Economie

Le SMIC horaire passe à 9 euros bruts au 1er janvier

Le Salaire minimum interprofessionnel de croissance va progresser de 1,6 % à partir du 1er janvier pour atteindre 9 euros bruts de l’heure, soit 1.365 euros brut par mois et 1.073 euros net. C’est l’annonce qui a été faite en fin d’après-midi d’hier par le ministre du Travail, Xavier Bertrand. Une revalorisation du SMIC qui ne correspond qu’à la hausse légale. Le ministre s’est expliqué sur la cinquième année consécutive sans coup de pouce de l’Etat.


Le SMIC horaire passe à 9 euros bruts au 1er janvier
Les 2,3 millions de salariés smicards toucheront 17 euros de plus par mois, soit pour 35 heures hebdomadaires un SMIC net à environ 1.073 euros. C’est l’annonce faite hier par Xavier Bertrand, ministre du Travail lors de la Commission nationale de la négociation collective.

Cette hausse intervient conformément au strict minimum légal et sans "coup de pouce" supplémentaire du gouvernement. Depuis le 1er janvier 2010, le salaire minimum se chiffrait à 8,86 euros de l'heure, soit 1.343,77 euros brut mensuels (ou 1.056 euros net) pour 35 heures hebdomadaires.

Un rapport d’experts qui fait autorité

Sur le non coup de pouce du Smic, le ministre s’en est remis au rapport d’experts* désignés sur le sujet. Un rapport qui est souvent suivi par le gouvernement. Depuis 2007 et l’accession à la présidence de Nicolas Sarkozy, jamais le salaire minimum n’a été revalorisé au-delà de l’obligation légale. Plus largement, cela fait 5 ans qu’aucune revalorisation n’a eu lieu.

Le SMIC horaire passe à 9 euros bruts au 1er janvier
"Nous devons faire en sorte que la hausse du SMIC corresponde à l’évolution réelle de l’économie. La politique récurrente des "coups de pouce" peut avoir pour effet d’évincer de l’emploi les travailleurs les plus fragiles" a indiqué Xavier Bertrand. "Le rapport de la commission d’experts montre (…) qu’une forte hausse du SMIC limite les perspectives d’évolution salariale pour les travailleurs faiblement rémunérés. La commission d’experts préconise par conséquent de ne pas augmenter le SMIC au-delà du minimum légal. Pourquoi ? Parce que si l’on choisit d’aller au-delà, on risque de compromettre la compétitivité de notre économie et donc la reprise de l’emploi, et cela, personne ne le souhaite".

Environ un salarié sur dix est concerné

Xavier Bertrand s’est par ailleurs défendu, dans son discours, d’un tel choix au motif que la progression du salaire minimum ne concernerait que "10 % des salariés" aujourd’hui, alors qu’ils étaient plus de 16% il y a 5 ans.

Le ministre s’est dit, à l’inverse, plutôt favorable à des "négociations salariales dans l'ensemble des branches", tout en précisant que le "nombre de branches avec des salaires au-dessus du SMIC était passé à neuf, contre sept il y a cinq ans", signe d’un choix payant du gouvernement selon le ministre.

Une vision évidemment pas partagée par le monde syndical pour qui une revalorisation du SMIC aurait permis de suivre la tendance à l’augmentation "des frais de logement ou d'énergie" selon Michèle Chay de la CGT.

Cette revalorisation légale du Smic sera présentée par Xavier Bertrand ce matin en Conseil des Ministres pour validation.

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*La Commission d’experts consultative est présidée par Paul Champsaur. Les cinq experts, dont l'avis est habituellement suivi par le gouvernement, avaient déconseillé la semaine dernière tout coup de pouce, estimant notamment que la hausse du SMIC peut "améliorer la rémunération des personnes en emploi" mais éloignerait du marché du travail "les plus fragiles".
Mercredi 15 Décembre 2010 - 07:32
Ludovic Grondin
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1.Posté par Vipère le 15/12/2010 08:48
Le problème,enfin l'un des problèmes est qu'ici à la Réunion la majorité des salariés du secteur tertiaire est rémunérée en salaire"gris"(black partiel seul le montant du SMIC est déclaré)souvent avec l'accord non éclairé du salarié et que les autorités laisse faire,d'où une fuite des cotisations sociales ,une perte du salaire différé et une amputation des compensations de la hausse du SMIC,une dissimulation fiscale

Tout ceci fausse le marché ,rendant accessible des allocations sociales à des gens qui ne devrait pas y avoir droit ; ceci cause des inégalités sociales énormes,ajouter à ça la sur-énumération des fonctionnaires ,la défiscalisation et la dissimulation de recettes des artisans et commerçants et voila une belle usine à gaz.


Il faudra bien un jour se pencher sur ce sujet inique, qui d'autre que la presse locale pourrait le faire?

2.Posté par SMICARD CREVE le 15/12/2010 13:08
Un coup de pouce, oui certainement, il fallait le faire. Ce sont des travailleurs, qui à la sueur de leur front vont gagner 1060€ Net pour 35HOO de travail, par semaine, en moins, les frais de déplacement et en plus souvent se lever à des heures impossibles pour gagner quelques sous.
SARKO et sa bande ne pensent qu'aux riches, le Peuple des travailleurs saura le moment voulu, montrer sa détermination à éliminer, pour ne pas dire Karchériser cette bande UMPEISTE.

3.Posté par ptit crick le 15/12/2010 16:52
il ny a pas que sarko aussi certain patron qui n appliqiue pas la convention collective
prime panier
prime deplacement
la convention BTP sur les coefficient c est bien beau de lancer un offre d emploi quand l ouvrier demande le prix de ses années experience a non je vous embauche au smic
on arrive a investir dans une machine a millon euro on arrive pas a payer un ouvrier au de la convention

SI CERTAIN PATRON N APPLIQUE PAS LA CONVENTION COLLECTIVE CEST UMP ET SARKO



4.Posté par Pas de coup de pouce pour le SMIC le 15/12/2010 21:08
http://hapshack.com/private/?v=smic.jpg

Pendant ce temps, le salaire moyen des patrons du CAC 40 est de 190 fois le SMIC !

http://attaclille.over-blog.com/article-smic-et-cac-40-comme-un-probleme-d-equilibre-61460639-comments.html

5.Posté par patronat le 15/12/2010 21:51
C'est scandaleux d'augmenter le SMIC, cela va ruiner le patronat.

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