Politique

Le développement de la piraterie maritime inquiète la COI

Un séminaire portant sur la piraterie et la sûreté en mer dans le Sud-Ouest de l'Océan Indien s'est tenu les 9 et 10 juillet dernier à Saint-Denis à l'initiative de la Présidence française de la COI (Commission de l'Océan Indien). Elles réunissaient les Etats membres, inquiets du développement de la piraterie maritime.


Le constat est clair, les actes de piraterie dans les zones de l'Océan indien et du Golfe d'Aden se sont multipliés ces derniers mois, ce qui met en péril la sécurité des personnes et des approches maritimes des Etats membres de la COI, à savoir La Réunion, Madagascar, lïle Maurice, et les Comores.

A l'occasion d'un séminaire, les Etats membres de la COI, ainsi que l'Afrique du Sud et la Tanzanie qui étaient présents en tant qu'observateurs, se sont réunis afin d'établir une stratégie de lutte contre le phénomène, qui enraye leurs économies, fortement dépendantes du commerce maritime, de la pêche et du tourisme.

L'ambassadeur Callixte d'Offay, secrétaire général de la COI  n'a pas hésité à dire qu'"aujourd'hui notre patrimoine régional est directement, durement et durablement menacé. La piraterie représente une grave menace pour les industries de la pêche, du tourisme et de la sécurité maritime des Etats de la région. Elle porte aussi atteinte aux pôles régionaux de croissance économique".

Les membres de la COI appellent ainsi l'ensemble des puissances maritimes internationales et régionales, à apporter dans la mesure du possible leur concours dans les zones menacées. Ils renouvellent leur appel à la Communauté Internationale à "collaborer avec le Gouvernement somalien de transition pour un Etat à nouveau de droit afin de lutter efficacement contre la piraterie".

La COI a décidé de transmettre au commandement de l'opération d'Atalanta les informations collectés dans le cadre du Plan régional de surveillance des pêches dans le Sud-Ouest dans l'océan Indien mis en oeuvre selon la convention-cadre de partenariat signé le 24 janvier 2007 entre la Communauté européenne et le secrétariat général de la COI. Ces données permettront l'identification d'activités suspectes de piraterie.

les Etats membres de la COI ont par ailleurs salué le déploiement des marines et coalitions qui opèrent dans les zones de l'Océan Indien et du Golfe d'Eden et remarquent notamment l'efficacité de l'opération Atalanta de l'Union Européenne qui sécurise déjà avec succès une majeure partie du trafic des navires vulnérables.

La présidence de la COI fera part de ses recommandations aux Nations Unies, à l'Organisation Maritime Internationales (OMI), au Groupe de contact pour la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, ainsi qu'à L'Union Africaine, à l'Union Européenne, au COMESA, à la SADC et à l'IOR-ARC.

Vendredi 10 Juillet 2009 - 22:03
Karine Maillot
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1.Posté par condor le 11/07/2009 15:05
pas de FILLON meme 10.minutes pour reconnaitre le role de la COI alors qu'il était à la Réunion
c'est quoi cette COI?

2.Posté par Tonton le 11/07/2009 19:21
Ca doit être encore un autre Comité d'Octroi d'indemnités


3.Posté par darkalliance le 12/07/2009 08:43
Vous connaissez la piraterie terrestre ?le truc qui consiste à spolier les contribuables sans vergogne : il y a quelques phénomènes à la REUNON ...

4.Posté par GRENADE974 le 12/07/2009 09:55
Quand les mondes financier et économique des pays riches ignorent la misère dans les pays du tiers monde et pillent leurs richesses, la piraterie n'est-elle pas qu'un juste revers de la médaille ?

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