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Acculée par les coups de pression du maire de Saint-Leu et des surfeurs/pêcheurs, la préfecture avait promis il y a deux semaines de prendre les choses à son compte. Un arrêté préfectoral censé canaliser les initiatives privées de chasse aux requins devait voir le jour. C'est chose faite depuis hier 13 août.
Cet arrêté autorise les opérations de marquage et de prélèvement de requins dans les eaux maritimes bordant le littoral Ouest de la commune du Port à la commune de Saint-Pierre. Pour les marquages, rien de nouveau sous le soleil. L'opération est rodée depuis octobre 2011.
Concernant les prélèvements, ils sont bien destinés "officiellement" à des fins de "connaissance scientifique" et de "protection des activités de loisirs et professionnelles en mer."
Les requins visés par ces opérations se limitent aux seules espèces "bouledogue et tigre". Paradoxal : un communiqué de presse en date du 11 août voyait plus large pour cibler le risque sanitaire de ciguatéra. Quatre autres espèces (la carangue grosse tête, le croissant queue jaune, le barracuda, le vara vara) devaient également être prélevés. La préfecture s'est visiblement rétractée.
Autre message à l'égard des pêcheurs de requins marron, la préfecture brandit la menace d'amendes pour tout contrevenant. "Les actions de pêche nécessaire aux opérations de marquage et de prélèvement seront réalisées par les navires des pêcheurs titulaires du marché CHARC" stipule le texte, et personne d'autre.
Des sorties prélèvements non couvertes légalement ?
Sur les conditions des sorties en mer, la préfecture rappelle que "les opérations de pêche à des fins de marquage ou de prélèvement pourront être réalisées de jour comme de nuit, sans amorçage, avec appâts et hameçons circulaires en vue de la relâche et en utilisant les techniques de pêche à la traîne." Publié ce 13 août, l'arrêté ne couvrait donc pas les sorties en mer de fin de semaine dernière des équipes mandatées. Ce qui d'un point de vue légal aurait pu ne pas échapper à certaines associations anti-prélèvements. A moins que la réelle intention des sorties de la semaine dernière n'était autre que celle des "traditionnels" marquages.
Autre manque de précision : l'arrêté ne mentionne nullement les intentions chiffrées des prélèvements. 20 requins dont 10 de chaque espèce visée avait été l'annonce faite à l'issue d'une réunion de concertation la semaine dernière. Faudra-t-il attendre un nouvel arrêté complémentaire ? Il faut rappeler que l'ARVAM s'était exprimée pour une pêche d'au moins 45 requins pour caractériser le risque ciguatéra. Cet arrêté ne semble donc être que le premier d'une série de prochaines révisions.
Enfin, les demandes de certaines associations depuis 2011 ont visiblement été entendues. La préfecture tolère "l'embarquement d'observateurs ou de toute autre personne que celles composant l'équipage du navire et l'équipe de marquage". Un premier signe de transparence pourront dire les usagers de la mer en quête de vérité.
Cet arrêté autorise les opérations de marquage et de prélèvement de requins dans les eaux maritimes bordant le littoral Ouest de la commune du Port à la commune de Saint-Pierre. Pour les marquages, rien de nouveau sous le soleil. L'opération est rodée depuis octobre 2011.
Concernant les prélèvements, ils sont bien destinés "officiellement" à des fins de "connaissance scientifique" et de "protection des activités de loisirs et professionnelles en mer."
Les requins visés par ces opérations se limitent aux seules espèces "bouledogue et tigre". Paradoxal : un communiqué de presse en date du 11 août voyait plus large pour cibler le risque sanitaire de ciguatéra. Quatre autres espèces (la carangue grosse tête, le croissant queue jaune, le barracuda, le vara vara) devaient également être prélevés. La préfecture s'est visiblement rétractée.
Autre message à l'égard des pêcheurs de requins marron, la préfecture brandit la menace d'amendes pour tout contrevenant. "Les actions de pêche nécessaire aux opérations de marquage et de prélèvement seront réalisées par les navires des pêcheurs titulaires du marché CHARC" stipule le texte, et personne d'autre.
Des sorties prélèvements non couvertes légalement ?
Sur les conditions des sorties en mer, la préfecture rappelle que "les opérations de pêche à des fins de marquage ou de prélèvement pourront être réalisées de jour comme de nuit, sans amorçage, avec appâts et hameçons circulaires en vue de la relâche et en utilisant les techniques de pêche à la traîne." Publié ce 13 août, l'arrêté ne couvrait donc pas les sorties en mer de fin de semaine dernière des équipes mandatées. Ce qui d'un point de vue légal aurait pu ne pas échapper à certaines associations anti-prélèvements. A moins que la réelle intention des sorties de la semaine dernière n'était autre que celle des "traditionnels" marquages.
Autre manque de précision : l'arrêté ne mentionne nullement les intentions chiffrées des prélèvements. 20 requins dont 10 de chaque espèce visée avait été l'annonce faite à l'issue d'une réunion de concertation la semaine dernière. Faudra-t-il attendre un nouvel arrêté complémentaire ? Il faut rappeler que l'ARVAM s'était exprimée pour une pêche d'au moins 45 requins pour caractériser le risque ciguatéra. Cet arrêté ne semble donc être que le premier d'une série de prochaines révisions.
Enfin, les demandes de certaines associations depuis 2011 ont visiblement été entendues. La préfecture tolère "l'embarquement d'observateurs ou de toute autre personne que celles composant l'équipage du navire et l'équipe de marquage". Un premier signe de transparence pourront dire les usagers de la mer en quête de vérité.
















