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La suite de ce qui m'indigne...



La suite de ce qui m'indigne...
En réponse à toutes les contre-vérités lues ou entendues ici ou là sur la journée mondiale des indignés, voici,  ci-après,  quelques éléments  que je vous adresse à titre personnel, pour vous assurer non de seulement sur ma capacité, pour ceux qui en doutent,  de pouvoir me remettre en question, mais également,  si vous le voulez-bien, sur ce qui m'indigne.
 
D'abord, permettez-moi, de vous faire une confidence ;  ce n'est pas seulement Samuel Mouen qui doit se remettre en cause, encore que, me concernant, c'est déjà, pour votre information, chose faite...
 
C'est à nous tous, mais d'abord et surtout, aux systèmes politiques, à certains médias, aux syndicats, aux partis politiques, aux associations de le faire...
 
C'est toute notre société qui gagnerait à se remettre en cause, ( personnalités politiques, intellectuels, journalistes, universitaires, personnes ressources, acteurs économiques et sociaux ), et pas seulement, Samuel Mouen !
 
Aussi, les revendications des indignés méritent de ne pas être réduites aux petites querelles de " leaders " ou de " personnalités ":excusez du peu.
 
Personnellement, voilà plus de dix ans que je me suis retiré du débat public en tant que personnalité publique : qu'en a-t-il été ?
 
Porte parole de la Coordination des associations contre le chômage, l'exclusion et la précarité,  rappelez-vous  de mes déclarations et prises de positions qui m'ont value des éditoriaux et des caricatures, des mois durant, dans le journal de l'île avec Jacques Tillier, pour ne pas le citer.
 
 Des invités, sur des plateaux de télévisions, ou les antennes de Radios , qui n'avaient pas de mots suffisamment forts pour me dénigrer, porter atteinte à ma personnalité, quand ce n'était pas pour me diffamer à la commande des notables de la place ou volontairement ?
 
A l'époque, je prétendais pouvoir créer 15 000 emplois avec mon complice, un certain Jean patrick Turpin, et je soutenais qu'il y a des différences qui ne se commentent pas, que la Cacep voulait faire de la lutte contre le chômage,l'exclusion et précarité, un combat de chaque jour, avec ceux qui ne se résignent pas... (08 février 1997 ).
 
Souvenez-vous, le taux chômage était déjà élevé et pourtant, qui m'entendait  ?... Je ne parle pas de ceux qui m'écoutaient !
 
Aujourd'hui, la réunion bat le record de l'outre mer, de France, et d' Europe en matière de chômage :   qui doit se remettre en cause ?
 
En 2002, toujours avec la Cacep, j' ai osé prédire, la mort à petit feu, des T.P.E et P.M.E :  qu'est-ce que cela ne m'a pas valu auprès de certains politiciens et de quelques patrons pressés de se remplir les poches avec le gros lot de la " route des tamarins " ?
 
Aujourd'hui, plus de 20.000 emplois sont détruits dans le B.T.P, des petites entreprises tombent les unes après les autres... Je ne parle même pas des difficultés rencontrées par celles qui restent... ( Collectif sauvons nos entreprises ).
 
 Qui doit se remettre en question ?
 
Samuel Mouen ?
 
" Les paroles s'envolent mais les écrits restent "' :   je suis à votre disposition pour démontrer, quand vous le souhaiteriez, de la justesse de mes déclarations, et de mes arguments de l'époque... comme de ceux d'aujourd'hui !
 
Je ne fais que reprendre ma place, rien que ma place, mais bien, toute ma place dans le débat public , n'en déplaise à quelques uns, probablement !
 
Ce qui m'indigne ?
 
Eh bien, j'ai beaucoup de plaisir à répondre à cette question :   car, non seulement elle me permet, d'une part,  de tordre le coup à certains de mes détracteurs, mais en plus, elle m'offre l'avantage, d'autre part,  de rétablir la vérité et de recentrer les choses.
 
D'où, ces quelques mots , à l'attention des lecteurs sur ce qui m'indigne avant l'auto-critique à paraître, du collectif 974 du mouvement des indignés.
 
En effet, à chacun de vous , si vous le voulez, de résumer ce qui suit :
 
Je m'indigne des blessures de plus en plus graves, que notre société causes aux plus défavorisés d'entre nous ;
 
J'en suis indigné, mais pas résigné ;
 
Je suis combatif, pas fataliste, devant les défis que la Réunion doit relever, et surtout, devant la crise, la corruption, le chômage, la vie chère en particulier;
 
Je m'indigne contre le florilège de mensonges et de déclarations sur le chômage depuis 40 ans et pas seulement à la réunion ;
 
Je m'indigne contre " la toute puissance de la finance ", contre " le tout marché ", contre la crise financière, la crise économique, la crise sociale ;
 
Je m'indigne contre la corruption, contre le chômage, et surtout,  l'incapacité des gouvernements, à  redonner du souffle à l'économie, par la relance de l'activité;
 
Je m'indigne que les " droits sacrés et inaliénables de l'homme " ne soient pas respectés ;
 
Je m'indigne que les dirigeants de ce monde ne soient pas capables de garantir un avenir meilleur et une vie digne à chacun ;
 
Je m'indigne que le pouvoir politique ne soit pas capable de relever le pouvoir d'achat des ménages et des travailleurs, même en période de croissance ;
 
Je m'indigne du manque d'anticipation sur les évolutions de l'activité et de l'emploi ;
 
Je m'indigne d'un manque cruel de flexibilité qui décourage les investisseurs et les chefs d'entreprises ;
 
Je m'indigne que les décideurs politiques, ignorent que le sujet numéro un, pour un chef d'entreprise, est le temps ;
 
Je m'indigne que les chefs d'entreprises ne puissent pas avoir la possibilité de s'adapter vite, et ,  compte tenu de la conjoncture, dans le même temps, de ne pas pouvoir sécuriser les salariés ;
 
Je m'indigne de tout ce qui condamne les travailleurs privés d'emploi au chômage ;
 
Je m'indigne de ce combat éhonté entre patronnât et syndicats ;
 
Je m'indigne qu'un département comme la réunion, avec autant d'atouts, compte plus de 150.000 chômeurs dont 60% de jeunes et beaucoup de femmes ;
 
Je m'indigne de cette hausse de la violence qui est la plus grande honte de notre société, et devant notre incapacité de réagir intelligemment ;
 
Les raisons de m'indigner, vous le remarquez, ne manquent pas : mais les solutions ?...
 
J'ai fais le choix d'être de l'autre côté des notables, dans le camp des abandonnés, je l'assume !
 
 Je soulève aussi la question de savoir si le " changement "  c'est :   Maintenant ?   Plus tard ?   Ou jamais ?
 
Pour ma part, c'est :  Maintenant !
 
Qu'en pensez-vous ?
 
Samuel Mouen

Jeudi 18 Octobre 2012 - 15:45
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1.Posté par un boug qui sait faire autre chose que de pleurer le 19/10/2012 06:30 | Alerter
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Oui, Le changement c'est maintenant. La France se désindustrialise, les entrepreneurs se font racketter, un créateur d'entreprise est un suspect en puissance. En socialie il ne fait pas bon du tout vouloir s'en sortir. Les politiques aiment les contrats aidés et autres emplois payés par les contribuables. On manipule beaucoup mieux les indignés et autres chercheurs d'emplois assistés que les vrais travailleurs. L'emploi ne se décrète pas , aucune manifestation ne peut créer de l'emploi.......... Les indignés de Grèce et d'Espagne font des grèves générales, croyez_vous que c'est ainsi qu'ils vont sortir de la m....ouise ? On ne fait pas de manifestation pour réclamer du travail, on va chercher du travail là où il se trouve, on" s'grouille le cul" et on ne laisse pas les parasites vous voler votre pain au nom de la fumeuse "solidarité".

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