Politique

La "fête du vrai travail" de Sarkozy, un "slogan pétainiste" pour P.Corré

Alors que le président sortant, Nicolas Sarkozy, a parlé de l'organisation d'un grand rassemblement le 1er mai au nom de la "fête du vrai travail", il est revenu sur cette déclaration maladroite qui, selon les syndicats, était une manœuvre pour récupérer l'électorat de l'extrême droite. Pour les syndicats, le 1er mai est la "journée internationale des travailleurs", nuance...


La "fête du vrai travail" de Sarkozy, un "slogan pétainiste" pour P.Corré
Nicolas Sarkozy, dès le lendemain du premier tour des élections présidentielles, avait parlé de "fête du vrai travail" à propos du rassemblement qu'il souhaite organiser le 1er mai prochain. Une déclaration qui avait provoqué la colère de la gauche et des syndicats.

Hier, au TJ de TF1, le président sortant a assuré n'avoir jamais parlé de "fête du vrai travail". Il fait donc marche arrière. Une "erreur de communication" qui voulait "jeter le discrédit sur les organisations syndicales en opposant les vrais travailleurs aux autres, c'est-à-dire les fainéants", indique Patrick Corré, secrétaire général de la CGTR Educ'action, qui se demande si Nicolas Sarkozy "découvre tout à coup qu'il y a un 1er mai alors qu'il est en difficulté entre les deux tours. Il ne s'est jamais préoccupé du travailleur auparavant".

Pour le syndicaliste, le leader de l'UMP a voulu, "même s'il a merdé" en parlant de "fête du vrai travail", attaquer "les corps intermédiaires qui feraient de la résistance et qu'il tient pour responsables de l'échec de ses réformes". Il aurait tenté "maladroitement" de "viser l'électorat FN" pour sa réélection.

Patrick Corré tient à préciser que le 1er mai "est la journée internationale de la fête des travailleurs", tandis que les propos de Nicolas Sarkozy lui "rappelle le slogan pétainiste du travail, de la famille et de la patrie".
Jeudi 26 Avril 2012 - 15:55
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1.Posté par Jorat le 26/04/2012 16:24
A voir sur YouTube, une vidéo désoplilante : le 1er mai, fête du "Vrai Travail" (version Sarkozy).

2.Posté par ALLEZALLAIS le 26/04/2012 17:08
Patrick Corré tient à préciser que le premier mai, je le cite : " est la journée internationale de la fête des travailleurs", tandis que les propos de Nicolas Sarkozy lui "rappelle le slogan pétainiste : « travail, famille patrie ».

Un peu d’histoire messieurs les syndicalistes et aussi Monsieur le Président. Le 24 avril 1941, c’est bien le maréchal Pétain, eh oui, le maréchal qui instaure officiellement le 1er Mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale ».

Et s’il le fait, c’est à l’initiative des travailleurs et de son ministre René Belin, un ancien dirigeant de la CGT entre temps devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan.

Dès lors le jour devient férié, chômé et payé. L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet. Eh oui c’est encore lui !

René BELIN avait été remarqué par Léon Jouhaux. Elu en 1933 au Bureau confédéral, il devint, pour les observateurs, le « secrétaire général adjoint » de l'organisation.

Il anime l'hebdomadaire Syndicats avec Georges Dumoulin (UD-Nord), André Delmas et Ludovic Zoretti (SNI), Marcel Roy (Métaux), M. Savoie (Alimentation), Pierre Vigne, Bard et Bertron (Mines), P. Milan et Bonnet (Habillement) et Raymond Froideval (Bâtiment).

Après la débâcle militaire de 1940, René Belin choisit la voie de la Révolution nationale de PETAIN, comme de nombreux socialistes d’ailleurs, et il devient ministre du Travail de Pétain du 14 juillet 1940 au 18 avril 1942, poste qu'il cumule avec la charge de la production industrielle du 23 février 1941 au 18 juillet de la même année. Sous son mandat fut instituée la retraite par répartition.

C'est le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la « Fête du Travail et de la Concorde sociale » et devient un jour chômé et payé. On peut remarquer que la Saint-Philippe (Pétain) était fêtée le 1er mai, jour déplacé au 3 mai ensuite.

Exclu en 1945 des organisations auxquelles il appartenait avant-guerre, non sanctionné pour collaboration, il rejoint le Parti socialiste démocratique de Paul Faure et tente de relancer un syndicalisme indépendant en aidant à la création de la Confédération générale des Syndicats indépendants. Il fonde secrètement "Front syndicaliste" puis "La Revue syndicaliste", proche de FO.

3.Posté par Gratteur le 26/04/2012 17:09
Ce P Corré c'est un gratteur de cul professionnel, il n'a jamais travaillé c'est un syndicaliste de métier
Je comprends qu'il s'inquiète de la définition du vrai travail.

4.Posté par Kréol'' pakon le 26/04/2012 17:32
Patrick Corré ,Secrétaire général CGTR éduc'action,... il sait ce que sait lui le vrai travail ce planqué syndicaliste de l'éducation nationale qui perçoit la surémunération. ???

Dire que ce sont toujours ceux qui devraient la fermer qui l'ouvrent le plus fort !!!!!!

5.Posté par saint dikaliss le 26/04/2012 18:36
Slogan pétainiste ? waouh ! Pathétique !
En matière de collaboration, la gauche était aux première loges et devrait revoir un peu son histoire.
Quid de sa collaboration durant le PACTE GERMANO-SOVIETIQUE ?
Quid de la FRANCISQUE de "tonton" mitterrand ?

Un petit rappel pour les syndicalistes à la mémoire sélective :
http://www.youtube.com/watch?v=SwLSTF_bW4c

6.Posté par candide 2 le 26/04/2012 18:48
Si on faisait le compte de tous les planqués de la fonction publique et si on les renvoyait devant leurs élèves ou dans les bureaux où ils serait légitime de les voir, il n'y aurait pas besoin de créer encore 61000 postes de fonctionnaires . Les politiques savent ce qu'il faut faire pour sortir véritablement de la crise mais ils ne le feront jamais par démagogie et surtout pour garder la main sur leur fonds de commerce.

7.Posté par noe 2012 le 26/04/2012 18:58
Le 1er Mai doit être la fête des vrais travailleurs , ceux qui bossent dur et paient leurs impôts !

Ce n'est pas la fête des "grateurs de c..." , des soits-disants becqueurs de clé ...

8.Posté par ALLEZALLAIS le 26/04/2012 19:08
Un peu d’histoire messieurs les syndicalistes et aussi Monsieur le Président. Le 24 avril 1941, c’est bien le maréchal Pétain, eh oui, le maréchal qui instaure officiellement le 1er Mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale ».


9.Posté par COMMUNIQUE NPA le 26/04/2012 19:14
Communiqué du NPA. Sarkozy joue les "Pétains" pour gagner les voix de Le Pen.


lundi 23 avril 2012



Nicolas Sarkozy annonce qu’il organisera le 1er mai un "très grand rassemblement" autour du "vrai travail".

Alors qu’il a déjà fait la campagne, pour le premier tour, à droite toute, sur le terrain de la réaction sociale, sécuritaire, raciste et xénophobe, il récidive pour le deuxième tour.

Après avoir rogné encore le droit de grève par exemple pour le transport aérien, tapé sur les syndicats qu’il accuse de bloquer la société, il reprend aujourd’hui les accents de Pétain pour parler du travail.

Le Pen avait déjà tenté de s’approprier le premier mai avec sa fête de Jeanne d’Arc.

Non le premier mai n’est ni à Sarkozy, ni à Le Pen, ni à la droite, ni à l’extrême droite.

Le premier mai est une journée de lutte internationale des travailleurs et des travailleuses, une journée de solidarité internationale, une journée pour les droits des salariéEs, l’exacte contraire de tout ce qu’incarne Sarkozy.

Cette nouvelle provocation mérite une seule réponse: renvoyer à Sarkozy la vague qu’il sentait monter.

Faisons du premier mai un raz-de-marée antiraciste et antifasciste contre la droite.

Le 23 avril 2012

10.Posté par Lu rue 89 le 26/04/2012 19:15
Vrai travail » and co. Au secours, Pétain revient !






Après la « France qui se lève tôt » de 2007, voici donc le « vrai travail » de 2012. Nicolas Sarkozy entend le fêter le 1er mai, à l’occasion d’un très grand rassemblement :


« Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais la fête du vrai travail. »

L’idée est à peu près la même qu’avec la France qui se lève tôt : trier le bon grain de l’ivraie, les bons Français de ceux qui se lèvent tard, ou qui sont payés sans travailler (les « assistés ») ou qui font semblant de travailler (le « faux » travail, donc).

L’époque où il fallait être un « vrai Français »

L’expression a une petite odeur rance. D’où vient-elle ? Le NPA a mis les pieds dans le plat, pointant des « accents de Pétain ». Une époque où il fallait être un « vrai Français », où la devise nationale commençait par le mot « travail ». Ou le vrai travail était le travail de la terre, vraie elle aussi (elle ne « mentait pas »).



Appel aux travailleurs, discours du maréchal Pétain à Saint-Etienne, le 1er mars 1941

Le NPA est-il coupable d’une facile « reductio ad petainum » du débat ?

Le maréchal Pétain est le premier dirigeant politique de droite qui ait tenté de récupérer le 1er mai. Ce jour-là était aussi la saint-Philippe ... Le 24 avril ( !) 1941, il a décidé de rendre férié cette journée-là, espérant rallier les ouvriers. Le 1er mai de cette année, il déclarait à ceux de Commentry (Allier) :


« Le 1er mai a été, jusqu’ici, un symbole de division et de haine. Il sera désormais un symbole d’union et d’amitié, parce qu’il sera la fête du travail et des travailleurs. Le travail est le moyen le plus noble et le plus digne que nous ayons de devenir maître de notre sort. »

L’églantine (rouge comme le sang des révolutionnaires et ouvriers) est alors remplacée par le muguet (blanc comme le lys).

Une fête de gauche tordue par l’extrême droite

Après la guerre, la fête est redevenue « républicaine » – le muguet a réussi à survivre, cependant. Mais le 24 avril ( ! !) 1988, au soir du premier tour de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen a annoncé qu’il allait célébrer à sa façon le 1er mai, décrété « fête du travail et de Jeanne d’Arc », celle-ci étant dans la mystique de l’extrême droite, depuis toujours, l’incarnation de la résistance à l’étranger (Robert Brasillach, auteur apprécié par Jean-Marie Le Pen, écrivait dans Je suis partout, le 12 mai 1944 : « Jeanne appartient au nationalisme français dans ce qu’il a de plus réaliste, de plus profond et de plus attaché à la terre. »)

Depuis, chaque année, le FN organise ce rassemblement directement inspiré du pétainisme, donc. Marine Le Pen a repris la tradition : elle était l’an dernier la star de la fête, sur le podium installé au pied de la statue de la Pucelle, rue des Tuileries.

11.Posté par lol le 26/04/2012 20:21
CORRE qui n'a jamais travaillé dans sa vie et percoit les 53%, il serait opportun que Sarko soit réelu et renvoie tous les syndicalistes permanents aux travailles.

12.Posté par Dan le 26/04/2012 20:25
@AllezAllais

La Fête du travail fut créée "à l’initiative des travailleurs"
S'il y a une chose à retenir, dans la continuité, c'est bien celle-ci, non?

Le titre que Pétain lui a donné correspondait au contexte politique et social de l'époque.
Quel était son objectif, à lui, en instituant cette journée?
Répondez à cette question, cela nous évitera de sombrer dans la caricature de l'Histoire...

71 années plus tard, le contexte a bien changé. Les rapports entre le peuple et ses gouvernants aussi. Il me semble naturel que la dénomination ait évolué également.
Qu'à certain moment de leur histoire et de leurs luttes syndicales, les travailleurs aient tenu - je ne sais quand entre le 24 avril 41 et aujourd'hui - à se la réapproprier en la nommant "Fête des travailleurs" ne change rien : c'est la leur depuis le début !

Passons maintenant à des variations de dénomination de l'évènement d'une autre valeur significative : l'ajout, par Sarkozy, d'un mot : "vrai".

A l'inverse de Pétain, par ce mot, il évince toute "Concorde Sociale"....
Pourquoi? Parce que - comme Pétain - il adapte son vocabulaire à l'effet qu'il veut obtenir.
Le maréchal voulait calmer les français.Le candidat Sarkozy souhaite les diviser.
Il y aurait donc aujourd'hui les "bons" et les "mauvais" travailleurs.....

Retour aux fondamentaux manichéens : d'autres s'y emploient avec lui....

Reste que ce 1er mai, avec son Muguet , a été acquis et depuis toujours commémoré PAR LES TRAVAILLEURS, qui, ce jour-là, démontrent - manifestement (!) - leur position sociale, identité, leur solidarité, leurs revendications... et leurs syndicats. Leur force aussi.
Les syndicats des travailleurs défilent au 1er mai, coude à coude, en Concordance....
Pas ceux du patronat.
CQFD !

Un syndicat est un outil qui permet de fédérer le dialogue entre ceux qui "emploient" et ceux qui sont "employés". Entre les patrons et les travailleurs.
Sarko aura beau dire, les "travailleurs" sont tous du même côté de la table: ils sont tous vraiment exploités !

Ceux qui gouvernent sont sensés faciliter ce dialogue entre les travailleurs et les patrons. Pour que la société fonctionne correctement.
Sarkozy, lui, fait exactement l'inverse. Il casse la "concordance social", pour mieux asseoir son pouvoir partisan, vous le savez bien, des "vrais" exploiteurs...!

13.Posté par ALLEZALLAIS le 26/04/2012 21:39
Dan comme LU RUE89 vos posts sont fort utiles au débat. Ils acceptent la vérité historique.

Simplement? mon intervention avait pour but de rappeler que c'est BELIN? un syndicaliste CGT, passé coté PETAIN, comme tant d'autres de gauche, et dont vous ne parlez pas qui est à l'origine de la fête des travailleurs, ce que vous avez récupéré, bien !

Sans amertume, cela méritait d'être connu de tous ! Non ?

14.Posté par Sansblague le 26/04/2012 22:04
"La journée internationale des travailleurs, fête des travailleurs, est une fête internationale annuelle célébrant les travailleurs. Elle est l’occasion d’importantes manifestations du mouvement ouvrier.
Instaurée à l'origine comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, elle est célébrée dans de nombreux pays du monde le 1er mai.

En France, dès 1793, une fête du Travail est fixée le 1er pluviôse (en janvier), et fut instituée pendant quelques années par Fabre d’Églantine. Du familistère Godin de Guise naît en 1867 la fête du Travail. Jean-Baptiste André Godin venant tout juste d'achever la rédaction de Solutions sociales, la date de la manifestation n'est pas encore arrêtée au premier dimanche de mai.

PETAIN n'a donc rien inventé. CQFD. D'autant que le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts. Avec ce nouveau drame, le 1er Mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l’Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là. (dixit Wiki...Qui? WIKI)...

Et pour faire plaisir à SARKO, qui devient lepéniste de jour en jour, dans le monde arabe la fête du 1er mai, est appelée fête des ouvriers...

15.Posté par Dan le 26/04/2012 23:33
La vérité historique, je crois que Sansblague vient d'en faire un juste résumé.
Et pour ce qui concerne la VRAIE affiche:// du VRAI Pétain, il est aisé de voir le montage.... mais ce n'est pas parce que certains font circuler des fausses infos qu'il ne faut pas les vérifier : d'ailleurs, il serait intéressant de trouver la source de ce montage....
Cela n'ôte pas le fait que Pétain faisait son chantage à la Paix par le travail tout en voulant amadouer les ouvriers en mettant à l'honneur cette fête qu'il dénaturait par la même occasion .... en brandissant "Travail, Famille, Patrie", comme si tous les Français étaient des ouvriers.... et ...au service de qui?

16.Posté par Dan le 27/04/2012 01:10
Le lien pour l'affiche de Pétain de mon précédent message ne fonctionne pas : le voici en entier :

http://chan.archivesnationales.culture.gouv.fr/sdx-222-chan-pleade-1/pl/toc.xsp?id=FRDAFANCH0098_72AJ_d0e24178&qid=sdx_q0&fmt=tab&idtoc=FRDAFANCH0098_72AJ-pleadetoc&base=fa&n=11&ss=true&as=&ai=

Merci.

17.Posté par ALLEZALLAIS le 27/04/2012 04:21
Rien n'est faux, chers internautes qui me précédaient, dans ce que vous écrivez concernant la fête du premier mai comme fête internationale des travailleurs.

Mais la création officielle en France de cette fête du travail, notez la différence, est bel et bien le fait de PETAIN. Après on peut ergoter dans tous les sens sur ses intentions à lui PETAIN ou sur celles de la CGT representée par BELIN, mais c'est historiquement parlant bien de lui que date cette création officielle !

Le 24 avril 1941, c’est bien le maréchal Pétain, eh oui, le maréchal qui instaure officiellement le 1er Mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale ».

Il le fait à l’initiative des travailleurs et de son ministre René Belin, un ancien dirigeant de la CGT entre temps devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan.

Après, chacun en fait ce qu'il veut : une victoire de la CGT un moment égarée dans un gouvernement de droite comme ensuite THOREZ dans le gouvernement DE GAULLE pour les uns ou une avancée des idées maurassiennes de PETAIN inattendue pour ceux qui ignorent cet auteur. Chacun y trouve son compte. L'Histoire est là !

18.Posté par bertel le 27/04/2012 06:21
La seule réponse à cette phrase indigne d'un président est de le mettre au vrai chômage dès le 7 mai prochain !

Bertel de Vacoa


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