Economie

Le Conseil économique pour une politique d'achat d'électricité dans les DOM moins brutale

La section Activités économiques du Conseil économique, social et environnemental (CESE) situé à Paris a entamé les 12 et 13 juillet une série de présentations sur son travail d'analyse de la question de la dépendance énergétique des outre-mers. En présence de la ministre concernée, Marie-Luce Penchard, le Conseil a notamment opté pour une évolution graduée des tarifs d’achat spécifiques à l’Outre-mer. Une allusion sans doute aux dernières orientations budgétaires gouvernementales de baisse du prix d'achat de l'électricité produite par le photovoltaïque.


C'est la section "Activités économiques" du Conseil économique, social et environnemental (CESE) situé à Paris qui s'est chargée de fournir un rapport sur les conditions de la dépendance énergétique des territoires d'outre-mer. Organe simplement consultatif mais malgrésouvent suivi par le gouvernement, le CESE délivre ses propositions tout en dressant un constat de la filière "énergie renouvelable" (EnR) dans les DOM.

Le CESE dresse un premier constat. "Dépourvu de ressources fossiles propres, l’Outre-mer dispose d’atouts en matière d’énergies renouvelables : hydroélectricité, géothermie, biomasse. D’autres EnR dont le degré de maturité ne se situent pas au même niveau -énergies de la mer, éolien, solaire- devraient trouver aussi à se développer dans ces espaces tant les conditions y paraissent favorables".

Selon le rapporteur de cet avis, Patrick Galenon, les DOM doivent "organiser un meilleur pilotage de la chaîne de production/distribution dans le développement des énergies renouvelables, concentrer les efforts de la recherche et développement sur le stockage de l’énergie, ou encore impliquer les habitants vers une autonomie énergétique". Selon le CESE, dans les DOM, la pérennité de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) dans son objectif de promotion des énergies renouvelables doit être envisagée.

Si le maintien de tarifs d’achat spécifiques à l’Outre-mer se justifie selon Patrick Galenon, "leurs évolutions se doivent absolument d’être progressives et maîtrisées afin d’éviter tout caractère brutal mettant à mal le développement des filières des EnR".

Objectif 50% d'EnR en 2020

Autre piste : les mesures d’incitations fiscales appropriées peuvent jouer un rôle très efficace en faveur de l’utilisation des énergies renouvelables et doivent pouvoir encourager les investissements et comportements vertueux.

Enfin, une réflexion en matière de prix des carburants pourrait être conduite sur les moyens de combiner au mieux la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes tout en ne supprimant pas le "signal prix" qui encourage les modifications de comportements vers plus d’économies d’énergie.

Au final, le Conseil économique social et environnemental formule un souhait : que le  taux actuel de dépendance de l’Outre-mer pour son approvisionnement énergétique qui provient largement de ressources fossiles (90%), soit tout autre dans moins de dix ans. La loi Grenelle 1 a en effet fixé comme objectif intermédiaire d’autonomie en énergies renouvelables pour l’Outre-mer en 2020 la barre des 50% pour la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, et la Guyane et seulement 30% pour Mayotte.
Vendredi 15 Juillet 2011 - 07:31
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par Vergeture le 15/07/2011 09:42 (depuis mobile)
Objectif 2020 selon le conseil économique rappelant le Grenelle: 50% d'energie renouvelable. C'est quand même plus raisonnable que les prédictions non fondées de Polo! Il y a tout de même une marge entre vouloir l'autonomie énergétique électrique techniquement et les véritables moyens financiers qu'il faut mettre en œuvre pour y arriver. Et le coût final du prix de cette énergie avec moulte subventions, aides et défiscalisation ... Question: lequel d'entre nous est capable d'affirmer pouvoir arrêter les centrales thermiques d'EDF et mettre à la porte la SRPP pour atteindre l'autonomie énergétique électrique et dans les transports en 2025 ou même 2030 alors qu'EDF investit dans des centrales thermiques neuves pour 50 ans d'amortissement?... A méditer sérieusement et arrêter de rêver.

2.Posté par stef le 15/07/2011 11:36
Oui Vergerture ! bien noté .
Beaucoups de contradictions dans les discours en trop peu de temps :

On veux nous faire rever à un monde plus propre dans les cahiers de la Region.....
mais tout s'y oppose :

* l'hypocrisie de l'économie de marché : EDF veut monter ses tarifs, et acheter le KW - cher
* une consommation débridée
* raboter les niches fiscales pour trouver l'équilibre du budget ( donc ne plus subventionner )

Si ce coup de gueule propre de Conseil economique pouvait apporter une note d'optimisme aux sociétés locales qui exploitaient ce filon jusqu'au 31/12 ...aaahhh


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