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La folie des grandeurs et des dépenses publiques


La folie des grandeurs et des dépenses publiques
Après une déclaration du ministre des Arts et de la Culture qui annonçait que "l'Etat n'a pas les moyens financiers et humains de classer tous les bâtiments historiques pour en assurer la préservation", ceci suite à la démolition d'une des plus vieilles bâtisses de l'Hémisphère sud. Et où on apprend que le toit de l'Hôtel de Ville de Curepipe qui compte plus de cent ans d'existence vient de s'écrouler face à la décrépitude et une rénovation contestée. 

L'ex directeur de la MBC, Nando Bodha, recyclé en ministre des Infrastructures publiques et chef de gare pour le projet Metro Express, s'est lancé dans l'événementiel pour célébrer en fanfare les 50 ans de l'Indépendance en tant que président du comité interministériel.

Quand on arrive à claquer près de 187 500€ en une soirée uniquement pour le lancement du projet "Metro Express" sans que le coût final du projet soit rendu public, sans qu'on ait un CEO à la tête du machin. Il y a deux postures à adopter. On admire ceux qui ont ce talent si unique de claquer des sous qui ne leur appartiennent pas ou d'ouvrir bien les canettes pour comprendre leur tour de magie.

Dans le sillage des réjouissances. La première édition de la Mauritius Cinema Week a coûté 187 500€. Notre nouveau Monsieur Cinéma a affirmé que l’objectif fixé avec cet évènement a été atteint. Après Emmanuelle Béart et Rani Mukerji, c'est au tour de Barbara Hendricks de débarquer à Maurice pour on ne sait combien de milliers d'euros. 

Le ministre à talonnettes et aux yeux crayonnés de khôl nous a encore réservé bien d'autres surprises. Il a lancé un salon de l'agriculture où ont défilé cabris, veaux, vaches, cochons la semaine dernière. On n'a pas finit d'entendre parler de ces folies puisque l'apothéose est prévue mars 2018.

Dans un tout autre genre son collègue Ivan Collendaveloo n'est pas en reste. La compétition semble féroce. Après la mise à pied de Raj Dayal, l'ex ministre de l'environnement pour une sombre affaire de "bal couleurs" qu'il souhaitait nous balancer en pleine poire à l'occasion de Holi la fête des couleurs. Le grand patron du CEB (Central Electricity Board) vient de claquer Rs 2 millions pour la fête de Divali à la municipalité de Beau-Bassin /Rose-Hill. Tout ceci puisé impunément de la caisse de l’organisme parapublic et des sponsors. 

Lorsqu'un rappel à l'ordre lui est signifié sur la dilapidation de l'argent public et l’utilisation des ressources publiques à des fins politiciennes.

Ivan le roi de la colonisation en connerie généralisée a estimé “atroce” et “antipatriotique” qu’un journaliste ait écrit que le CEB “n’avait pas le droit de célébrer Divali.” Un raccourci et des sous-entendus pour créer la confusion et faire diversion sur les véritables enjeux. Politiser des fêtes nationales est devenu un art chez les hommes au pouvoir. Tout comme planquer les petites copines dans des postes sur mesure dont le parti ML et le MP sont des familiers du genre. 

Alors que des femmes, d'autres qui n'ont pas pris l'ascenseur à vitesse grand V pour accéder à des privilèges, sont elles à leur huitième jour de grève de la faim au jardin de la Compagnie et revendiquent un salaire décent et humainement plus acceptable que les 38€ par mois. À la question de savoir pourquoi le Premier ministre n’a pas rencontré ces quatre grévistes de la faim, sir Anerood Jugnauth a lancé : "Be ki pou zwenn zot ? Si zot deside pou al swiside, nou bizin al zwenn zot ?". "Mo fou pa mal ek zot". C'est vous donner une idée des priorités du pays et l'état d'esprit des dirigeants. 

Pour terminer, chacun dans un élan de générosité nous a éclaboussés de sa "Diya intérieure" à l'occasion de Divali. Celui qui s'étale dans différents boards administratifs et qui touche près de 20 000€  a souhaité lui aussi participer à la fête. Gérard Sanspeur, notre Pénélope nationale nous a régalés d'un petit machin chose sur la question. À croire que les fusibles de l'illuminé et des copains ont définitivement grillé. 

Quand on sait qu'ils sont capables de justifier une panne nationale dans le pays suite à un supposé grignotage de fil de courant par une malheureuse chauve-souris, on se dit que c'est loin d'être des lumières. 
Lundi 23 Octobre 2017 - 13:38
La Mauricienne
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1.Posté par A mon avis le 24/10/2017 13:02

À la question de savoir pourquoi le Premier ministre n’a pas rencontré ces quatre grévistes de la faim, sir Anerood Jugnauth a lancé : "Be ki pou zwenn zot ? Si zot deside pou al swiside, nou bizin al zwenn zot ?". "Mo fou pa mal ek zot".


http://defimedia.info/le-journal-teleplus-mo-fou-pa-mal-ek-zot-indignees-les-grevistes-de-la-faim-donnent-la-replique-saj

2.Posté par A mon avis le 24/10/2017 13:05

Ivan le roi de la colonisation en connerie généralisée a estimé “atroce” et “antipatriotique” qu’un journaliste ait écrit que le CEB “n’avait pas le droit de célébrer Divali.” Un raccourci et des sous-entendus pour créer la confusion et faire diversion sur les véritables enjeux. Politiser des fêtes nationales est devenu un art chez les hommes au pouvoir. Tout comme planquer les petites copines dans des postes sur mesure dont le parti ML et le MP sont des familiers du genre.


http://www.lemauricien.com/blog/inqualifiable

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