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Le Grand Raid commence aujourd'hui... sans Pascal Parny


Le Grand Raid commence aujourd'hui... sans Pascal Parny
C'est le jour J. Ce soir, à 22h à Saint-Philippe, environ 2.681 coureurs s'élanceront pour 162,5 km de course et 9.643 mètres de dénivelés positifs. 2.681 moins un, puisque Pascal Parny a annoncé son forfait hier soir, une information reprise dans le Quotidien du jour. Le vainqueur du Grand Raid 2008 et donc dernier Réunionnais sur la plus haute marche (c'est le métropolitain Julien Chorier qui l'a emporté en 2009) n'est pas venu chercher son dossard hier et ne participera donc pas à la course. Pire, il ne devrait plus jamais s'élancer pour la Diagonale des Fous.

Le Palmiplainois souffre d'une inflammation de l'aponévrosite plantaire. Si cette blessure a perturbé sa préparation, il voulait toujours croire à sa participation à la course. "J'avais vraiment envie de faire la course, explique-t-il dans le Quotidien. Jusqu'au dernier moment j'ai cru que ce serait possible, que la blessure allait s'arranger. Je regrette un peu d'avoir abandonné, mais finalement je pense que c'est la meilleur décision".

Pompier de profession, Pascal Parny avait pris ses vacances pour se préparer mais avec l'incendie du Maïdo, même s'il n'y est pas directement intervenu, le raideur a été réquisitionné, l'empêchant de bien se reposer. Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, dans le journal du Chaudron, Pascal Parny va plus loin. Avec cette simple phrase, "je pense que c'est fini", il annonce en quelque sorte sa "retraite" de raideur.

Le forfait de la plus grande chance réunionnaise de victoire offre donc un boulevard à Kilian Jornet, jeune surdoué du trail qui fait d'autant plus figure d'ultra-favori. Didier Mussard, Richard Techer, Thierry Chambry ou encore Wilfrid Oulédi tenteront malgré tout de concurrencer l'Espagnol mais après Roland-Garros, la Coupe du monde de football et le Tour de France, l'Espagne risque bien de remporter le Grand Raid et faire de 2010 l'année sportive espagnole.
Jeudi 21 Octobre 2010 - 10:55
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1.Posté par noe974 le 21/10/2010 13:11
Dommage , je l'aimais bien : c'est un lutteur professionnel en course , lui au moins ne salissait pas son île comme ces centaines des coureurs ...
Voyez dès ce week-end , les tonnes de salissures que nous serons obligés de payer pour ramasser ... Ils sont cochons parfois !!!!

2.Posté par ASSENJEE.M le 21/10/2010 15:57
Il faut arrêter avec la grosse hypocrisie du sport.C'est marrant qu'il n'y aie pas de contrôle sanguin à l'arrivée.Et puis l'Espagne à l'honneur,c'est le pays avec l'Italie et les USA ou les athlètes sont le plus chargés à tout ce que vous voudrez,c'est pas les produits dopants qui manquent.
Alors je dirai que tous les athlètes ne sont pas logés à la même enseigne.
Il n'y a que les naïfs qui croient encore aux exploits naturels!

3.Posté par citoyen le 21/10/2010 18:17
2.Posté par ASSENJEE.M le 21/10/2010 15:57

Sans tomber dans l'angélisme, je ne suis pas d'accord non plus pour qu'on accuse sans preuve, qu'on salisse les gens ou leur réputation.

Même si j'ai encore en mémoire par exemple le soit disant super "bolide" espagnol Contador qui s'est hélas avéré "super" "chargé" encore un, certainement, "à l'insu de son plein gré" comme diraient les guignols de l'info.... Ou Lance Armstrong et ses résultats d'urine positifs.... Et je n'ignore pas que ça ne se limite pas au seul cyclisme 'euphémisme) et que pour beaucoup, sport = business.....

Ceci étant, j'aimerais bien comprendre les raisons exactes des performances de "l'extra-terrestre" "KJG": prédispositions physiques, supermotivatoin personnelle, super entraînement scientifique ou autre.... Ca oui, ça m'intéresse vraiment, vu ses performances ahurissantes (la "case" autre permettant de tout envisager).

Si quelqu'un a des infos sérieuses, précises et vérifiées là dessus, et sans parti pris aucun, je suis preneur!


Je note quand même, si wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Kilian_Jornet_Burgada ne dit pas des c...eries que son histoire familiale l'aurait fortement prédisposé à une très haute forme physique et à ses performances en ski et course de montagne:

"Son père est guide de montagne et il a été gardien du refuge de Cap del Rec dans la Cerdagne catalane ; sa mère est directrice d’une école primaire rurale et entraîneuse au Centre technique de ski de montagne de Catalogne (CTEMC). Kílian a une sœur de deux ans sa cadette, Naila Jornet, qui fera aussi de la compétition de haut niveau en ski de montagne."

"i[Kilian célèbre son premier anniversaire dans le refuge de son père à 1 986 mètres d’altitude, refuge où il vit une grande partie de son enfance, jusqu'à l'âge de 12 ans[2]. À trois ans il gravit son premier sommet de trois mille mètres, le Tuc de Molières. À cinq ans il grimpe l'Aneto, le point culminant des Pyrénées à 3 404 m[1], et à six ans il gravit son premier 4 000, le Breithorn. À dix ans, il finit la traversée des Pyrénées en combinant le GR 10 et le GR 11. « L’hiver, pour aller à l’école, avec ma sœur, on faisait quinze kilomètres en ski de fond.]i »"

"i[À treize ans il intègre le Centre de Tecnificació d'Esquí de Muntanya de Catalunya, où il commence à s'entraîner sérieusement pour le ski-alpinisme[2]. En cadets il monte sur ses premiers podiums. À dix-sept ans, il décide de ne pas entreprendre ses études universitaires à Barcelone (au niveau de la mer) et de rester en montagne, tout en profitant de l’existence à Font-Romeu de la faculté de STAPS de l’université de Perpignan. Il étudie à côté du Centre national d’entraînement en altitude, à plus de 1 800 mètres. Très motivé et en forme, alors qu'il est en catégorie juniors, il concoure parfois avec les seniors sur certaines courses ce qui lui permet d'évoluer à côté de champions tels que le catalan Agusti Roc Amador ou le valaisan Florent Troillet.

Sa grande capacité de récupération physique et sa grande polyvalence technique lui permettent de gagner en 2009 la Coupe du Monde individuelle de ski-alpinisme et de devenir champion du monde de courses de montagne. La même année, il bat aussi des records en courses rapides comme la montée du Coll Blanc del Pas de la Casa (en Andorre) en seize minutes et onze secondes ou les records de la traversée du GR 20 de Corse, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc ou le Tahoe Rim Trail (aux États-Unis), traversée de 265 km en montagne qu’il réalise en 38 h 32 non-stop]i."


Cela méritait d'être dit, avant de dire ou penser quoi que ce soit de négatif... Mais le débat reste ouvert et ma question demeure!

En tous cas, que le meilleur gagne, et si c'est lui (ou un autre), je ne pourrais que m'en réjouir. Bravo à tous et toutes.

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