Santé

Le CHU de St-Denis facilite l'accès aux soins pour la population précaire

Dans le cadre des PASS (Permanences d'accès aux soins de santé), créées par la loi de juillet 1998 pour la lutte contre les exclusions, le CHU Felix Guyon de Saint-Denis s'est doté d'une consultation précarité mise en place en octobre dernier. Une première à la Réunion. L'occasion pour la direction de l'hôpital de tirer un premier bilan de ce service dédié à la prévention et à la lutte contre la précarité.


"Le CHU a la vocation d'apporter des soins de proximité, de fournir un accompagnement social, un accompagnement de la personne", explique en introduction David Gruson, directeur du CHU de la Réunion. Dans cet objectif, le CHU Félix Guyon s'est doté au mois d'octobre 2011 d'une consultation précarité, une première dans l'île. Mise en place dans le cadre des PASS (La PASS est un service permettant un accès facilité aux soins et à la prévention pour les personnes en situation de précarité), elle permet de prendre en charge des soins au CHU pour les patients les plus précaires.

A la Réunion il existe quatre permanences d'accès aux soins de santé dans les quatre régions de l'île (Saint-Denis/Saint-Pierre/Saint-Benoit/Saint-Paul), mais une seule consultation précarité a été créée pour le moment. "C'est une expérience pilote, les hôpitaux disposent de PASS, mais les professionnels du CHU de Saint-Denis ont voulu aller plus loin et ont mis en place une consultation précarité. Elle permet de travailler sur l'accompagnement de ces personnes en difficulté, à la fois dans une logique de prévention mais aussi de soin", souligne David Gruson.

La consultation précarité est assurée par un médecin et une assistante sociale. Elle est le premier recours en soins primaires, hors urgences, sans contrat de temps, permettant une approche médico-sociale globale du patient en précarité. "Les patients accèdent aux médicaments, aux consultations en ophtalmologie, aux soins dentaires (…). Une population qui ne bénéficie pas en général de l'accès à ces soins", explique le Dr André Bourdé, directeur du SAMU de la Réunion.

De meilleurs soins pour faciliter la "réinsertion sociale"

Car la précarité est bien réelle à la Réunion. Selon l'ORS (Observatoire régional de la Santé de la Réunion), près de 400 personnes seraient sans domicile fixe, 3 Réunionnais sur 10 bénéficiraient du minimum social ou encore 16% de Réunionnais auraient la CMU (Couverture maladie universelle) de base et 35% d'entre eux bénéficieraient de la CMU complémentaire.

"Cette permanence permet au patient d'avoir une consultation médico-sociale dédiée et éventuellement spécialisée en fonction de ce qui sera découvert. Une consultation qui dure de 30 à 40 minutes sur ses conditions sociales, notamment en terme de droits. Il bénéficiera ensuite d'une consultation médicale pour voir ce qui est nécessaire pour lui et son état de santé", explique Pedro Do Monté, responsable du projet consultation précarité au CHU Félix Guyon.

La consultation précarité a lieu tous les jeudis de 13h30 à 16h30 au CHU Félix Guyon. En dehors de cette consultation, une assistante sociale peut-être "interpellée" à tout moment au service des urgences. Chaque jeudi, ce sont 8 à 10 patients qui sont reçus par les professionnels de santé du CHU. "Grâce à cette consultation, la personne en situation de précarité va pouvoir bénéficier d'une écoute et de soins appropriés. (…) Cela va permettre de favoriser le processus de réinsertion sociale", conclut David Gruson.
Mercredi 18 Juillet 2012 - 11:59
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1.Posté par noe le 18/07/2012 14:32
C'est très bien cette initiative qui honore notre médecine ...
Donc il n'y aura plus de médecine à plusieurs vitesse qu'on soit puissant ou humble ?

« Bonne est l’action qui n’amène aucun regret et dont le fruit est accueilli avec joie et sérénité. » [Bouddha]

2.Posté par FAIVRE Daniel le 31/07/2012 11:00
noe arètte de fumer du zamal,
la réalité il y a plus de medecine a deux vitesse seul les riches (...) peuvent se soigner

Je suis scandalisé par ce que vient de me dire ma dentiste:

La dentiste conseil de la sécu à St Denis ose me refuser l'appareil dentaire car trop cher:ma dentiste a eu beau lui expliquer que c'était les suites du cancer,qu'avec les opérations que j'ai subi,il était impossible de mettre un faux palais épais en résine et qu'il fallait absolument mettre un faux palais en titane pour me permettre de vivre le moins mal possible.Cette dame a osé répondre que ce n'était pas son problème et que c'était ça ou rien:quelle honte!!!!!!!!!!!Je souhaite de tout coeur que cette personne ne vivra jamais le millième du calvaire que je vis;en plus elle n'a jamais vu les dégats dans ma bouche et elle prend des décisions graves sans connaitre le problème.

J'ai également appris que tous les soins que j'ai depuis trois mois sont ENTIEREMENT à la charge de mon dentiste;sauf la première visite qui elle est remboursée et elle doit attendre un an avant de facturer une intervention sur ma bouche,alors que toutes les semaines elle prend des radios pour surveiller l'évolution,elle ponctionne le pus et elle injecte des anti inflamatoires:c'est pas une honte ça aussi!!!!!!!!!!!!!!

Une médecine à deux vitesses est en train d'arriver en France avec,semble-t-il l'aval de ce gouvernement qui va encore supprimer des remboursements en janvier 2013.

Avec l'aide de plusieurs associations nous préparons l'offensive pour éviter cette dégradation des soins et de leur remboursement.

Philippe Régnier

3.Posté par zou le 08/08/2012 23:43
C'est qui la "population précaire"?...J'ai l'impression qu'on parle d'une sous-race, un peu comme les animaux qu'on recueille à la spa et à qui on accorde des soins suite à la négligence de méchantes personnes...Mais faut surtout pas s'inquiéter,on ne va quand même pas autoriser l'euthanasie des humains, même "précaires"...On est pas des animaux quand même!!

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