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"La société Aquacole des Mascareignes, plus connue sous le nom de la ferme aquacole de la baie de Saint Paul, a été créé en janvier 2007 à l’initiative de 4 actionnaires, dont l’ancien gérant de la société Aquamarine de Bourbon, Frédéric Zeller, qui a connu en 2006 de graves difficultés de trésorerie l’obligeant à suspendre les activités d’Aquamarine de Bourbon.
L’ARDA est entrée au capital (25%) de cette nouvelle société pour sauver l’emploi, conserver le savoir faire acquis, préserver les outils techniques et accompagner provisoirement les 3 autres actionnaires dans leur plan de développement. L’engagement de l’’ARDA s’est amplifié après le départ de 2 actionnaires et est devenue actionnaire à 50%.
L’ARDA a toujours annoncé vouloir se retirer de cette entreprise une fois mis en route son plan de développement et atteint le seuil de rentabilité (45 tonnes)
De 2007 à 2011, la SAM a commercialisé chaque année entre 25 et 45 tonnes de poissons frais sur le marché local (Ombrine et Sargue doré).
Depuis 2009, la situation financière de cette société a été fragilisée par l’augmentation du coût des aliments (intrants) et de l’énergie, par la baisse du pouvoir d’achat des ménages, par la concurrence des importations asiatiques de poisson frais, par des pertes et des vols de poisson (près de 70 000 euros de pertes sur les deux derniers exercices).
Malgré ces difficultés, son adhésion récente à l’interprofession ARIPA ouvrait toutefois de nouvelles perspectives à cette entreprise grâce notamment aux aides du conseil interministériel de l’Outre-Mer (CIOM) mise en place en 2011 (aides aux intrants). Le résultat d’exploitation de la société a d’ailleurs été redressé au cours de l’exercice 2011.
Mais depuis le dernier trimestre 2011, la SAM, déjà fragilisée, n’a pas cessé d’être montrée du doigt dans les médias locaux dans le cadre de la "crise requin" ce qui a nuit considérablement à la notoriété de ses produits sur le marché local avec un début de boycott de l’ombrine dès la fin de l’année 2011.
Ces campagnes de presse, ces campagnes médiatiques, accusant la SAM, de tous les maux ont aujourd’hui pour conséquence de ne donner plus aucune possibilité à cette société de trouver de nouveaux actionnaires pour bâtir un plan de redressement.
L’image donnée de cette activité d’avenir est tellement négative qu’elle fait fuir les investisseurs.
La SAM avait tout pour attirer des nouveaux partenaires car, à ce jour, elle n’a aucune dette. Nous aurions pu trouver de nouveaux partenaires désireux de construire un nouveau projet d’entreprise préservant l’emploi. Nous avons travaillé sur cette opportunité mais aujourd’hui elle est totalement inenvisageable, nous le regrettons.
Au vu de ce contexte que nous déplorons et afin d’éviter une dégradation inéluctable de la situation financière, les actionnaires de la SAM ont décidé de cesser l’activité d’élevage dans la baie de Saint Paul et de déposer le bilan dans les jours qui viennent.
Il s’agit là d’un acte de gestion responsable qui s’impose à nous afin d’éviter tout préjudice futur à nos fournisseurs et à nos créanciers. Nous nous engageons à trouver des solutions pour nos salariés et à les aider dans leurs démarches futures.
La concession de la SAM étant sur le domaine public maritime, elle appartient à l’Etat. Indépendamment des activités aquacoles qui s’y déroulent, cette concession est un endroit privilégié pour l’observation scientifique. Nous espérons que l’accident économique de la SAM, ne remettra pas en cause l’existence et les possibilités d’expérimentation scientifique offertes par ce site remarquable."
L’ARDA est entrée au capital (25%) de cette nouvelle société pour sauver l’emploi, conserver le savoir faire acquis, préserver les outils techniques et accompagner provisoirement les 3 autres actionnaires dans leur plan de développement. L’engagement de l’’ARDA s’est amplifié après le départ de 2 actionnaires et est devenue actionnaire à 50%.
L’ARDA a toujours annoncé vouloir se retirer de cette entreprise une fois mis en route son plan de développement et atteint le seuil de rentabilité (45 tonnes)
De 2007 à 2011, la SAM a commercialisé chaque année entre 25 et 45 tonnes de poissons frais sur le marché local (Ombrine et Sargue doré).
Depuis 2009, la situation financière de cette société a été fragilisée par l’augmentation du coût des aliments (intrants) et de l’énergie, par la baisse du pouvoir d’achat des ménages, par la concurrence des importations asiatiques de poisson frais, par des pertes et des vols de poisson (près de 70 000 euros de pertes sur les deux derniers exercices).
Malgré ces difficultés, son adhésion récente à l’interprofession ARIPA ouvrait toutefois de nouvelles perspectives à cette entreprise grâce notamment aux aides du conseil interministériel de l’Outre-Mer (CIOM) mise en place en 2011 (aides aux intrants). Le résultat d’exploitation de la société a d’ailleurs été redressé au cours de l’exercice 2011.
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Au vu de ce contexte que nous déplorons et afin d’éviter une dégradation inéluctable de la situation financière, les actionnaires de la SAM ont décidé de cesser l’activité d’élevage dans la baie de Saint Paul et de déposer le bilan dans les jours qui viennent.
Il s’agit là d’un acte de gestion responsable qui s’impose à nous afin d’éviter tout préjudice futur à nos fournisseurs et à nos créanciers. Nous nous engageons à trouver des solutions pour nos salariés et à les aider dans leurs démarches futures.
La concession de la SAM étant sur le domaine public maritime, elle appartient à l’Etat. Indépendamment des activités aquacoles qui s’y déroulent, cette concession est un endroit privilégié pour l’observation scientifique. Nous espérons que l’accident économique de la SAM, ne remettra pas en cause l’existence et les possibilités d’expérimentation scientifique offertes par ce site remarquable."
















