Park Geun-Hye, la fille de Park Chung-hee (dictateur de la Corée du Sud entre 1961, date de son coup d'Etat militaire, et 1979, date de son assassinat par le chef des services secrets sud-coréens), est la première femme à être choisie par l'un des principaux partis sud-coréens pour concourir à l'élection présidentielle. Elle a en effet été choisie par 84% des votants contre quatre autres candidats par le parti conservateur Saenuri.
Park Geun-Hye était déjà candidate pour la nomination conservatrice en 2007 mais avait perdu contre Lee Myuung-Bak, qui a par la suite remporté la présidentielle, mettant un terme à deux mandatures libérales. Lee Myuung-Bak n'ayant plus le droit de se représenter, Park Geun-Hye y voit une opportunité pour se faire élire.
Elle peut compter sur les votes des électeurs les plus âgés, qui ont connu l'époque de son père: après son coup d'Etat en 1961, l'ancien lieutenant de l'armée d'occupation japonais avait lancé une politique économique qui a permis le développement de grands groupes avec de puissantes connexions politiques (Samsung, Hyundai... ), une forte croissance et d'importantes exportations. Dans le même temps, cependant, il a pourchassé ses opposants en les accusant de communisme et les a torturé; a interdit le rock, les minijupes et les cheveux longs pour les hommes et creusé les inégalités.
Park Geun-Hye fera face à deux défis: faire oublier la collaboration de son père avec les forces japonaises dans un pays où le souvenir de l'occupation motive encore une forte hostilité et convaincre sur la problématique de la corruption qui gangrène les partis politiques existants, notamment le Parti conservateur qu'elle va représenter.
Park Geun-Hye était déjà candidate pour la nomination conservatrice en 2007 mais avait perdu contre Lee Myuung-Bak, qui a par la suite remporté la présidentielle, mettant un terme à deux mandatures libérales. Lee Myuung-Bak n'ayant plus le droit de se représenter, Park Geun-Hye y voit une opportunité pour se faire élire.
Elle peut compter sur les votes des électeurs les plus âgés, qui ont connu l'époque de son père: après son coup d'Etat en 1961, l'ancien lieutenant de l'armée d'occupation japonais avait lancé une politique économique qui a permis le développement de grands groupes avec de puissantes connexions politiques (Samsung, Hyundai... ), une forte croissance et d'importantes exportations. Dans le même temps, cependant, il a pourchassé ses opposants en les accusant de communisme et les a torturé; a interdit le rock, les minijupes et les cheveux longs pour les hommes et creusé les inégalités.
Park Geun-Hye fera face à deux défis: faire oublier la collaboration de son père avec les forces japonaises dans un pays où le souvenir de l'occupation motive encore une forte hostilité et convaincre sur la problématique de la corruption qui gangrène les partis politiques existants, notamment le Parti conservateur qu'elle va représenter.
















