Une étude américaine publiée le 17 mai dernier sur le site Internet de la revue médicale britannique "The Lancet" remet en cause l'effet protecteur du bon cholestérol.
Son niveau élevé dans le sang "n'entraine pas forcément la réduction du risque cardiovasculaire" et donc n'éloigne pas du risque d'infarctus du myocarde.
Son niveau élevé dans le sang "n'entraine pas forcément la réduction du risque cardiovasculaire" et donc n'éloigne pas du risque d'infarctus du myocarde.
Dans le langage courant, on parle de mauvais et de bon cholestérol. Le mauvais cholestérol est une mauvaise graisse qui se dépose sur les artères et risque de les obstruer. A l'inverse, le bon cholestérol était jusqu'ici considéré comme protecteur dans la mesure où il est directement transporté dans le foie où il est éliminé.
Alors qu'un faible taux de mauvais cholestérol réduit à coup sûr le risque d'infarctus, les résultats de cette étude dirigée par le Dr Sekar Kathiresan de l'université de Harvard montrent que: "l'augmentation de bon cholestérol n'entraine pas forcément la réduction du risque cardiovasculaire".
Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont comparé des personnes porteuses d'un gène spécifique avec celles qui ne l'avaient pas. "Selon la théorie traditionnelle, la présence de ce gène augmente de 10% la production de bon cholestérol et réduit de 13% le risque d'infarctus. En se penchant sur le patrimoine génétique de plus de 100.000 personnes, les chercheurs américains ont découvert que les sujets génétiquement programmés pour avoir un taux plus élevé de bon cholestérol avaient le même risque de faire un infarctus que les autres", révèle l'étude.
Un facteur encore inconnu peut réduire le risque d'infarctus
Un facteur encore inconnu peut réduire le risque d'infarctus
Pour vérifier cette constatation, les chercheurs ont étudié une série de gènes responsables du taux de bon cholestérol sur deux groupes différents. Le premier groupe était composé de 41.000 personnes et le second de 12.500 personnes ayant des antécédents cardiovasculaires.
Il a été observé que le risque de faire une crise cardiaque n'était pas moins élevé chez ceux qui portent les gènes responsables du bon cholestérol que chez ceux qui en sont dépourvus.
Il a été observé que le risque de faire une crise cardiaque n'était pas moins élevé chez ceux qui portent les gènes responsables du bon cholestérol que chez ceux qui en sont dépourvus.
Les scientifiques garde une réserve quand à la portée de leur découverte. Ils n'excluent pas pour autant l'existence d'un facteur encore inconnu réduisant le risque d'infarctus tout en augmentant le niveau de bon cholestérol. Une enquête complémentaire doit être menée afin de mieux évaluer la responsabilité du bon choléstérol dans les maladies du coeur.
















