Politique

Le Conseil général préfèrerait absorber l'ADI

Quel sort le Conseil général compte t-il réserver à l'ADI? Si la présidente du Département ne s'est pas encore officiellement prononcée sur le sujet, sa future position apparait en filigrane entre les lignes d'un rapport qui doit être examiné lors de la prochaine commission permanente de mercredi prochain. Très clairement, Nassimah Dindar et les élus de sa majorité ne sont pas favorables au maintien de l'ADI dans sa forme actuelle.


Le Conseil général préfèrerait absorber l'ADI
Le gouvernement compte mettre en application le RSA (Revenu de Solidarité Active) dans les DOM à compter du 1er janvier prochain. Mais, compte tenu des spécificités de nos départements, il lui faut prendre une ordonnance d'adaptation avant le 30 juin, ordonnance qu'il a transmise aux différents conseils généraux et régionaux pour avis.

Ce projet gouvernemental propose que le RMI, l'API et la Prime forfaitaire soient remplacés par le RSA, que l'âge d'éligibilité au RSo (Revenu de Solidarité) soit repoussé de 50 à 55 ans et que l'Allocation de Retour à l'Activité (ARA) soit supprimé.

En ce qui concerne plus spécifiquement le Conseil général, le projet d'ordonnance prévoit comme principale mesure, comme au niveau national et comme pour le RMI, que le Département devienne le financeur de l'API (Allocation Parent Isolé), avec une compensation par l'Etat des dépenses supplémentaires.

Par contre, le projet d'ordonnance ne tranche pas la question du maintien ou de la disparition de l'ADI (Agence Départementale d'Insertion) puisque cette décision est de la compétence du Département, qui n'a pas encore tranché officiellement. Mais, dans l'hypothèse d'un maintien de l'ADI, cette dernière verrait sa dépendance vis-à-vis du Conseil général renforcée puisque l'Etat se retirerait de son conseil d'administration.

Le Département demande des modifications de l'ordonnance

Dans le rapport qui doit être présenté lors de la prochaine commission permanente, Nassimah Dindar propose aux conseillers généraux de demander au gouvernement de modifier son projet d'ordonnance sur un certain nombre de points.

Elle constate dans un premier temps que, bien que renforçant les capacités de pilotage du Conseil général, "les dispositions proposées par l'ordonnance restent incomplètes ou insatisfaisantes" et elle propose par exemple des garanties en matière de compensation du transfert de l'API, "à l'euro près", à cause de "la situation financière déjà extrêmement contrainte" du Conseil général.

Concernant l'ADI, le Département constate à regret que "le recentrage des missions de l'ADI sur les décisions individuelles maintient une séparation entre le Département qui finance l'allocation et l'ADI qui prend les décisions individuelles liées au versement de l'allocation". Selon Nassimah Dindar, "l'expérience montre que cette séparation entretient une relation complexe entre le Conseil général, la CAF et l'ADI".

Selon elle, "cette complexité dilue les responsabilités dans le contrôle de l'attribution au juste droit. Elle est préjudiciable à l'efficacité des actions à mener en matière de prévention des indus et de lutte contre les fraudes. En 2009, le montant des indus constatés par la CAF s'établissait à plus de 19,7 millions d'euros".

Autrement dit, en meilleur Français, Nassimah Dindar souhaite la disparition de l'ADI. Et comme le dit l'adage, "quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage". C'est ainsi qu'arrive sur le tapis cette histoire d'indus d'un montant de 19,7 millions d'euros. En fait, il s'agit pour l'essentiel de sommes versées à tort par la CAF et que cette dernière n'a pas encore récupérées. Pour quelle raison? Souvent parce que les élus interviennent pour qu'elle laisse les bénéficiaires tranquilles, soit parce qu'il s'agit de bons militants, soit de familles dont on aimerait bien récupérer les voix, soit parce que des élections approchent. Ce qui arrive très souvent...

Ainsi, selon Nassimah Dindar, pour solutionner ce déficit dû aux élus, il faudrait donner encore plus de pouvoir aux mêmes élus...

Quel sort réserver à l'ADI ?

Dans les propositions faites par Nassimah Dindar, à aucun moment elle n'évoque le sort réservé à l'ADI et à son personnel. Si une partie des employés pourrait être reprise par la collectivité, qu'en sera t-il des autres? Les élus de la majorité Alliance/PS sont-ils prêts à assumer un nouveau conflit style ARAST?

Enfin, derrière tout ce tintamarre transparait en filigrane la question de savoir qui aura la main mise sur l'attribution des contrats aidés. L'objectif de Nassimah Dindar est de récupérer en personne le pouvoir de distribuer les CUI (Contrats Uniques d'Insertion), dont elle demande d'ailleurs à l'Etat d'augmenter le plafond de ses aides, afin de garantir sa réélection, et accessoirement celle des conseillers généraux de sa majorité. Il est vrai que ce sont pas moins de 7.500 CUI qui sont distribués tous les ans par le Département...

Nassimah Dindar l'avoue même ouvertement puisque, dans le rapport présenté à la commission permanente, il est un moment envisagé la délégation par le Conseil général au Pôle Emploi "la mise en œuvre des conventions individuelles de CUI, tout en gardant la maîtrise de la signature". On voit bien où sont ses priorités...
Lundi 7 Juin 2010 - 15:52
Pierrot Dupuy
Lu 3263 fois




1.Posté par sosso le 07/06/2010 19:06
quand les gens (toutes races et confessions confondues) comprendront-ils que les élus (tous partis confondus) ne pensent qu'à eux et au pognon que cela leur rapporte ?
et quand comprendrons-nous que c'est nous qui les mettons en place, c'est donc à eux d'être redevables et polis envers nous et non l'inverse
sans oublier que tous les jours, eux aussi vont aux toilettes : comme nous

2.Posté par pseudo jetable le 07/06/2010 19:17
Les loups sortent du bois comme pour l’arast cette présidente et sa majorité zembrocal ont laissé pourrir la situation de l’adi. Plus d’accompagnement depuis plus de 2 ans, plus d’action en faveur des allocataires et au final elle charge la masse salariale. Combien d’embauche de proches ou de militants à l’arast et à l’adi ? Résultat des courses un audit pas terrible de la cours des comptes et une lecture négative pour l’externe et les conseillers généraux qui votent n’importe quoi du moment qu’ils ont leurs jetons de présence (à 600 € je crois) ou un poste de vice président (à 2700 €). Cochon i vole au CG. De ce fait elle a main mise sur les contrats aidés de l’adi comme pour l’embauche des aides à domiciles de l’ex arast. Elle dispose d’un potentiel électoral non négligeable à coup de contrats aidés ou de CDD. C’est un peu gros doigt avec la mise en place de son partie politique « j’adhère à ou au » elle pense que kréol lé encore couillon. C’est tout simplement un appel à la révolte pour les citoyens que nous sommes lors des prochaines cantonales contre ce parti. Malheureusement on est obligé d’attendre les prochaines échéances pour empêcher ces personnes de nuire, dans un autre monde on passerait par un coup d’état.

3.Posté par papapio, ni macro ni géniteur payeur le 07/06/2010 19:40
"Le Département devienne le financeur de l'API (Allocation Parent Isolé)"
L'objectif est clair, laisser les Départements assumer sa politique de la Natalité et des sanctions judiciaires qui en découlent, ne faisant que compenser les paiements réalisés.

Pour être clair, plus la Justice locale accentuera les sanctions de Nature contre les Pères, plus les Familles Monoparentales Féminines Subventionnées seront nombreuses et favorisées au dépend des droit des Enfants, mais en FAVEUR DES DEVISES LOCALES...
Les Pouponnières deviendraient les FOURNISSEURS OFFICIELS et permettraient du même coup a l'Etat de se dissocier des responsabilités qui s'y rattachent...

Disparition de L'ARAST et de sa cellule AEMO ? toujours inexplicable ?
Mais bon, temps que les Pères se font massacrer en silence, sans se fédérer
il n'y a aucune raison que ça s'arrête... Le courage Responsable ne s'achète pas.

4.Posté par sans soucis le 07/06/2010 20:36
une chose mr dupuy ,i il faut savoir que , quand le rmi etait géré par la caf ,les indus étaient complètement rembourser par les allocataires qui avaient eu un trop perçu , le remboursement se faisait par petite somme selon le cas de chaque locataire; pour de ce qui est de l'adi et de ces fameux contrat cui ,c'est un foutage de gueule ,moi je suis en cui et je peux vous affirmer que c'est de l'exploitation,genre exclavage moderne ,on se sert de vous et puis on vous jette , c'est seulement de la main d'oeuvre gratuite fournis par l'état .

5.Posté par citoyen le 07/06/2010 21:44
situation financière du conseil général contrainte! adi: situation similaire de l'arast! mais ces zélus de 4èmè division n'ont pas réalisé qu'ils se sont mis dans la merde jusqu'au cou , il faut qu'ils déguerpissent , la population réunionnaise a déjà nettement tranché lors des dernières régionales; les familles des 1200 salariés de l'arast ont expulsé les pouilleux du terrain. la nassima a beau créer son parti celà ne changera en rien la catastrophe qui se prépare; il faudra que le conseil général paye les dommages causés , les tribunaux trancheront vers le transfert des 1200 contrats des salariés arast; d'ailleurs la nassima a déjà transféré momar l'ancien directeur arast les autres suivront . L'ags se frotte déjà les mains de cette décision juridique. Ce sera le tempin final pour les nabots qui végètent dans cette collectivité bananière. les associations qui ont effectué le recrutement des ex salariés arast sont fortement concernées et devront se retourner aussi vers leurs zélus protecteurs de pacotille

6.Posté par OZAK le 08/06/2010 00:19
Nassimah l'ADI, Nassimah la pa fé....

7.Posté par kaloupillé le 08/06/2010 00:45
quand on n'aura supprimer tous le BUISNESS du FOOT et tous les Magouilles de l'Argent Sale et le Grand Scandales de nos jours fabriquer des Stars de Foot la France devrait faire des Economies pour les plus démunies et j'éspére bien qui vont perdre en Afrique et qui vont rentrer la Queue entre les Jambes et Bredouille à Méditer !!!

8.Posté par arast = adi le 08/06/2010 07:19
le département offre un emploi de secrétaire titulaire au sein de ses services mais le bins c'est que le poste est déjà pourvu pour quelqu'un, ils sont obligés de publier l'offre. ou ca nous cava. et qui vous dit que la personne pour qui est prévu le poste est compétente? ca m'écoeure ses injustices en france que du foutage de gueule.

9.Posté par MOMO le 08/06/2010 07:48
C'est pour cela que Nassimah a crée un grosse DGA chargée de l'ensemble du Social ( quel boulot , un état dans l'état) et je vous réserve le nom de celui ù celle qui sera chargé(é )du Social :

Non ce n'est pas un administrateur térritorial , non ce n'est n'est un CAFDES , non ce n'est pas un directeur territorial , non ce n'est pas un médecin chef ni un travailleur social spécialisé mais c'est qui............ vous le saurez au prochain épisode.

10.Posté par Va s'y Nassimah le 08/06/2010 10:27
Je n'ai aucun atome crochu particulier avec Nassimah Dindar, la politique de la girouette ne mène nulle part. Mais je dois dire que l'article de M.Dupuy est des plus douteux et s'apparente à un lynchage en bonne et due et forme. Est ce le travail d'un journaliste? M. Dupuy oublie de rappeler que le clientélisme définit par essence la pratique politique à La Réunion depuis toujours et de quelque bord politique que l'on soit. Nassimah Dindar n'est qu'un pur produit made in Réunion, dont les méthodes différent par exemple par rapport à d'autres, tel que Didier Robert lui aussi pure produit made in TAK. Ce qui fait la distinction, c'est la méthode, donc la forme. Dans les deux cas le fond est inexistant. Pas de convictions ou si peu, avec comme seule ambition leur petit profit personnel, conserver une clientèle pour garder les indemnités. Cependant quand les électeurs décideront de les excommunier, l'une retournera à l'éducation nationale, l'autre ira droit à pôle emploi puisque lui son métier à Didier Robert c'est d'être élu alimentaire (j'espère que Choupette n'est pas dans le coin sinon je vais en prendre pour mon grade). Ce qui lui eut été intéressant aussi de rappeler comme élément de contexte capital mais gentillement passé sous silence par M. Dupuy, lynchage oblige, c'est que l'État doit des centaines de millions d'euros au Conseil général. Car en effet les compensations financières, pour les transferts de compétences opérés avec les lois de décentralisation, ne sont absolument pas assurées. La crainte du conseil général est de se faire avoir encore une fois sur l'API. vu le contexte économique actuel cela est bien légitime. Mais difficile de dénoncer le gouvernement UMP sur le sujet quand Paris fait pression sur cette bonne dame. De nombreux départements de métropole n'ont pas eu peur de le faire. Nos élus et a fortiori notre nouvelle classe politique, les quinqua, ont ceci de commun d'être des chiens couchants qui vont à la soupe servi par Paris et la presse locale.

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales