Quelle doit être le dispositif de sécurité dans ce type de travail sur les routes ?
"En plus des équipements de protection individuelle (EPI) propre à chaque activité, il y a forcément les mesures de prévention liées aux risques routiers. C'est-à-dire la mise en place d'un balisage de la zone, une signalisation temporaire de la zone en amont et une surveillance générale de l'activité par le conducteur des travaux".
Quelle place occupe la sécurité dans les entreprises de manière générale ?
"Souvent, c'est vu comme quelque chose de contraignant et de coûteux. Les entrepreneurs ainsi que les employeurs considèrent que la sécurité n'est pas primordiale, qu'elle est chère et qu'elle est un frein à leur activité".
La semaine réunionnaise de la prévention des risques professionnelles a été organisée par la CGSS et ses partenaires en août dernier pour les entreprises et les institutions privées et publiques. Vous avez été sollicité pour informer de la prévention des risques professionnels. Cela les a t-il mobilisés ?
"Les personnes concernées ne se sont pas déplacées en masse. Ce manque d'intérêt montre bien que la sécurité n'occupe pas la place qu'elle devrait. D'ailleurs les TPE et PME ne se sont pas senties concernées. En 2011, il y a eu 3.916 accidents du travail sur l'île, soit une augmentation de plus de 8% par rapport à l'année 2010. Pour moi cela démontre clairement que malgré l'ensemble des guides et des campagnes de prévention, l'ensemble du monde du travail n'a pas intégré l'élément sécurité comme vital".
Quelle place doit occuper la sécurité dans une entreprise ?
"Au-delà des obligations légales, la sécurité doit être considérée comme une valeur et non comme une entrave. Elle doit être traitée au même titre que l'ensemble des autres services pour améliorer la vie des travailleurs tout comme les performances de l'entreprise, et cela permettra en vérité des économies. Dans la démarche globale de prévention, une multitude de risques sont méconnus tels que les risques psycosociaux, à l'origine des drames survenus dans les grandes entreprises ces deux dernières années".
Qu'est-ce qu'un risque psychosocial ?
"Les risques psychosociaux regroupent le stress au travail, les violences internes et externes à l'entreprise, l'épuisement professionnel appelé communément "burn out" et les formes de malaise, de mal-être ressentis pas les salariés. La prévention est nécessaire afin d'évaluer et de planifier les risques le plus en amont possible pour les éviter".
Que préconisez-vous pour diminuer voire éliminer les accidents de travail ?
"Le rique zéro n'existe pas en matière de sécurité. Cependant, chaque entreprise privée ou publique se doit d'évaluer l'ensemble des risques professionnelles de son activité. Les formations sécurité, pourtant accessibles auprès de la mission prévention de la CGSS ne concernent que les employeurs renseignés et volontaires, car il y a un défaut d'information et de formation des personnes se préparant à l'ouverture ou à la gestion d'une entreprise".
"En plus des équipements de protection individuelle (EPI) propre à chaque activité, il y a forcément les mesures de prévention liées aux risques routiers. C'est-à-dire la mise en place d'un balisage de la zone, une signalisation temporaire de la zone en amont et une surveillance générale de l'activité par le conducteur des travaux".
Quelle place occupe la sécurité dans les entreprises de manière générale ?
"Souvent, c'est vu comme quelque chose de contraignant et de coûteux. Les entrepreneurs ainsi que les employeurs considèrent que la sécurité n'est pas primordiale, qu'elle est chère et qu'elle est un frein à leur activité".
La semaine réunionnaise de la prévention des risques professionnelles a été organisée par la CGSS et ses partenaires en août dernier pour les entreprises et les institutions privées et publiques. Vous avez été sollicité pour informer de la prévention des risques professionnels. Cela les a t-il mobilisés ?
"Les personnes concernées ne se sont pas déplacées en masse. Ce manque d'intérêt montre bien que la sécurité n'occupe pas la place qu'elle devrait. D'ailleurs les TPE et PME ne se sont pas senties concernées. En 2011, il y a eu 3.916 accidents du travail sur l'île, soit une augmentation de plus de 8% par rapport à l'année 2010. Pour moi cela démontre clairement que malgré l'ensemble des guides et des campagnes de prévention, l'ensemble du monde du travail n'a pas intégré l'élément sécurité comme vital".
Quelle place doit occuper la sécurité dans une entreprise ?
"Au-delà des obligations légales, la sécurité doit être considérée comme une valeur et non comme une entrave. Elle doit être traitée au même titre que l'ensemble des autres services pour améliorer la vie des travailleurs tout comme les performances de l'entreprise, et cela permettra en vérité des économies. Dans la démarche globale de prévention, une multitude de risques sont méconnus tels que les risques psycosociaux, à l'origine des drames survenus dans les grandes entreprises ces deux dernières années".
Qu'est-ce qu'un risque psychosocial ?
"Les risques psychosociaux regroupent le stress au travail, les violences internes et externes à l'entreprise, l'épuisement professionnel appelé communément "burn out" et les formes de malaise, de mal-être ressentis pas les salariés. La prévention est nécessaire afin d'évaluer et de planifier les risques le plus en amont possible pour les éviter".
Que préconisez-vous pour diminuer voire éliminer les accidents de travail ?
"Le rique zéro n'existe pas en matière de sécurité. Cependant, chaque entreprise privée ou publique se doit d'évaluer l'ensemble des risques professionnelles de son activité. Les formations sécurité, pourtant accessibles auprès de la mission prévention de la CGSS ne concernent que les employeurs renseignés et volontaires, car il y a un défaut d'information et de formation des personnes se préparant à l'ouverture ou à la gestion d'une entreprise".















