je maintiens le chiffre d'affaire". Sauf que je ne sais pas chez vous, la coopérative Sicalait est peut être en situation de monopole, mais chez nous, il y a quand même pas mal de concurrents. Et à un moment donné, vous voyez vos clients venir vous dire : "j'ai trouvé moins cher ailleurs, je vais ailleurs..." On s'est retrouvé derrière avec une perte de marchés ! Dans un autre cas, il s'agissait cette fois de la partie ensachage des céréales. Il avait maintenu des prix en-dessous du prix de revient. Dans un autre domaine, puisqu'on développait également une partie sur les marchés financiers, on s'est rendu compte qu'il spéculait à la hausse pendant que les marchés étaient en tendance baissière. Après effectivement, on peut toujours concéder qu'il y a une part de hasard sur les marchés...

Enfin, autre exemple, alors qu'on tentait de développer un débouché pas très compliqué grâce à un avantage par rapport à notre situation géographique près d'un port, il n'avait pas effectué de calcul de rentabilité. C'était le b.a.-ba. On a fini par perdre de l'argent à développer ce marché là.

Tous ces éléments cumulés ont-ils eu une incidence sur la viabilité de votre structure ?
Il n'y a pas eu de redressement. Mais l'exercice qu'il nous a laissé quand il est parti s'est révélé déficitaire. Mais on ne l'a su qu'après son départ puisqu'il était parti mi-août, et que l'arrêt des comptes devait être connu vers septembre/octobre.

Le conseil d'administration de la coopérative réunionnaise Sicalait continue d'approuver son directeur en mettant en avant le dynamisme qu'il a su insuffler. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Si les membres du conseil d'administration ne s'en tiennent qu'à ce que leur montre leur directeur, ils finiront par se rendre compte, après son départ, des dégâts qu'il a produit. Ça s'est produit comme ça chez nous en tout cas. Il faut que le conseil fasse lui-même la démarche de creuser autour, qu'il regarde si les coûts de revient sont optimaux, si les nouveaux marchés développés sont cohérents, etc...

J'en reviens au fait que les salariés ne demandent son départ que pour des raisons relationnelles.
Je peux dire aux salariés que s'ils en restent que sur l'aspect relationnel, ils n'obtiendront jamais raison auprès du CA. Car quoi qu'on en dise, si l'aspect relationnel peut jouer, le conseil ne pourra le lâcher sans des faits.
Jeudi 11 Décembre 2014 - 21:29
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par ToXiNo le 11/12/2014 21:21
Impossible de faire mieux ,

2.Posté par Zorro le 12/12/2014 03:07 (depuis mobile)
Enfin un article avec un peu de travail journalistique d''enquête : il a un passif, 1 DG a moins de 24 mois par poste c''est louche ! Ici c''est bis repetita! Comme en métropole ils le surnomment le "tueur de président", on verra si l''histoire se répète

3.Posté par clown le 12/12/2014 03:32
Il faut continuer a faire venir de la France.

Nous avons pas de quoi gérer ici.

Nous a la sicalait nos poste à responsabilité sont coupeur de gazon
Apres lui maintenant prenons quelqu'un encore d'ailleurs avec un salaire à 4 chiffres
GOUTE A NOUSSSSSSS

4.Posté par iliade974 le 12/12/2014 06:47
Cela rappelle étrangement la même histoire avec un directeur d'une grande surface dyonisienne...... venu se faire oublier à la Réunion aprés quelques déboires du même genre à Bordeaux....

5.Posté par L'OBSERVATEUR le 12/12/2014 07:08
goyave de France comme partout et toujours, la Réunion terre d'accueil!
Quand le changement, personnellement mi crois plus

6.Posté par Lf le 12/12/2014 07:09
Et lé pire c'est que le CA va continuer à soutenir ce personnage car cela serait surtout admettre qu'ils ont commis une grosse boulette. Comme généralement on aime pas trop faire ça et qu'on a un amour propre au delà de la raison, il a encore de beaux jours devant lui...

7.Posté par llf le 12/12/2014 08:00
ça sent la diffamation?

8.Posté par lan le 12/12/2014 08:41
Destitué cette nuit. C'est ce qui s'appelle frapper fort !

9.Posté par zinfopouf le 12/12/2014 09:04
remercions zinfo pour cette enquete très poussée voir un peu trop,tous les trous du cul qui insulte les différentes origines qui ne sont pas réunionnaise faudrait faire une enquete aussi ça occuperait le mone.....

10.Posté par jean jiono le 12/12/2014 10:04
Bon vent à vous cher Monsieur.
Votre place n'est pas au près des réunionnais !

11.Posté par Cerise le 12/12/2014 10:29 (depuis mobile)
Voila un Reunion qui réagit!!!
FIIIERE D'etre REUNIONNAISE !!!!
Et voir mes compatriotes réagir en cette veille de 20 decembre, c'est SYMBOLIQUE!!!

12.Posté par Sitarane le 12/12/2014 11:05
REUNION TERRE D'ASILE: Notaire de Saint-Benoît, même combat!!!!!

13.Posté par VERAT VINCENT le 12/12/2014 12:34
Est ce normal que l'on juge le travail d'un salarié, quel qu'il soit sur ce qu'il as pu faire ou ne pas faire avant d'arrivé a Sicalait. Quel est l'intérêt de chercher a salir ou démolir une personne en fouillant son passé. Lorsque que l'on dirige une entreprise on as le devoir de se baser sur des fait lié au fonctionnement de cette entreprise et pas sur ce qui aurait put se passer avant ailleurs. Si Olivier Dekokére est mis en cause alors qu'on le juge sur la gestion et le relationnel au sein de Sicalait pas sur un éventuel passé.
Pourquoi un tel acharnement ou a qui profite ce chamboulement?
A vous administrateurs de démêler cela afin de ne pas vous faire manipuler.

Vincent VERAT, Vice -president de la coopérative de BEURLAY et president en place lorsque Olivier Dekokere y était directeur

14.Posté par Choupette le 12/12/2014 13:36
Pour ce monsieur, l' EPSMR sera sa terre d'asile.

15.Posté par piuf le 13/12/2014 11:04
goyave de métropole et connards de la réunion,chacun son fardeau,sachant que la france n'a absolument pas besoin du 974,a part pour plomber le déficit.....

16.Posté par JB Payet le 13/12/2014 13:33
Merci, Monsieur Verat, pour votre témoignage :-)

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