Politique

Le NPAR : "Nous sommes en pleine campagne électorale..."

A sept jours des cantonales partielles à Saint-Denis et Saint-Leu, le Nouveau parti anticapitaliste réunionnais (NPAR) monte au créneau et tient à se positionner sur l'actualité sociale et sur sa récente participation à l'université d'été du NPA.
Inscrite sur le socle des échéances électorales à venir, une plate-forme composée d'une vingtaine de propositions a été présentée.


Les militants et les candidats du NPAR sont en ordre de bataille et l'ont fait savoir hier après-midi lors d'un point presse, quelques semaines près avoir participé à l'Université d'été du NPA.

Accompagnés d'une douzaine de militants et de leur porte-parole Philippe Azéma, les candidats du NPAR aux cantonales partielles, Eric Soret en tête, ont présenté leurs propositions pour "sortir la Réunion du fénoir" et battre la droite : "Nous sommes porteurs de projets pour la Réunion qui dépassent le cadre des élections locales. (...). Il s'agit de présenter des perspectives pour le développement et l'avenir de la Réunion" explique Philippe Azéma avant de présenter une plate-forme de 19 propositions, identifiée comme étant un des "meilleurs document politique de ces dernières années" et dont le but est de répondre aux conséquences de la politique libérale menée par le gouvernement. Une politique qu'il estime largement reprise par le Parti socialiste local et le Parti communiste réunionnais.

"Il faut relancer la mobilisation..."

Au cœur de ces propositions, il est question d'autosuffisance alimentaire et énergétique, du logement et du foncier, des transports, sans oublier les brûlantes questions de la culture, de l'éducation, de l'emploi, de la santé ou encore des prix. Sur ce dernier point, c'est l'ancien membre du COSPAR, Eric Soret, qui s'est expliqué : "Les résultats obtenus lors de la mobilisation de mars sont peu à peu foulés par le patronat et la grande distribution. Il n'y a aucun respect des engagements. Les prix COSPAR ne sont même plus affichés. Il faut relancer la mobilisation...".

La nomination de Jacques de Chateauvieux à la tête du Groupement d'intérêt public GERRI est aussi sujet à discorde. Le NPAR s'interrogeant sur la présence d'un "baron du patronat" à la tête d'un projet qui, selon eux, n'est pas en accord avec des structures du type centrale thermique du Port.

Actualité sociale oblige, les membres du NPAR se sont également exprimés sur le conflit social à l'ARAST, un conflit dont les tenants et les aboutissants seraient politiques et non pas financiers et pour lequel l'État aurait une grande part de responsabilité.

Pratiques clientélaires, "zembrocal politique" dans les collectivités telles que le Conseil général et la Région, logement social caduque ou encore politique néfaste des "sbires de l'UMP", la "crise à bon dos" selon Eric Soret. Pour le candidat au 4ème canton, le NPAR serait une "une gauche qui ne s'essouffle pas d'être à gauche" et une alternative pour la population, qui "s'intéresserait de plus en plus au parti".

"Non à la privatisation de la Poste"

Le NPAR sera bien présent aux cotés des postiers ce mardi lors d'une manifestation contre le projet de privatisation de la Poste. Un projet auquel ils sont opposés et pour lequel un Comité national de 50 organisations contre cette privatisation organisera une consultation populaire le 3 octobre prochain, afin de contraindre le gouvernement à organiser un débat public et un référendum sur le service postal.

Critiquant le remplacement progressif de bureaux de poste par des agences postales, le NPAR estime que "seul le service public permet aux plus démunis d'avoir des services au meilleur prix" et que "la privatisation, c'est l'assurance de services de plus en plus chers pour la recherche de profit de l'entreprise Poste".
Lundi 21 Septembre 2009 - 08:00
Ludovic Robert
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1.Posté par globicephal le 21/09/2009 08:53
NPAR
Pourriez vous nous informer sur vos professions et salaires avant que vous soyez élus?
Et surtout avant d'intervenir sur tels ou tels dossiers, prenez bien connaissance de ces derniers.
Merci.

2.Posté par andrée narcisse de saint-gilles le 21/09/2009 10:05
Philippe Azema est professeur dans un lycée du Port. Ce serait bien que les lycéens, ses collègues et les parents d'élèves disent ce qu'ils pensent de lui dans son travail. Après on pourra dire ce qu'est être à gauche pour lui.

3.Posté par PAULO le 21/09/2009 13:34
je viens de visionner le dèbat entre monsieur soret et monsieur morel ,ma gratitude va envers vous deux pour leserieux de ce dèbat et votre courtoisie mutuelle
contrarement au comportement de monsieur fidji
bon courage a vous deux

4.Posté par martine le 21/09/2009 13:50
Heureusement qu'il existe des personnes ayant des moyens, qu'ils soient financiers ou intellectuels, pour défendre les intérêts de ceux qui ne le peuvent pas ou ne savent pas.
Le NPAR et ses militants ont au moins le mérite de dire les choses clairement et de défendre les VRAIS valeurs de gauche: service public, pouvoir de décision du peuple, auto suffisance, ....
Permettons leur d'accéder aux instances décisionnelles, par leur élection, pour vérifier qu'ils font bien ce qu'ils revendiquent. Ils ont déjà fait une peu leurs preuves dans le COSPAR. Alors pourquoi ne pas continuer?

5.Posté par PIERRE le 21/09/2009 18:43
ENFIN UN VRAIS CANDIDAT DE GAUCHE contrairement a fidji le faux socialiste ,escuser moi ,je voulai dire le vrai un camèlèon nous compton sur vous pour ne pas nouer aucune alliance avec les socialos bon courage monsieur e soret
decu de socialisme caviar
pierre

6.Posté par GGrun le 21/09/2009 21:26
SORTIR DU FENOIR
un pape l'a dit
les "politiques" l'ont PAS fait , loin de là : accords contre nature, combines pour places, indemnités. Jamais de pratiques démocratiques pour les mouns fassent leurs choix. Pseudo consultations, après les choix des "responsables" pour faire passer la pilule amère et les décisions abracadabrantes. Et toujours la servilité envers le gouvernement de la "mère patrie", la mondialisation Kapitaliste à la sauce OCDE et la soumission.
Alors oui, ARET EK CA.
Nous sommes des militantes et militants qui voulons en sortir et participer à l'éducation citoyennedu peuple réunionnais.
Sur une critique ci-dessus :
Salarié-e-s, nous pouvons publier nos feuilles de paye. Artisants, planteurs de cannes, entrepreneurs, nous pouvons présenter nos déclarations d'impôts.
Quand ce sera fait à la Réunion pour tou-te-s les élu-e-s ici (en application de la loi) un peu de lumière sera faite.

7.Posté par Violine le 21/09/2009 21:40
Etre présents dans les luttes pour y défendre une politique anticapitaliste, réflechir collectivement et participer en toute indépendance aux échéances électorales . Donner à la parole politique une crédibilté parce qu'elle n'est pas au service d'ambitions personnelles mais au service de la société et de notre avenir. Le NPA l'a démontré lors des européennes. le NPAR le fait à La Réunion. Donnons toute leur chance à ses candidat(e)s.

8.Posté par Robin le 22/09/2009 00:54
@ globicephal : Quel est ce communautarisme et cette ségrégation que vous insinuez là ?
Faut-il forcément être démuni pour être de gauche ? A l'inverse, les sympathisants de droite sont-ils tous aussi riches que Cresus ? Expliquez-moi, s'il vous plaît...!

Petite remarque en passant, il me semble qu'il s'agit plutôt de "le NPAR serait une "une gauche qui ne s'*excuse* pas d'être à gauche"" et nons pas "le NPAR serait une "une gauche qui ne s'essouffle pas d'être à gauche"".

9.Posté par une dalone le 25/09/2009 22:40
Qui embrouille ? S'embrouille.... Qui faut-il croire? Qui paye? Tiembo larg pa Jakeline!

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