Société

Le Parc National lance une étude sur la régénérescence de la flore du Maïdo

Alors que les sapeurs-pompiers évacuent leurs tuyaux et tout ce qu'il reste en matériel du théâtre des opérations de l'incendie de 2011, d'autres tuniques occupent désormais le terrain brûlé du Maïdo.


Un exemple de placette dressée sur les terres calcinées du Maïdo
Un exemple de placette dressée sur les terres calcinées du Maïdo
Connaître la réaction de la nature suite aux ravages de l'incendie, l'allure de sa renaissance des cendres, son combat contre les espèces invasives, c'est tout l'objet de l'étude lancée par les chercheurs du Parc national de la Réunion.

Plus exactement, "l'étude ne fait que reprendre ce qui avait déjà été entamé en 2010 mais qui a été perdu à cause du second incendie", nous livre Janick Payet, responsable secteur Ouest du Parc.

Très concrètement, le long de l'immense superficie brûlée, 16 placettes ont été initialement fixées. Les placettes se trouvent être des zones bornées via une position géo-satellite formant au sol un carré de 10m de côté. Tous sont positionnés de façon aléatoire sur les endroits touchés. Chaque zone quadrillée devient alors une sorte de zone témoin pour l'oeil d'un scientifique. Elle livre les réponses sur la croissance des espèces, le rythme de leur dégénérescence d'après incendie. Ces placettes sont juste bornées mais pas clôturées. Par contre, pour les retrouver facilement à chaque échantillonnage, "une localisation GPS est nécessaire".

Espèce pyrophile

"Ces placettes sont situées du haut du Maïdo jusqu'à la piste des 1.800", à comprendre des 1.800 mètres d'altitude, ligne imaginaire de localisation située quasi parallèlement à la route forestière des Tamarins et du prolongement vers Tévelave.

Placées en septembre 2011, soit un mois avant l'incendie qui calcinera 2.800 ha dès le 25 octobre, les placettes ont été purement balayées. Mais leur pose n'aura pas été veine comme nous l'explique Janick Payet. En effet, dès la pose de ces délimitations en pleine nature, "les données d'un état zéro ont été récoltées". C'est déjà ça. En clair, en photographiant à un instant T les espèces qui avaient pu repousser dans ces zones témoins, le Parc possède déjà quelques indices sur la régénérescence des espèces presqu'un an après l'incendie de 2010.

"Actuellement, nos agents sont justement en train de disposer de nouvelles placettes. Le protocole scientifique avait déjà été validé en 2011 suite à l'incendie de 2010. Mais après les nouveaux ravages de l'année dernière, un autre protocole doit être établi". Car la superficie a quasiment quadruplé : passant de 780 ha en 2010 à près de 2.800 cette fois-ci. "Ce réseau de placettes devra être élargi à cause l'incendie de 2011" complète Stéphane Baret, chargé de mission flore du Parc National qui compte également, avant de plus grandes conclusions, sur le rapport intermédiaire d'un stagiaire ayant effectué son stage au Parc et qui devrait être publié en mars.

Au minimum 5 années pour dégager des tendances

"Le but est de suivre la dynamique de la population végétale". Toutes les donnés sont collectées, même celles des pestes végétales. Même la connaissance de leur progression sera d'une aide précieuse pour le plan d'action des agents ONF, chargés du défrichage de l'ajonc d'Europe par exemple.

De cet état zéro récolté en septembre dernier, quelques indices émergent. "Nous avons à la fois des pousses en semis ou des pousses par bouturage". Janick Payet évoque également l'apparition de rejets de pieds de tamarins malgré le fait qu'ils aient été échaudés par le feu. Bref, plutôt une bonne nouvelle pour cette dernière espèce, extrêmement lente à repousser. Comptez au minimum 40 ans pour une taille adulte, nous évoquait Pierre Sigala de l'ONF dans un précédent article. "Mais pour un vrai beau tamarin : c'est 80 ans !" Face au seigneur des forêts du Maïdo, l'ajonc d'Europe arrive à terme en l'espace de…6 mois. "Si l'ajonc occupe tout l'espace, elle ne permettra pas la sortie de terre des espèces endémiques". Pire, cette peste adore le feu. "C'est une espèce pyrophile". La chaleur des flammes accélère en effet la maturation de ses graines. Une double peine pour les agents de l'ONF et du Parc qui veillent à garder l'équilibre originel du site.

Le recensement ne fait donc que commencer. "Le recul nécessaire est d'au moins 5 ans" admet Janick Payet.
Vendredi 10 Février 2012 - 07:43
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par ecolo bobo pasteque le 10/02/2012 07:15
beaucoup plus inquietant est la tactique sournoise du parc national pour passer en force sa charte. Les collectivités vont voter en premier sur l’adhésion et seulement apres il y aura une consultation publique. Du foutage de gueule enorme!!


On sait comment ca se passe: les elus ne lisent pas les documents se contentent des réponses orales et mensongères du parc aux 3 questions qu'ils poseront.


Pour resumer le principe de cette charte: les petits sont viré comme des malpropres, devront passer à la caisse et à leur place les grozozos pourront installer commercer et pompes à fric. Rien a voire avec la preservation de l'environnement comme en témoigne le retour des forages géothermiques (condamnés par l'UNESCO) et les construction d'eco hotels alors que les vendeurs ambulants installés le long de la route des laves sont virés hypocritement.

Les agriculteurs du fond de la riviere de l'Est à qui les politiques (daniel gonthier entre autre), Merlin (l'escroc au parachute doré) avaient promis que l'existant serait pérennisé sont les premiers escroqués.

2.Posté par Courrier international le 10/02/2012 08:04
extrait:

L’ENVERS DES PARCS NATURELS

(...)Ce n’est un secret pour personne : dans le monde, des millions d’autochtones ont été chassés de leurs terres pour laisser la place aux géants du pétrole, du métal, du bois et de l’agriculture. Mais peu de gens savent que la même chose se passe au nom d’une cause bien plus noble : la protection de l’environnement. Des chefs de tribu de presque tous les continents ont établi une liste des organisations responsables de la destruction de leurs cultures. Parmi celles-ci figurent non seulement Shell, Texaco, Freeport et Bechtel, mais également des noms bien plus surprenants, tels que les ONG Conservation International (CI), The Nature Conservancy (TNC), World Wildlife Fund (WWF) et Wildlife Conservation Society (WCS). Il est même possible que l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), pourtant plus sensible aux problèmes liés à la culture autochtone, y figure. “Nous sommes désormais des ennemis de la conservation”, a déclaré le chef massaï Martin Saning’o lors d’une session du Congrès mondial de la nature organisée en novembre 2004 sous l’égide de l’UICN à Bangkok.


Cet article permet de comprendre les liens qui se tissent entre le parc national de la Réunion et les grands groupe comme la convention de mecenat signée en 2010 par Daniel Gonthier avec la GMF (100.000 euros)...

3.Posté par Pom pier pon oeil le 10/02/2012 13:43
Encore un gadget tendant à faire croire que les services concernés se préoccupent de la préservation de nos forêts. « le recul nécessaire est de 5 ans » dites vous, pour analyser et comprendre l’évolution des nouvelles plantes. Qu’avez vous vous donc fait messieurs depuis les grands incendies de la plaine d’affouches, de la roche écrites ou du volcan ? Certains de ces sinistres remontent à plus de vingt ans, vous aviez donc largement le temps d’observer et d’étudier les meilleures stratégies pour régénérer rapidement les espaces détruits.

Quand on voit ce que sont devenus les zones ravagées précédemment, et le peu de cas qu'on en fait , il est probable que l’existence même de ces fameuses placettes sera déjà oubliée dans quelques mois.

4.Posté par metencor le 10/02/2012 14:01
le parc de la réunion, avec ces acolytes de Gonthier et de directrice Hoareau, ne sont que que des néocolonialistes. Drapés dans leur créolité et de leur pseudo leitmotiv de protection de l'environnement, ils sont en train d'asservir la population à leur dictatc. Il n'y a qu'à voir pour les éleveurs traditionnels ou les marchands ambulants qu'ils font passer pour des hors la loi, des gens qui travaillent dans l'illégalité alors que c'est loin d'être le cas.

5.Posté par citoyen du maido le 10/02/2012 14:18
quelques images de la "régénérescence des espèces presqu'un an après l'incendie de 2010:"

http://citoyennedestpierre.viabloga.com/images/piste_paysage.jpg



6.Posté par mafia974 le 10/02/2012 16:22
mais non citoyen du maido c'est l'observatoire, c'est pour la bonne cause. pour mieux observer la nature on peut la détruire. la politique du faites ce que je dis pas ce que je fais c'est la devise du parc avec la hoarau waourf waourf et la gonthier poum poum

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