Social

Le conflit social s'aggrave au GDS

Le conflit social qui agitait le GDS (Groupement de Défense Sanitaire) au mois d’avril n’est finalement pas résolu. En interne, les difficultés se poursuivent entre le directeur et ses salariés. Une plainte a été déposée contre le directeur le 22 avril.


Le conflit social s'aggrave au GDS
Le 17 avril dernier, les grévistes du GDSBR (Groupement de Défense Sanitaire du Bétail de la Réunion) reprenait le travail après avoir accepté, à la place d’une révocation immédiate du directeur, une rupture conventionnelle qui met fin au contrat liant jusqu’ici les salariés à leur directeur, Rubert Moutouchetty.

Seulement les jours se suivent et se ressemblent pour une partie du personnel du GDS. Près de la moitié des salariés, c’est-à-dire 24 personnes, dénoncent encore une situation intenable. Depuis la mi-avril, "le directeur reste actif concernant la vie des salariés" s’inquiète le délégué du personnel, Laurent Delahogue.

Finalement, après avoir multiplié les réunions avec le président de l’association GDS, une plainte a été déposée auprès du procureur de la République de Saint-Pierre et du ministère de la justice, le 22 avril dernier. Les griefs sont lourds, en voici les principaux dans une liste non exhaustive : "mauvaise gestion de l’association", "détournement de fonds publics", "chantage à l’emploi", "aucune prise en considération des revendication des salariés pendant la grève"…

"Incitation à de faux témoignages"


Enfin, cette plainte l'accuse également d'harcèlement moral, avec "entrave au délégué du personnel et incitation à de faux témoignages par les salariés afin de percevoir plus de fonds publics". A titre d’exemple, des employés de la société d’équarrissage ont été poussés à remplir des bonds d’enlèvement de cadavres d’animaux où l’on y inscrit l’heure, le lieu ou encore l’adresse, alors qu’aucun cadavre n’avait été signalé. L’État paie 40 à 45 euros pour un bond rempli.

Rubert Mouttouchetty a pris un avocat et, lors d'une réunion le 28 avril, il a demandé un peu plus de 200.000 euros d'indemnités de départ et sa voiture de fonction.

Si cette affaire est sortie de l’ombre, les salariés ont l’impression que la situation ne s’améliore pas. "On est découragé. Le président de l’association ne réagit pas. Et cela fait plus de 8 mois qu’une plainte a été déposée à l’inspection du travail, les autorités compétentes ne nous aident pas", déplore le délégué du personnel.
Mardi 19 Mai 2009 - 09:07
Melanie Roddier
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