Social

Le SAFPTR estime à 20 millions d'euros les heures supplémentaires impayées au SDIS

Le Syndicat autonome de la fonction publique territoriale de La Réunion a dénoncé hier lors d’une conférence de presse, la mauvaise gestion des heures de travail supplémentaires au Service départemental d’incendie et de secours. Le budget du SDIS risque de partir en fumée.


Le tribunal administratif a condamné le SDIS à payer un million d’euros à trente pompiers, pour des heures de travail supplémentaires effectuées au cours de six dernières années, et impayées.
“Nous travaillons sur 250 autres dossiers, le montant des heures supplémentaires dues s’élèveraient à cinq millions d’euros. Pour les 750 employés du SDIS qui sont en droit de réclamer le paiement de leurs heures travaillées, la facture pour le SDIS est estimée à 20 millions d’euros”, avance Jean-Pierre Lallemand, président de la SAFPTR.
“C’est une affaire colossale. Nous déplorons la légèreté avec laquelle le SDIS a géré ce dossier. Nous regrettons aussi que le SDIS n’ait pas écouté notre syndicat. Pourtant, nous avons interpellé ses représentants, mais nous n’avons eu aucune réponse, malheureusement”.
Lors de sa conférence de presse hier, le SAFPTR est également revenu sur la condamnation par le TA, de la mairie de Saint-André pour entrave à la liberté syndicale (voir vidéo).
Autre décision du tribunal administratif qui aura sans doute des conséquences importantes pour l’avenir : l’obligation pour le lycée de Stella à Saint-Leu de transformer un contrat aidé de neuf ans en CDI. Un autre cas, cette fois-ci au Tampon, à Bois Joli Potier, sera bientôt jugé.
“Ce jugement du tribunal administratif fait désormais jurisprudence. D’ores et déjà, nous demandons aux maires d’appliquer la loi, car la jurisprudence fait force de loi”, a conclu Jean-Pierre Lallemand, président de la SAFPTR.
Mercredi 21 Janvier 2009 - 08:17
Jismy Ramoudou
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1.Posté par nicolas de launay de la perriere le 21/01/2009 10:59
voilà une attitude exemplaire d'un syndicat, que d'autres syndicats devraient suivre..
des exemples de cdd reconduits ad vitam, ce n'est pas chose rare dans les collectivités locales...
ceux qui les subissent (au lieu d'avoir un cdi) sont obligés de se taire sinon...

2.Posté par Goldsinger le 21/01/2009 11:01
Enfin un syndicat qui bouge et qui n'a peur de personne ! Où sont donc la CGTR, FO, la CFDT & co ???

3.Posté par CENTURION le 21/01/2009 19:13
Bravo à la SAFPTR et Nicolas DELAUNAY a raison de parler des collectivités ou lesCDD ad vitam sont "monnaie-courante".
Unre simple saisine du Tribunal administratif et le résultat suit pour effacer les abus qui durent depuis des années avec le principe de la carotte pour faire avancer souvent des personnes désabusées mais qui ont besoin d'un salaire pour vivre.
Les élus et autres gestionnaires des collectivités ,d'institutions publiques voire privées n'ont qu'à bien se tenir car le T.A ou les prud'hommes apportent la règle et le droit très facilement dès qu'ils sont saisis.
Comme dit Goldsinger, il serait temps que les autres syndicats se bougent un peu pour montrer qu'ils existent. et ne pas donner carte blanche tiennent le pouvoir et en abusent tous les jours.

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