Politique

Le budget de l'outremer augmente? Qu'à cela ne tienne, H. Bello a des idées !

Lors de son intervention à l'assemblée nationale sur le projet de loi de finances pour 2013 et plus spécifiquement le budget des outre-mer, hier, la députée-maire de Saint-Paul, Huguette Bello, a retracé les différents points qui, à son sens, doivent être considérés comme des priorités pour le "premier budget du changement". Voici son intervention.


Le budget de l'outremer augmente? Qu'à cela ne tienne, H. Bello a des idées !
"Le budget de l’Outre-mer augmente. C’est une rupture par rapport aux années précédentes. C’est aussi une exception dans le contexte de déficit budgétaire actuel. Il est vrai que de réduction en désengagement et de déduction en rabotage, nous n’avons pas cessé d’être mis à contribution dans l’effort national pour maîtriser la dépense publique. Au bout de ce régime, dont les effets ont été aggravés par une crise mondiale, nos priorités sont toujours là. Elles sont même plus prioritaires que jamais.
 
Le logement est une illustration majeure de cette évolution. Les besoins sont connus, chiffrés, répertoriés. Les familles ne savent que trop ce que veut dire patienter dans la file d’attente. Pour pallier des dotations budgétaires de plus en plus insuffisantes, et donc la chute continue de la construction de logements sociaux, le gouvernement a décidé, en 2009, de bouleverser les modalités du financement du logement social Outre-mer en créant un outil fiscal spécifique. Transformer le logement social en une niche fiscale a été une décision très controversée. Nous l’avons combattue en même temps que nous avons réussi à sanctuariser la ligne budgétaire unique.
 
La loi étant votée, elle est appliquée. Il est vrai que les opérateurs, notamment à la Réunion, ont fait preuve d’une grande réactivité et d’une technicité exceptionnelle. Le nombre de logements sociaux livrés est reparti à la hausse : près de 3000 cette année, probablement 4000 l’an prochain, dont 500 à Saint-Paul.
 
Mais, maintenant que ce modèle de financement est vivement attaqué, cette progression va-t-elle, à son tour, être enrayée ? Il y aurait quelque ironie à ce que nous nous fassions désormais ses avocats, mais il faut bien songer qu’il ne s’agit pas de changements anodins, et que nous avons déjà subi les conséquences du passage à la défiscalisation.
 
Notre situation ne nous permet pas de subir de nouvelles années de turbulences, pas plus que de tolérer des livraisons en chute libre. Près de 30 000 familles attendent un logement et, même s’il augmente en 2013, le niveau actuel de la LBU est loin de pouvoir répondre aux attentes.
 
Le secteur du logement social a d’autant plus besoin de stabilité et de visibilité qu’il est également l’un des moteurs essentiels du BTP et de la création d’emplois. En quatre ans, ce secteur a perdu plus de 8000 emplois. Ces suppressions de postes ont largement contribué à l’explosion du chômage qui vient de connaître un pic jamais atteint. Chômage structurel et chômage de crise se conjuguent pour créer une situation hors normes. Il y a des rues entières où l’exception est de ne pas être au chômage. La jeunesse est la cible privilégiée et les diplômes sont de moins en moins une protection. Nous savons d’avance que les contrats d’avenir vont connaître un grand succès. Mais nous ne feignons pas d’ignorer qu’ils feront aussi des déçus. Notre jeunesse veut travailler. Elle attend avec une impatience inquiète la concrétisation des mesures pour l’emploi, qu’il s’agisse du « SMA 6000 », des contrats de génération, ou des nouvelles modalités de l’apprentissage.
 
De manière paradoxale, la crise peut être un accélérateur pour structurer de manière durable l’économie solidaire, dont les secteurs d’activité sont plus nombreux que les services à la personne ou que l’environnement. Ce changement de perspective passe sans doute par une approche et une gestion différentes des contrats aidés. Notre proposition est de créer un « Pôle emploi-solidaire » dont le rôle sera de mettre en relation l’offre et la demande d’emplois solidaires. Avec une telle structure, on peut légitimement viser, à la fois, une meilleure insertion des bénéficiaires et la consolidation des filières, mais aussi espérer une plus grande transparence.
 
Comme il n’est pas non plus sans incidence sur l’emploi, et parce qu’il constitue l’un des engagements du Président de la République, le fonds exceptionnel d’investissement (le FEI) est l’objet de toute notre attention. Nous avons noté votre volonté, Monsieur le Ministre, d’enclencher le processus dès ce budget en le dotant de 50 millions d’euros. Nous souhaitons aller dans le même sens et vous remercions de préciser les actions éligibles à ce fonds.
 
La lutte contre la vie chère a déjà fait l’objet d’un texte spécifique que nous allons adopter de manière définitive d’ici quelques jours. Les effets seront de plus en plus visibles au fil du temps mais, dès à présent, il illustre la volonté du gouvernement de préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens. À cet égard, permettez-moi de souligner que la transition entre le RSTA, dont la disparition est programmée au 31 décembre prochain, et le RSA ne paraît pas aller de soi.
 
Je sais que ce sujet ne relève pas de cette mission. Mais je ne peux m’empêcher, une fois encore, d’évoquer le Pôle sanitaire de l’Ouest. Vous connaissez les efforts que nous avons déjà consentis, les retards que nous subissons et le projet que nous défendons. Nous comptons sur votre soutien.
 
Ce budget est assurément le "premier budget du changement". Et nous voulons l’entendre au sens large. Avec une remise en question de nos habitudes. Si ultrapériphériques que nous soyons, nous sommes concernés par les mutations du monde. L’émergence de marchés régionaux, la nécessité de raccourcir les circuits de distribution, l’urgence de diversifier nos sources d’approvisionnement obligent à ne plus oublier la géographie. L’axe Nord-Sud doit se doubler d’un axe Sud-Sud. L’avenir de nos PME, qui sont le socle de notre économie, dépasse les rivages de la Réunion. Notre marché de l’emploi aussi.
 
Faire vivre la politique du grand voisinage est sans doute le moyen le plus efficace d’estomper ce handicap de l’éloignement que nous nous acharnons en vain à combler. Concilier nos appartenances, voilà le grand défi qui nous attend."
Jeudi 8 Novembre 2012 - 07:31
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1.Posté par Nana Moussepourie le 08/11/2012 07:18
Et bien madame Bello vous ne pourrez donc pas faire abstraction de la rénovation de Saint Gilles les bains, votre pompe à fric pour embellir votre ville de Saint paul....grenier à électeur .

Une cité balnéaire dont vous vous fichez pas mal ...ce qui est une honte pour une femme politique de votre envergure...vous perdrez des voies à cause de cela...

Le port de Saint Gilles est a nettoyer de sa boue pollué qui sort par le port et va la plage, attirant les requins et mettant en danger les baigneurs

la digue de Saint Gilles s'écroule et devient dangereuse....il suffit de s'y promener pour constater qu'une personne agée peut facilement s'y casser la jambe en tombant dans les trous et les fissures...

Et la vérue de l'oasis des roches est toujours en décrépitude et attend également de bléssé un de ces adolescent qui on élus domicile sur ces ruines..

Bref, votre politique populiste n'est pas une bonne solution sur le long terme...

Faites en sortes que toute la population qui paie des impôts puisse constater que vous vous intéressez vraiment à vos concitoyens...

Mais vous avez apparemment décidé qu'il y avait des contribuable vache à lait de seconde zone et les
autres, ceux qui iront dans vos construction sociales pour emplir vos urnes..

2.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 08/11/2012 09:22
Mais vous avez apparemment décidé qu'il y avait des contribuable vache à lait
de seconde zone et les autres, ceux qui iront dans vos construction sociales pour emplir vos urnes..


C'est d'autant plus vrai que Mme BELLO a fait en sorte, cette fois ci, de ne pas évoquer les seuls droits des Femmes, mais de la a réussir a parler du massacre judiciaire en masse des 90% d'Enfants et Pères dans les JAFs des "Pouponnières de l'OUTREAU Mère", il y a un gouffre....
...UFR oblige certainement...
mais pas les Pères de Saint Paul ni de l'Ouest de l'Ile... 50% des Électeurs...

3.Posté par You get below le 08/11/2012 12:05
Bon. deux choses :

1/ Mme Bello, curieusement, n'évoque pas sa préférence régionale quand il s'agit de parler emploi... en métropole. En revanche, exciter le chômeur créole en lui causant "vilains zoreys voleurs d'emplois" et préférence régionale, ça, elle i koné faire. Elle est donc parfaitement au courant de l'incongruité institutionnelle de cette transposition régionale de concepts frontistes. Mme Bello serait donc une démagogue ?

2/ Mme Bello est bien gentille de penser emplois aidés et assistanat divers (indispensable certes ...), c'est une communiste, c'est clair. En attendant que ceux qu'elles affligent de tous les maux-les zoreys- veuillent bien accéder à ses requêtes pour toujours plus de transferts de fonds en direction de la Réunion et de St Paul en particulier, SON péi, Mme Bello serait fort bien inspirée si elle s'occupait un tant soit peu de l'économie balnéaire et nautique de sa commune histoire de créer de vrais emplois... Ou plutôt de cesser le carnage social du secteur nautique et balnéaire dû à la crise requins, crise qu'elle traite, comme tout ce qui est censé concerner ces fameux colons de zoreys, par dessus la jambe. Mais non elle préfère faire comme un certain Paulo V. : tenir les créoles par les c..... à coups d'emplois précaires et bidons : marketing politique à la sauce rouge.

Fallait rester au PCR Huguette !

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