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Le Premier ministre malaisien, ses milliards de dollars et l'ile Maurice


La presse internationale implique Maurice dans un des plus grands scandales financiers et de détournement de fonds en Malaysie, nommé 1 Malaysia Development Berhad (1MDB).

Nom de code : 1MDB. Ça aurait pu être le titre d'un film digne de Hollywood "One Billlion Dollar Baby". Le scandale qui a fait grand bruit aux États-Unis et en Malaisie depuis 2016 continue à faire des vagues jusqu'à menacer et faire trembler le gouvernement mauricien.

Selon un groupe de presse internationale (The Independant et le Malaysia Chronicle) Maurice y serait impliqué. Plus précisément une banque commerciale ayant pignon sur rue à Port Louis. Il s'agit de la filiale mauricienne de la Standard Chartered Bank (SCB) de Maurice qui serait dans le collimateur du Federal Bureau of Investigation (FBI) et du Département de la Justice (DOJ) américain. La banque britannique figurant parmi les 30 plus grosses capitalisations boursières britanniques, aurait été utilisée pour le transfert de plusieurs milliards de dollars avec la complicité du groupe Goldman Sachs. Dans la foulée, le groupe de presse cite Maurice comme étant un paradis fiscal de l’Océan indien. On apprécie l'information à sa juste mesure. 

Si le nom du Premier ministre malaisien, Najib Razak, revient en boucle dans la tentaculaire affaire de corruption "1MDB" qui se déploie en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient, en Europe et aux Etats-Unis, les révélations et les procédures à l’étranger se sont également enchaînées. 

Les allégations de corruption courent depuis plusieurs années autour de l’homme fort de la Malaisie, héritier politique et ministre à répétition : Najib Razak. La planète avait découvert son visage lors du drame de la disparition du vol MH 370 de la Malaysian airlines. Le 3 juillet 2016 le Wall Street Journal et le Sarawak Report, un site d’investigation basé à Londres, révèlent que le Premier ministre aurait reçu sur ses comptes personnels l’équivalent de 681 millions de dollars (environ 600 millions d’euros) en mars 2013, alors qu’il était en difficulté pour sa réélection. 

Najib Razak, Premier ministre malaisien, avait ouvert ce fonds souverain pour gérer l’épargne de l’État. Ce fonds a été mis sur pied par le gouvernement malaisien en 2009 afin de promouvoir le développement économique en Malaisie à travers des partenariats globaux et des fonds d’investissements étrangers. 

Sauf que $3,5 milliards sont soupçonnés d’avoir été détournés au profit de Najib Razak lui-même, d’hommes d’affaires ou encore d’Émiratis venant de plusieurs pays dont les États-Unis, Singapour, la Suisse en plus de la Malaisie entre 2009 à 2015. Il s’agit de détournements systématiques, commis grâce à des techniques financières sophistiquées. À cet effet, 16 plaintes ont été déposées à la Cour de district de Los Angeles. 

Selon le Département de la justice américain, plus d’un milliard de dollars auraient déjà été dépensés pour l’achat de produits de luxe, dont un jet privé d'un coût de 35 millions de dollars, et pour le financement du film "Wolf of Wall Street" (Le loup de Wall Street) produit par Red Granite Pictures. Le cofondateur de cette société cinématographique n’est autre que Riza Aziz, le gendre du Premier ministre malaisien. Leonardo DiCaprio serait lui aussi empêtré dans ce scandale financier. Même si il ne fait pas l'objet d'accusations directes, la star hollywoodienne a été approchée par la justice américaine pour ses liens étroits avec les personnages centraux soupçonnés d'avoir orchestré le pillage d'1MDB. 

The Independent affirme dans un article qu'il y aurait des rumeurs sur le transit de plusieurs milliards de dollars dans une banque à Port-Louis, avec la complicité du groupe Goldman Sachs. L’établissement bancaire en question aurait été en contact permanent avec certaines personnes impliquées directement dans cette affaire.

Le Département de la justice (DOJ) américaine est en train d’enquêter sur le rôle qu’aurait joué Goldman Sachs pour la levée de fonds d’un montant de six milliards de dollars pour le fonds d’investissement malaisien 1 Malaysia Development Berhad (1MDB). 

Tim Leissner ancien banquier du groupe Goldman Sachs est également cité. Il a travaillé pendant 18 ans pour le groupe Goldman Sachs en Asie avant de claquer la porte en février 2016 alors qu’une enquête était initiée contre lui par les autorités singapouriennes. Selon un article du Daily Mail en date du 19 mai 2016, Leissner aurait reçu des commissions s’élevant à des centaines de milliers de dollars. 

Tim Leissner n'est pas un inconnu à Maurice, il est le directeur d'une société est domiciliée dans l’offshore mauricien. Il aurait eu des rencontres avec des hauts-cadres de la Banque de Maurice (BoM) pour le rachat de la Century Bank, l’ancienne banque islamique de la British American Investment (BAI) de l'empire de Dawood Rawat. 

Dans son édition du 1er mai, The Independent de Singapour explique que c’est Tim Leissner qui serait derrière le transfert de plusieurs milliards de dollars vers Maurice. 

Malgré le fait qu'en Malaisie des journaux soient interdits de parution, des lanceurs d’alerte harcelés, des blogueurs menacés ou ceux qui veulent faire connaître le scandale interdits de voyage à l’étranger et arrêtés, l'affaire enfle et s’exporte. Des enquêtes sont lancées à Hongkong, au Royaume-Uni, à Singapour, où des avoirs bancaires ont été saisis et des personnes interrogées. Le 14 août, la justice suisse a ouvert une procédure pour corruption, blanchiment d’argent et gestion déloyale d’intérêts publics. Aux Etats-Unis, le FBI et le département de la Justice ont emboité le pas.

En 2016, l’Attorney General Loretta Lynch a qualifié ce scandale comme étant le "plus grand cas de kleptocratie de l’histoire des États-Unis". 

Le groupe de presse se demande si le département de la justice des États-Unis et le Federal Bureau of Investigation comptent enquêter sur le pays.

À Maurice, les autorités disent, elles, ne pas être au courant de ces articles de presse et qu’aucune autorité étrangère ne les a contactées. "Je n’ai encore rien entendu sur cette affaire", explique Sudhir Sesungkur, ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance. Il précise qu’il faut plus d’informations "pour savoir si c’est vrai et quel ministère est concerné : la bonne gouvernance ou les finances". Du côté du bureau du Premier ministre, c'est black out, circulez ! 



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Jeudi 4 Mai 2017 - 19:11
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1.Posté par dangereux le 06/05/2017 10:25

c'est sur qu'ici on aurait du mal a interesse les investisseurs meme vereux.....

2.Posté par kersauson de (P.) le 06/05/2017 12:47

un ripoux
au pei de s pourris

ce gvt lepep-jugnaut-papy-piti
est le pire de tous

et tte la famille et smala est aux "zafer"
et les bidonvilles poussent
et l eau manque
et les soins manquent

un hindoux m a traité de "colonisateur"
je lui ai dit que ce sont les zindoux ki ont envahi et colonisé
meme les emplois chauffeurs de bus et caissieres sont reservés a la caste hindoux

3.Posté par Choupette le 06/05/2017 13:36

C'est bien Di Caprio à droite ? Ou son sosie ?

4.Posté par kersauson de (P.) le 08/05/2017 12:28

si c etait vrai
la presse moricienne aurait fait ses unes

Or rien de rien

donc ?
article fake ??? ya des chances

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