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Le Port: Un accord au bout de la nuit trouvé chez Giordano


Le Port: Un accord au bout de la nuit trouvé chez Giordano
Direction et grévistes de Giordano ont trouvé hier soir un accord au bout d'une journée marathon. C'est vers 21h30 qu'un accord de principe a été signé entre les six salariés licenciés et leur direction.

Le fabricant de chauffe-eau solaires installé dans la zac 2000 du Port a concédé au personnel licencié jusqu'à 1,75% des indemnités légales qui leur revenaient. Une façon indirecte, pour les salariés, d'accepter leur licenciement pour motif économique, terme qu'ils refusaient d'accepter jusqu'à présent.

Ce deal n'est toutefois pas vécu comme une victoire. "C'est moins avantageux qu'un an de salaire mais si ça n'avait pas été ça, on serait parti pour encore un mois de grève", affirme Jean-Paul Hoarau, délégué syndical CFDT.  

Il aura fallu un énième coup de fil vers la direction du groupe en métropole pour que la direction locale cède devant les grévistes transformés en squatteurs. Voilà plus d'un mois que Giordano était touché par ce mouvement social.

"Pour ma part, je quitte l'entreprise après 14 ans", affirme attristé Jean-Paul Hoarau qui n'aura eu de cesse de répéter que son licenciement, ainsi que ceux de ses collègues, avait pour fondement son implication syndicale.

Jean-Paul Hoarau et cinq autres personnels de l'atelier sont remerciés
Jean-Paul Hoarau et cinq autres personnels de l'atelier sont remerciés
Ce lundi 7 juillet, alors que la grève était partie pour une nouvelle semaine éprouvante, les salariés remerciés ont décidé d'investir les locaux de leur entreprise. En y installant sacs de couchage et affaires, ils étaient partis pour dormir sur site une fois l'accueil fermé au public. Une initiative qui a donc accéléré le processus d'accord.

Alors que l'atelier d'assemblage de Giordano vient donc d'être amputé de six salariés, le syndicaliste assure que cette vague ne fait que commencer. Son propos est illustré par la situation de la société Soletech, filiale de Giordano dans la pose des chauffe-eau.

Là aussi, six salariés sont déjà partis sous la forme de la rupture conventionnelle. "Six sur douze", selon Jean-Paul Hoarau qui demeure pessimiste pour le devenir des autres salariés.
Lundi 7 Juillet 2014 - 23:05
LG
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