Politique

La mairie du Port brise son silence et appelle à la raison

Il était temps diront certains. Après deux nuits d'émeutes dans la commune, la mairie du Port a tenu ce midi un point presse qui brise un long silence.


Le premier faux-pas est pardonné : "le maire n'a pas pu être présent car il est très occupé". C'est donc à une équipe réduite qu'auront face à eux les journalistes.

Le DGS et un adjoint sont missionnés pour faire entendre la voix de la mairie. Après un rappel des chiffres des commerces et mobiliers abîmés sur les deux nuits, Alain Moreau, directeur des services techniques, espère "faire jouer l'ensemble du réseau associatif" pour calmer les jeunes qui s'adonnent à ces dégradations de biens publics et privés.

"Nous tiendrons cet après-midi une réunion avec les acteurs de quartiers", complète Henri Hyppolite, 5ème adjoint (notamment délégué à la politique associative) et conseiller général du 2ème canton. Il veut avant tout rétablir ces événements à leur juste proportion.

"Le Port c'est une ville de 40.000 habitants mais nous avons à faire qu'à une poignée de personnes", explique-t-il. L'élu continue à défendre indéfectiblement sa commune. Pour lui "quand il se passe quelque chose au niveau d'un quartier, on le rapporte au niveau de la ville. Ce sont des gens qui ne sont pas mal dans leur ville, mais dans leur vie". La formule sonne bien mais sans doute insuffisante pour arrêter la machine du vandalisme, à quelques heures d'une troisième nuit.

Le maire ne doit-il pas prendre la parole ?

Selon Henri Hyppolite, ces "problèmes sociaux dépassent le cadre portois, c'est un problème réunionnais". La "forte demande en logements", "l'exaspération" de ces populations tiennent parmi les causes avancées par l'adjoint et conseiller général même s'il "n'excuse pas les violences". Un discours qui ressemble à s'y méprendre à celui du maire de Saint-Denis, Gilbert Annette, qui renvoit la balle à l'Etat.

"Les référents de quartiers seront encore activés dans l'après-midi", promet Alain Moreau. Si ce réseau ne suffit pas, ne serait-on pas en droit de voir le maire et ses adjoints se positionner en préventive dans les quartiers concernés ? "Je ne suis pas zorro", affirme Henri Hyppolite.

La figure d'un maire peut-elle calmer les plus basses velléités? A défaut de voir Jean-Yves Langenier lancer un appel via les médias, il faudra se contenter d'un timide communiqué prévu dans l'après-midi, en attendant un conseil municipal qui se tient ce soir à 17 heures.
Jeudi 23 Février 2012 - 15:25
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par UN CANDIDE le 23/02/2012 15:42
LES "VENDEURS DE RÊVES BON MARCHE" , AUTREMENT DIT LES "CHARGEURS DE 'EAU",LES IMPOSTEURS PATENTéS DU P.C.R , ENTRENT EN SCÈNE APRÈS CES NUITS D’ÉMEUTES!! Vont-ils souffler sur les braises comme trop souvent ou appeler les émeutiers à la raison s'ils le peuvent encore ? Ce n'est pas le discours habituel qu'ils tiennent dans des circonstances semblables !!!!

2.Posté par noe 2012 le 23/02/2012 17:10
Le maire habite-t-il au Port ?
Il se cache ou prépare sa campagne comme Bello ?

« Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l’on aurait pu être. » [George Eliot]

3.Posté par David Asmodee le 23/02/2012 17:58
Le premier faux-pas est pardonné : "le maire n'a pas pu être présent car il est très occupé". C'est donc à une équipe réduite qu'auront face à eux les journalistes.



Le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, Louis XVI avait écrit dans son journal un simple mot : Rien.
En 2012, la gauche caviar et la droite de gauche ont d'autres chats à fouetter. Gare !

4.Posté par prisca le 23/02/2012 19:34
Prenez vos responsabilités. C'est votre commune et vos électeurs. Quand on promet trop de choses et que les gens voient que ça n'arrive pas : voilà ce qui arrive!!!!!! C'est scandaleux!!!! Au lieu de briguer d'autres mandats, assumez!!!!

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