Société

"La confédération bilatérale : La solution pour résoudre le différend franco-comorien à Mayotte"

Tribune libre d’André Oraison, professeur de droit international public, sur le différend franco-comorien à Mayotte.


"Au sujet des drames récents survenus à Mayotte, nous avons fait entendre une voix discordante dans la presse locale. La responsabilité en incombe à la France qui a agi au mépris du droit international. C’est en effet en vertu du principe de l’intangibilité des frontières coloniales que les Nations Unies considèrent, depuis le 6 juillet 1975, les Comores comme un État indépendant composé d’Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli. L’admission en leur sein, le 12 novembre 1975, d’un État composé de quatre îles confirme cette approche 'globaliste'. En outre, cette admission a été obtenue à l’unanimité à l’Assemblée générale de l’ONU, la France ne participant pas au vote. Adoptée le 21 octobre 1976 par 102 voix contre une (France), une autre résolution onusienne déclare que l’occupation de Mayotte par la France ‘constitue une atteinte flagrante à l’unité nationale de l’État comorien’.

Par la suite, la sanction de cette violation du droit international figure dans une résolution votée par l’organe plénier de l’ONU le 28 novembre 1994, par 87 voix contre 2 (France et Monaco). Après avoir rappelé que, conformément aux accords franco-comoriens signés le 15 juin 1973, relatifs à l’accession des Comores à l’indépendance, ‘les résultats du référendum du 22 décembre 1974 devaient être considérés sur une base globale et non île par île’, la résolution 49/18 prie ‘le Gouvernement français d’accélérer le processus de négociation avec le Gouvernement comorien’ afin de rendre ‘effectif le retour de l’île de Mayotte dans l’ensemble comorien’. Mais la restitution de Mayotte aux Comores - sanction pourtant logique - est impossible sans l’accord des Mahorais. Ces derniers peuvent toujours en effet invoquer l’article 53 de la Constitution qui reconnaît à tous les Français un droit à l’autodétermination et au refus de la sécession dans son alinéa 3, ainsi rédigé : ‘Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées’.

Comment alors remédier à une situation néocolonialiste qui perdure à Mayotte ? Pour analyser avec lucidité le différend franco-comorien, deux postulats doivent être posés. Voici le premier : dès lors qu’il ne saurait y avoir de litige éternel franco-comorien au sujet de Mayotte, il est logique de rechercher, dès à présent, des solutions à un conflit qui a tendance à s’aggraver. Voici le second : un État ne reconnaît pas, en principe, un droit de sécession au profit de ses entités composantes. C’est dire qu’il est exclu que les Comores renoncent à revendiquer Mayotte. Ces postulats posés, des solutions existent.

Encore faut-il rappeler que la solution au conflit sur Mayotte ne saurait dépendre d’une entente entre Paris et Moroni qui aurait la prétention de régler ce problème en ignorant la volonté des Mahorais. L’ancien Président comorien a lui-même établi ce constat dans son allocution prononcée à l’ONU, le 23 septembre 2011. Certes, Ikililou Dhoinine a indiqué qu’il continuerait à revendiquer ‘la réintégration de l’île comorienne de Mayotte dans son ensemble naturel’. Mais il a aussitôt précisé qu’il fallait mener ‘ce combat par la voie de la négociation’ avec la France en y associant les Mahorais, ‘car il ne peut y avoir de solution réaliste et durable à ce contentieux sans leur implication’.

En vérité, le conflit sur Mayotte est moins un conflit juridique franco-comorien qu’une dispute historique, politique et sociologique comoro-mahoraise. Mais le fossé d’incompréhensions qui sépare Comoriens et Mahorais est aujourd’hui si profond et le mode de vie de ces deux groupes si différent depuis le 6 juillet 1975 qu’une éventuelle réunification des Comores - des îles appartenant pourtant, depuis une période multiséculaire, à un même ensemble culturel, géographique, linguistique et religieux - implique que l’on tienne compte d’une coordonnée paramétrique incontournable : le facteur temps.

Pour rapprocher des points de vue opposés, une des solutions consiste à recourir au mécanisme du fédéralisme que l’on peut définir comme un processus d’association de sociétés humaines distinctes visant à concilier des positions antagonistes : la propension à l’autonomie des collectivités composantes et la tendance à l’organisation hiérarchisée d’une société globale regroupant les collectivités de base. Encore faut-il préciser que le fédéralisme est un pavillon qui recouvre plusieurs marchandises. Pour juguler ce qu’on appelle à Moroni la ‘dissidence mahoraise’, le mieux adapté est celui qui se rattache à la notion de confédération et plus encore à celle de confédération bilatérale.

Ce type de fédéralisme ne procède jamais d’un phénomène de génération spontanée : c’est dire qu’un accord de principe entre Comoriens et Mahorais est nécessaire pour l’enclencher. Mais un tel accord ne saurait être qualifié de traité puisque Mayotte n’est plus un État souverain (depuis le 25 avril 1841) mais un département français (depuis le 31 mars 2011). Par suite, l’accord comoro-mahorais pourrait prendre la forme d’une Déclaration commune ayant une valeur politique et morale pour les deux Parties, pendant une période indéterminée. Consentie entre les îles indépendantes des Comores et l’île française de Mayotte, cette formule d’association n’est pas figée mais transitoire. À plus ou moins long terme, elle pourrait évoluer vers un système fédéral pour les îles d’Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli. À cet égard, les exemples des États-Unis et de la Suisse sont là pour en témoigner. À son tour, l’Union européenne met en œuvre ce processus qui doit permettre à ses multiples ‘souveraines volontés étatiques’ de passer progressivement d’une phase de coopération à une phase d’intégration. De fait, la confédération d’États apparaît souvent comme l’antichambre de l’État fédéral.

Certes, la confédération bilatérale peut être considérée comme une étape obligée sur la longue route qui devrait conduire à la réunification juridique et politique des quatre îles qui composent l’archipel des Comores. Mais pour être crédible pour les Comoriens et Mahorais, encore faut-il que cette forme originale d’association entre deux communautés humaines antagonistes respecte trois principes.

D’abord, les Mahorais devraient pouvoir discuter sur un pied d’égalité avec les Comoriens. Pierre angulaire de la confédération bilatérale, la règle de l’égalité implique que les décisions prises dans le cadre d’une telle structure le soient toujours d’un commun accord. Encore faut-il préciser que la confédération bilatérale n’est pas un nouveau sujet de la Communauté internationale. Dans cette association, seule les Comores continuent d’être un État indépendant régi par le droit international tandis que Mayotte reste une collectivité soumise au droit français. Ensuite, Comoriens et Mahorais devraient pouvoir dialoguer, sans a priori, dans le cadre de commissions mixtes et paritaires : des commissions permanentes pour éviter la prise de décisions hâtives et spécialisées par souci d’efficacité. Enfin, le dialogue entre Comoriens et Mahorais aurait vocation à s’établir dans les domaines les plus diversifiés : agriculture, éducation, pêche, santé, religion, sport et tourisme. Citons aussi les liaisons inter-îles et la protection de l’environnement. Nullement exhaustive, cette liste devrait même inclure - après une longue période de cohabitation comoro-mahoraise - la question d’un nouveau statut institutionnel pour les quatre îles composant l’archipel des Comores. À cet égard, on pourrait ici reprendre - toute proportion gardée - la Déclaration faite à Paris le 9 mai 1950 par Robert Schuman. Convaincu que l’unification de l’Europe ne pourra pas être réalisée d’un coup de baguette magique, le ministre français des Affaires étrangères avait déclaré : ‘L’Europe… se fera par des constructions concrètes créant d’abord une solidarité de fait’. De même, la réunification des quatre îles Comores sous un même drapeau ne pourra être qu’une œuvre de longue haleine. Seules des réalisations communes à l’État comorien et au département de Mayotte, palpables et durables pour le commun des mortels à Mamoudzou et à Moroni auraient des chances de rapprocher des points de vue inconciliables.

Les solutions adoptées sous forme de résolutions dans le cadre de la confédération bilatérale seraient ensuite concrétisées au plan juridique par le vote de textes législatifs et règlementaires français et comoriens et par des conventions franco-comoriennes avec le soutien pérenne de la France au triple plan politique, économique et financier. En vérité, notre sentiment profond est que la France n’a pas ici vraiment le choix. L’ancienne Puissance coloniale a beaucoup à se faire pardonner dans le canal de Mozambique. Dès lors, il est logique qu’elle mette tout en œuvre pour réparer la faute originelle qu’elle a commise en 1975 en ne respectant pas le droit international de la décolonisation. Pour éviter un nouvel afflux prévisible de clandestins comoriens à Mayotte en provenance d’Anjouan et, par suite, de nouveaux et dramatiques naufrages, à la suite de la mise en œuvre de la départementalisation de ‘l’île hippocampe’ (depuis le 31 mars 2011) et de la concrétisation de son statut de région ultrapériphérique de l’Union européenne (depuis le 1er janvier 2014), il serait judicieux d’aller encore beaucoup plus loin.

Tout en encourageant le processus de mise en route de la confédération bilatérale entre les Comores indépendantes et Mayotte française, la France devrait d’abord remettre en cause le ‘visa Balladur’, instauré en 1995 afin de restreindre la libre circulation des personnes entres les quatre ’îles de la Lune’. Dans un rapport publié le 18 juillet 2012, une mission parlementaire de la Commission des lois du Sénat s’est prononcée en ce sens après avoir constaté l’échec de la politique de lutte contre l’immigration illégale à Mayotte au cours de la dernière décennie. Intitulé ‘Mayotte : un nouveau département confronté à de lourds défis’, le rapport souligne que le ‘visa Balladur’ a été établi dans un contexte qui pose problème dans la Communauté internationale dans la mesure où l’appartenance de Mayotte à la France n’est reconnue ni par les Comores ni par les Nations Unies.

Pour éviter de nouveaux drames de la mer dans le canal de Mozambique et normaliser, par la même occasion, ses relations avec les responsables de Moroni, la France devrait encore - en parallèle avec le développement programmé de Mayotte - assurer un développement culturel, économique, infrastructurel et sanitaire de l’Union des Comores dans le cadre d’un véritable ‘plan Marshall’."
Lundi 22 Août 2016 - 12:09
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1.Posté par Julot le 22/08/2016 13:05 (depuis mobile)
Et tout çà sur le dos de qui ? Des éternels cochons de payeurs ?

2.Posté par Dan Run le 22/08/2016 13:40
M. André ORAISON , mwin la lu out prose , mais !

Giscard d'Estaing Valéry , ancien président de la république , comme les frères Giraud sont responsable de cette situation en pourrissant comme des enfants gâtés des clowns qu'ils fallaient récompenser pour service rendu suite à l'élection présidentielle de mai 1974 ...

Nicolas SARKOZY ex président de la république loin d'être fufute n'a fait qu' allonger la brèche par une départementalisation où l'incompréhension est totale sauf pour l'ex qui ne voyait que le bulletin de vote pour sa re-élection .

Il est où le bonheur ...

3.Posté par La vérité vraie... le 22/08/2016 15:01
Mayotte appartient historiquement à l'ensemble comorien, géographiquement à l'ensemble comorien, culturellement à l'ensemble comorien, démographiquement à l'ensemble comorien...
CONCLUSION : LA FRANCE N'A RIEN A FAIRE A MAYOTTE !

4.Posté par cimendef le 22/08/2016 15:23 (depuis mobile)
De la vraie masturbation intellectuelle alors que le fédéralisme entre les trois îles ne fonctionne déjà pas...

5.Posté par A mon avis le 22/08/2016 15:38
Très bon article qui montre la complexité de la situation et l'extrême, voire l'insurmontable difficulté de trouver une issue qui soit admise par tous les pays et organisations concernés.

Il faudra du temps, mais surtout la volonté (non évidente) des différents acteurs pour aboutir à une solution négociée.

@ 3 La vérité vraie...
Vous avez sans doute raison.
Mais croyez vous que les Mahorais pensent comme vous.

Et puis légitimement ou non : il faut bien constater que La France est à Mayotte.

Les incantations ne servent à rien.
Le dialogue pour chercher une solution est certainement la meilleure voie possible.

6.Posté par Boa Bill le 22/08/2016 16:27
Il ne devrait pas avoir de : "différend franco-comorien à Mayotte" puisque Mayotte est devenu un Département Français !!!

Il leur appartient, aux Mahorais... de se conformer aux lois et autres règlementations de l' Etat Français !

7.Posté par Pierre Balcon le 22/08/2016 16:49
La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
- Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :
Car vous ne m'épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l'emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

8.Posté par kld le 22/08/2016 17:27
toujours intéressant M. Oraison , bravo.

9.Posté par Zozossi le 22/08/2016 17:45
Lui. Encore lui. Toujours lui.

L'archétype de l'acharné fielleux contre son propre pays.

L'Oraison funèbre revient à la charge contre Mayotte et contre la France.

Avec toujours les mêmes arguties mille fois démontées et mille fois ressorties.

Oraison déteste le "colonialisme" à condition qu'il soit français.
La colonisation, c'est l'histoire de l'humanité.
La Gaule colonie romaine qui devient la France; l'Asie mineure byzantine colonisée qui devient la Turquie; la Numidie qui devient colonie romaine, puis ottomane, puis française; etc…
Mais Oraison ne déteste que la colonisation française parce que quand on est français et qu'on veut passer pour un intello, c'est chic de haïr son pays.

Mayotte n'est pas, n'a jamais été durablement comorienne.
Ballotée d'un sultanat à un autre, souvent rebelle, elle devient colonie française en 1841 (avant la Savoie et Nice), bien avant les Comores qui ne constituaient elles-mêmes pas un Etat.

Mayotte n'est comorienne ni par l'histoire, ni par la langue, ni (surtout) par la volonté réaffirmée de ses habitants.

L'ONU n'est qu'un groupe de pression dont les majorités fluctuent en fonction de l'influence des hyper-puissances et des "aides" financières qu'elles versent à tel ou tel.
L'ONU prétend imposer à l'Europe une immigration folle de millions d'envahisseurs.
La France (et les autres pays) doit renvoyer l'ONU à ses colloques stériles et agir en fonction de ses intérêts.

Oraison vomit le "colonialisme" français, mais il couine parce que la France ne respecterait pas les frontières héritées de la colonisation.
Plus illogique, tu meurs.

En outre, ces frontières étant celles fixées par le colonisateur, on ne voit au nom de quoi le colonisateur ne pourrait pas les modifier.
Plus illogique, tu meurs encore.

La vraie raison de l'hostilité d'Oraison et de ses pareils à la francité de Mayotte est profondément raciste.
En réalité, ces gens-là sont prêts à exiger que n'importe qui venu de n'importe où obtienne la nationalité française, surtout s'il s'agit de gens hostiles à la France.
Mais ils ne peuvent admettre que les Mahorais, des Noirs musulmans non francophones, aient l'audace de se sentir et de se dire français.

Oraison n'est rien.
Il n'a aucune autorité à imposer aux Mahorais.
Ses incessantes menées cauteleuses et hypocrites contre Mayotte ne valent pas un pet de lapin face à la volonté irréfragable des Mahorais, seuls habilités à dire qui ils sont et ce qu'ils veulent.
Il serait temps qu'il le comprenne.

10.Posté par Dazibao le 22/08/2016 19:15
La Gaule colonie romaine qui devient la France
.....................
Pas possible!

Une civilisation rangée dans la catégorie dite supérieure des supérieures (dixit le cas thon) qui s'est faite gauler par une autre civilisation?

J'en perds ma gaule......

11.Posté par Vieux Créole le 22/08/2016 20:39
ORAISON A RAISON !

- Aprés le référendum de Mars 2011 , approuvé par 95 % de la Population ( un véritable plébiscite ! ,le Président de la République NICOLAS SARKOZY ,s'est réjoui "D'APPORTER A LA FRANCE SON "101ème DÉPARTEMENT" !!! Avant lui Jospin et Chirac avaient manifesté des réserves sur cette revendication des Elus Mahorais ...Jospin avait déclaré que plusieurs réformes importantes devaient être réalisées avant une telle éventualité . Chirac pensait ,l ui , que ce serait "mettre la charrue avant les bœufs "! Dans un article de l'époque, le Journal " le Figaro " ( à droite ) estimait " qu'il existait une trop grande différence culturelle entre Mayotte et la France" ( polygamie, façon de rendre la Justice avec un droit coutumier,, état -civil , statut de la Femme...) . Avant Mayotte était une ""Collectivité territoriale française" comme ,actuellement , la Nouvelle- Calédonie , Tahiti etc....avec une Assemblée délibérante locale "spécifique"...
- Monsieur ORAISON a précisé la position des Nations Unies et la situation complexe dans laquelle se trouve notre Pays puisque " le Droit à l''autodétermination des peuples" est reconnu par l'O.N.U.!.
- Par sa décision d'organiser le Référendum du 31 Mars 2011 ,Nicolas Sarkozy A PIÉGÉ son Pays devant le monde entier !!! Quel "Grand Homme d’État " il fut !!!
Comment sortir de ce piège ?? Le Gouvernement comorien n'acceptera jamais de se séparer de Mayotte ( IL aura l'appui d'une Majorité confortable à l'O.N.U ). !!!

La seule solution de sortir de ce piège et de cette situation INEXTRICABLE ,C' EST CELLE DONT PARLE MONSIEUR ANDRÉ ORAISON - qui est partagée par de nombreux compatriotes ( dont des Réunionnais qui sont loin d’être "des indépendantistes"; il faut le préciser ) !!!!

12.Posté par Vieux Comorien le 23/08/2016 00:16
Publié le 05 août 2016 à 07h00
Lien à suivre pour consulter l’article dans son intégralité : http://www.letelegramme.fr/france/mayotte-les-mahorais-veulent-que-leur-situation-s-ameliore-05-08-2016-11171202.php

Ancienne collaboratrice parlementaire du député divers gauche Boinali Saïd et ancienne chargée de mission au conseil départemental de Mayotte, Cansel Nourdine Bacar est aussi la présidente de l’Union des jeunes actifs Mahorais-Réseau Udjama. Cette association a été créée en mars 2013 par plusieurs jeunes actifs Mahorais présents dans l’Hexagone, à la Réunion et à Mayotte. Son but : promouvoir et défendre les intérêts de Mayotte. Le Réseau Udjama revendique 6.500 sympathisants en France et 50.000 lecteurs réguliers sur ses réseaux sociaux.

La départementalisation de Mayotte a-t-elle été une bonne chose ?


Les Mahorais, particulièrement les femmes "chatouilleuses", se sont battus pour donner de meilleures conditions de vie à leurs enfants en faisant le choix politique de rester dans le giron français depuis la cession à la France en 1841. Le peuple a choisi et a renouvelé son choix de "rester Français pour être libre!".

Aujourd’hui, nous souhaitons construire de nouvelles générations de Mahorais qui auront les mêmes chances de réussite que tous les autres compatriotes d’Outre-mer et de Métropole. Nous sommes des Français comme tous les autres ! Les Mahorais veulent donc que leur situation s'améliore. Une catégorie de personnes ne peuvent pas renvoyer aux Mahorais l’idée que "la départementalisation serait un échec" ou que "c'est leur faute d'avoir voulu être Français". C’est notre pays la France qui est venu à nous dans l’océan Indien au temps de sa quête de nouveaux territoires. Aujourd'hui, la collaboration entre l'Etat et nos élus nous parait insuffisante. De plus, il y a une absence de coopération entre notre gouvernement et l’Etat Comorien.

Le processus de départementalisation de Mayotte n'a pas pris en compte la surpopulation de l'île, une surpopulation qui est à l’origine d’une immigration provenant des îles géographiquement voisines. Cette surpopulation n'a fait l'objet d'aucune politique à la hauteur des enjeux et c'est un problème sérieux pour l’avenir des Mahorais qui décident de rester ou de quitter l’île pour réussir leurs vies ailleurs.

Avant, tant qu'il n'y avait pas les problèmes d’insécurité et de surpopulation, les Mahorais ne disaient rien sur les personnes débarquant particulièrement des îles Comores par solidarité mahoraise "musada en shimahorais". Sauf qu’ils se sont multipliés en situation irrégulière. Ils se sont installés en construisant des bidonvilles sur les terres familiales que certains s'approprient et pour lesquels les Mahorais doivent payer la taxe foncière pour eux. Ainsi, l’incompréhension de la part des Mahorais grandit et la crainte aussi de se voir déposséder ses biens par ces personnes.

13.Posté par que se soit écris le 23/08/2016 00:41
rendez Mayotte aux comores car le referendum ile par ile etait illegal

14.Posté par Pierre Balcon le 23/08/2016 08:02
Notre éminent contributeur Vieux Créole dans son souci d'impartialité a sans doute pris le soin , avant de nous sortir sa bile contre Sarkosy , de consulter le texte du débat parlementaire qui avait précédé le referendum de 2009 ( et non pas 2011 ).
Donc 3 extraits des représentants de "gauche" convenable à laquelle appartient Vieux Créole .
Je vous fais grâce de celle du PCF seul opposant à vrai dire à ce projet :

Première séance du mercredi 11 février 2009
débat sur la déclaration du Gouvernement
sur le changement de statut de Mayotte



M. le président. La parole est à M. Patrick Lebreton ( socialiste ) .
M. Patrick Lebreton. Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, voilà le territoire de Mayotte enfin engagé sur le chemin de la départementalisation. C'est donc au peuple mahorais, le 29 mars prochain, de prendre son destin en main.
Il s'agit d'un rendez vous historique non seulement pour Mayotte, mais aussi pour l'ensemble des territoires de cette aire géographique, et en particulier pour La Réunion que j'ai l'honneur de représenter dans ce débat.
Dès 1976, également par référendum, Mayotte avait revendiqué son appartenance à la communauté nationale, mais, depuis lors, force est de déplorer que son statut ne lui a pas permis de bénéficier réellement les mêmes avancées économiques, sociales ou sociétales que les autres territoires français, et singulièrement que les autres départements d'outre-mer.

Au fil du temps, Mayotte a peu à peu été considérée comme une collectivité de seconde classe. Il en a résulté un développement entravé de cette île, qui a conduit à des mouvements importants de la population mahoraise vers La Réunion voisine qui, elle, bénéficiait de plus d'avantages.
Toutefois, il ne faut pas le nier, le décalage culturel entre les deux sociétés, mahoraise et réunionnaise, a provoqué de réelles difficultés d'intégration et de cohabitation entre les différentes communautés à La Réunion. La départementalisation à venir peut donc constituer une chance pour tous.
En effet, une seconde collectivité forte dans l'océan Indien constitue autant d'opportunités d'ouverture et de développement pour une zone fortement touchée par les difficultés économiques et sociales. Les relations bilatérales entre La Réunion et Mayotte s'en trouveront d'autant plus renforcées. La cohabitation entre Réunionnais et Mahorais sera assurément plus apaisée. Nous pourrions alors nous limiter à cette simple vision positive, mais les interrogations demeurent nombreuses, les craintes également.
Ce nouveau statut ne doit pas se transformer en un piège politique dans lequel tout le monde s'égarerait. Ce processus doit s'accompagner, certes progressivement, des dotations nécessaires pour permettre à Mayotte de faire face à ce nouveau statut.
Au delà des questions matérielles, c'est également une réelle ambition sociétale qui doit se mettre en place. Les défis sont nombreux : l'état civil, la justice cadiale, la fiscalité, le droit de la famille. Autant de sujets qui nécessiteront une réelle politique d'accompagnement pour permettre l'émergence d'une nouvelle collectivité française dans l'océan Indien : un deuxième département dans l'océan Indien.
Toutes les institutions et les infrastructures doivent être mises à niveau, car, pour ne prendre qu'un exemple, l'INSEE avoue lui-même ne pas être en mesure de nous livrer des données statistiques actualisées fiables. Le processus sera long, mais devra offrir à tous la reconnaissance de la France. A La Réunion, ce nouveau statut prendra aussi son sens pour tous ceux qui ont quitté Mayotte pour une vie meilleure.
Un nouveau statut impose non seulement de nouveaux droits, mais aussi une responsabilité partagée. La Réunion ne saurait ignorer cette évolution. Dans notre île, les Mahorais sont de plus en plus nombreux à venir chercher une vie meilleure pour eux et leurs enfants. Ils y viennent parce que notre île est le territoire français le plus proche, parce que les conditions de logements sont meilleures que chez eux, parce que, disons le franchement, sans hypocrisie, les prestations sociales y sont plus avantageuses, parce que l'on peut mieux s'y former.
Répondre à leurs attentes, c’est répondre aux besoins d’une population qui a toujours marqué son attachement à la France. Il faut clarifier sa situation et lui offrir de vraies perspectives à Mayotte, à La Réunion et en métropole.
Par ailleurs, cette évolution politique ne saurait ignorer l’environnement régional de Mayotte. Eu égard à la réalité historique, la France ne peut pas s’affranchir d’une vraie politique de co-développement dans l’archipel des Comores, voire dans la zone sud de l’océan Indien. Elle doit faire face à ses responsabilités. Rien ne devra se faire dans la précipitation ni dans l’improvisation.
C’est pour cela que je prends la parole dans cet hémicycle afin de vous rappeler que au-delà du statut, c’est une politique ambitieuse de développement qu’il faut engager, pour une zone qui en a réellement besoin, et qui est pleine de potentialités. Ensemble et par ce biais, nous pourrons voir émerger des économies insulaires stables et efficaces, pour le profit de tous. Ce sera, madame la ministre, l’une des conditions de la réussite de votre et, je l’espère, de notre projet de départementalisation.
Le président. La parole est à M. Christian Paul ( socialiste , ancien ministre de l’OM ) ).
M. Christian Paul. Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, le choix que nous avons à faire ce matin avec et pour Mayotte s’inscrit dans une longue histoire. Il y a plus de trente ans, les Mahorais ont exprimé le désir de voir leur île maintenue dans la République française. Depuis, chaque génération a confirmé cet attachement et cet ancrage, dans un monde postcolonial où l’émancipation et l’égalité doivent être nos valeurs cardinales.
À chaque étape, des hommes et des femmes de bonne volonté, qui étaient aussi des visionnaires, des élus de Mayotte et des dirigeants politiques de notre pays ont agi pour sortir cet ensemble d’îles du provisoire. M. Dosière l’a rappelé : si nous sommes aujourd’hui dans cette enceinte, c’est parce que, le 27 janvier 2000, les forces politiques de Mayotte et le gouvernement de Lionel Jospin ont conclu un accord sur l’avenir de l’île, qui a permis de fixer le cap de la départementalisation. Lors de la consultation du 2 juillet 2000, ce processus a été approuvé à près de 73 %. La loi de juin 2001, que j’ai eu l’honneur de présenter dans cet hémicycle, a tenu ses engagements, puisque nous sommes réunis ce matin.
La départementalisation pour les Mahorais d’aujourd’hui, comme pour Aimé Césaire qui la défendit ici même, c’est d’abord l’aspiration à l’égalité sociale dans notre République, c’est l’alignement des droits.
En vous écoutant tout à l’heure, madame la ministre, je me disais qu’il fallait que cet alignement des droits obéisse à un calendrier précis et s’accompagne dès aujourd’hui d’engagements très clairs. La départementalisation doit être la conquête de l’égalité réelle, en particulier dans les domaines essentiels que sont l’éducation et la santé.
Je veux ce matin d’abord m’adresser au Gouvernement en lui demandant de trouver, par le dialogue avec toutes les forces politiques de Mayotte, sans exception, le chemin d’un consensus sur l’évolution institutionnelle de l’archipel. Je vous demande, madame la ministre, de vous attacher à favoriser énergiquement le développement économique et social de Mayotte, à renforcer la lutte contre la pauvreté, mais aussi à soutenir l’émancipation des femmes mahoraises.
Je veux m’adresser également aux citoyens français habitant à Mayotte pour leur dire que nous soutenons leurs projets et leurs revendications statutaires car elles sont conformes à l’idée que nous nous faisons de la République. Je veux leur dire également, puisant ma réflexion dans l’actualité des outre-mer, que l’accès au statut départemental ne règlera pas tous les problèmes du quotidien ; nous le voyons bien ces jours-ci en Guadeloupe, en Martinique et ailleurs. L’égalité des droits est toujours fragile. Partout, il faut la défendre et la reconquérir quand elle est oubliée. Il en ira de même pour Mayotte.
C’est notre responsabilité, mes chers collègues, d’aider Mayotte à construire cette égalité dans la République, avant et après la consultation prévue. Mes collègues du groupe socialiste, républicain et citoyen et moi-même serons très présents à chacune des étapes de ce processus.
Que Mayotte trouve dans notre République le chemin de l’égalité sociale ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)
Le président. La parole est à Mme Sylvia Pinel ( radicale de gauche ) , dernier orateur inscrit.
Mme Sylvia Pinel. Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, au risque d’étonner, je dirai très directement que les radicaux de gauche sont d’accord avec le Pacte pour la départementalisation de Mayotte que le Président de la République et le Gouvernement ont décidé de soumettre, le 29 mars prochain, au vote de la population mahoraise.
Si vous nous aviez parlé de votre action en Guadeloupe, à Saint-Pierre-et-Miquelon ou en Guyane, j’aurais laissé des collègues beaucoup plus qualifiés que moi vous exprimer notre ferme désaccord, mais dans le cas précis de Mayotte, française depuis 1841, c’est-à-dire avant Nice et la Savoie, qui réclame depuis 1958 le statut de département d’outre-mer, la vérité oblige à dire que, pour la première fois, l’exécutif tient les engagements que les candidats successifs n’ont cessé de prendre devant les Mahorais, les oubliant sitôt les élections passées.
..
Enfin, cette île dont les habitants ont voulu rester français contre les pressions de leurs voisins comoriens, de l’Organisation africaine, de l’ONU, contre le trop fameux sens de l’histoire et quelquefois, disons-le, contre l’avis de la France, cette île si attachante va pouvoir choisir son destin et c’est une excellente chose.
Il faut toutefois avoir à l’esprit que la décision des Mahorais, si elle est parfaitement prévisible, n’ira pas sans soulever des difficultés, dont les élus de Mayotte ont du reste pleinement conscience.
La première difficulté est d’ordre diplomatique.
Un dogme tenace veut que l’on décolonise dans les frontières de la colonisation, même si cette doctrine a été oubliée au Cameroun, en Tanzanie, en Erythrée ou aux Antilles britanniques. Alors que la dernière province de l'ex-Yougoslavie a droit à un statut d'État, les Mahorais n'auraient pas le droit de choisir d'être décolonisés au sein de la République. Finissons-en avec cette idée dont les faits ont démontré l'inanité.
Alors il faut changer le droit international !
Qui se soucie vraiment de l'intégrité territoriale de l'ex-Congo belge ? Personne !
Qui peut ignorer à quel point la volonté des Mahorais d'un ancrage ferme dans la République protège leur île des convulsions que connaît actuellement, à 250 kilomètres de leurs frontières, la grande île de Madagascar ? Personne !
Qui peut méconnaître ce paradoxe étonnant, qui veut que la République fédérale islamique des Comores, pays pratiquement sans État, a connu près de trente coups d'État en trente-trois ans d'indépendance ? Personne !
En vérité, l'évolution de tous les pays de la région – qui comprend également le Mozambique, le Zimbabwe ou le Kenya – n'a cessé de donner raison aux Mahorais dont le mot d'ordre est : « Nous voulons rester français pour être libres ».
La deuxième difficulté est d'ordre juridique et institutionnel.
Vous vous proposez de créer une collectivité unique dénommée « département », exerçant à la fois des compétences départementales et régionales. Notons au passage que ce pourrait être, compte tenu de l'échec en 1983 du projet d'assemblée unique dans les DOM, un laboratoire pour la réforme de l'organisation territoriale qui occupe aujourd'hui tous les esprits. Vous aurez donc à inventer un type d'assemblée, un mode de scrutin et des modalités d'exercice des compétences nouvelles. Nous en reparlerons lorsque nous débattrons de la loi organique prévue par votre dispositif.
Toutefois vous devrez d'ores et déjà réfléchir au financement de ces compétences dévolues à ce cent unième département. Vous envisagez d'aligner la fiscalité de Mayotte sur le droit commun. Or l'essentiel des ressources de l'actuelle collectivité provient des droits de douane, des droits si élevés qu’ils mettent nos compatriotes mahorais dans une situation paradoxale : eux qui ont le niveau de vie le plus bas de France sont, en proportion, les contribuables les plus imposés.
L'application du tarif extérieur commun à l'Union européenne et des accords avec les pays ACP de la région réduira à néant les recettes douanières. Il faudra donc bien que l'État invente un outil spécifique de solidarité financière avec Mayotte.
La troisième difficulté est d'ordre social.
Même si nous voyons bien que le Gouvernement a le souci de ne pas déséquilibrer l'économie mahoraise, on ne peut envisager, comme vous le faites dans votre feuille de route, un rattrapage des droits sociaux étalé sur une génération, c'est-à-dire vingt à vingt-cinq ans, alors que les Mahorais attendent depuis plus de cinquante ans d'être considérés comme des citoyens à part entière.
On ne peut tolérer, madame la ministre, que les femmes mahoraises s'expatrient à La Réunion ou en métropole pour percevoir leurs droits les plus élémentaires alors que, dans le même temps, Mayotte est submergée par une immigration clandestine dont la maîtrise est de la compétence de l'État, qu’il s’agisse de police comme de coopération régionale.
Nous croyons, pour notre part, que la départementalisation portera en elle-même une dynamique politique et sociale qui permettra un rattrapage rapide des droits sociaux et nous accompagnons ce vœu des Mahorais et de leurs élus.
Je sais que l'on souligne, ici et là, qu'il serait difficile de faire d'un territoire éloigné, à la population afro-arabe, islamique de surcroît et parlant essentiellement deux langues locales, un vrai département français. Je dis que cette conception de la nationalité fondée sur le territoire, la race, la langue, la religion, cette conception dite romantique qui a mis l'Europe à feu et à sang au XIX e et au XXe siècles, est à l'opposé de la conception française si bien exposée par Renan selon laquelle notre nationalité repose sur la volonté libre d'un avenir commun.
Le parti radical de gauche est fier d'avoir apporté, depuis plus de vingt-cinq ans, son soutien à la volonté des Mahorais de rester français dans le cadre départemental. Nous sommes donc fiers de soutenir aujourd'hui votre projet, madame la ministre.

15.Posté par Dazibao le 23/08/2016 14:53
@12

"Les Mahorais, particulièrement les femmes "chatouilleuses"
.....................

J'étais alors chez un oncle (47 ans aux Comores, quatre enfants nés aux comores,chacun dans une des îles) et chez lui, j'avais discuté avec la célèbre Fatima, la meneuse des chatouilleuses .

Question: pour ces élections, n'y a t-il pas eu beaucoup de pognon venu de France, de distribué, pour obtenir ledit résultat ?


Ne répondez pas à côtés car "ãkili mali".....

16.Posté par Vieux Créole le 23/08/2016 15:05
A MONSIEUR " BALCON" ( post 14 ) :
- Je suis suis loin d’être " l'éminent contributeur " dont vous parlez ! J'apporte seulement ma "modeste contribution "aux débats ouverts sur "Zinfos 97-4 " - tout le temps que ce site la publiera ! - en évitant le plus possible des polémiques stériles INUTILES... J'ai constaté ,depuis longtemps que cela énerve " Certains" : je n'ai pas forcément raison ! Tant pis , je peux encore donner mon point de vue : nous sommes , toujours ,en Démocratie !! Je ne sais pas si je déverse " ma bile " sur" - ou "contre"- Sarko ",comme vous l'affirmez mais je ne vous ferai pas" un scoop" en avouant que je n'ai pas voté pour lui en 2012 et , ne voterai certainement pas pour celui que beaucoup de nos compatriotes considèrent comme "le PIRE des Présidents de la 5è République"( meme dans son propre camp ) !!! MON choix pour 2017 sera fait à la fin de la future campagne électorale ! Libre à vous de décider que je suis" de gauche" : moi je vous affirme que je ne suis d'aucun parti ,depuis trés longtemps !!!
- Je suis de trés prés les interventions de TOUS nos Parlementaires locaux ( y compris Lebreton inscrit au groupe socialiste : je le sais depuis son élection: ! ) ... Je n'ai retenu que les positionnements connus- avant " le Référendum de 201 1" !! ) de TROIS " Personnalités politiques qui ont occupé des postes éminents dans la vie politique française : SARKOZY , CHIRAC ( Anciens Présidents ) ET JOSPIN (Ancien 1er Ministre )!!

- La situation de Mayotte est t"Explosive" ! J'ai vu à la télé locale la" violente chasse aux migrants Comoriens" !! J'AI VU, AUSSI, le reportage sur la principale Maternité du Nouveau Département !! 80 à à 85 % des futures mères qu'elle reçoit, VIENNENT DES ILES COMORIENNES( pour que leurs futurs bébés aient la nationalité française et , on peut les comprendre) !! !Mais cette situation exaspère des Mahorais !! La faute à qui ? ? " A Hollande! " vous répondent sans hésiter " les lèche- bottes" de Sarko ! Il ( Hollande )est devenu " le BOUCS -ÉMISSAIRE" FAVORI DÉFINITIF ET " IRRATTRAPABLE' DE TOUT CE QUI NE VA PAS en FRANCE (Attentats, dégâts considérables des inondations réitérées : il suffit de lire les commentaires DES lecteurs de différents sites médiatiques !!! C'est ridicule !!!
- VOILA , Monsieur "Pierre Balcon" ce que je tenais ( après hésitationS !) " à clarifier" , en espérant N' AVOIR PAS ÉTÉ TROP LONG ,quand même !!!

17.Posté par A mon avis le 23/08/2016 16:54
@ 14 Pierre Balcon : que ça vous plaise ou non, l'initiative de ce référendum est bien à mettre à l'actif de Sarkozy (une bourde de plus en matière de politique étrangère) !
Et c'est Hollande qui doit assumer les erreurs de son prédécesseur..

La plus grosse erreur de Hollande, c'est de ne pas avoir publié d'inventaire pour mesurer l'étendue des dégâts causés par Sarkozy, celui qui se déclare candidat aujourd'hui et vouloir "tout pour la France".

18.Posté par kld le 23/08/2016 18:02
"a mon avis" a tout dit ......... n'en déplaise à notre illustre contributeur , M. Balcon .

19.Posté par Pierre Balcon le 23/08/2016 19:13
KLD est toujours dans le paradoxe Que voulez vous c'est probablement dans sa nature mais plus surement dans sa culture "de gooche" ..Ces gens là ont un problème avec le réel.
Donc il nous dit que "à mon avis " a tout dit mais il ne peut s'empêcher d'en rajouter.
Sur Mayotte la question n'est pas d'interroger la pertinence de ce referendum , à moins que nos paradoxaux hommes de gauche voudraient refuser aux mahorais les droits qu'ils se sont vus eux mêmes attribuer par les mêmes hasards de l'Histoire . Parce qu'au fond ce qui sépare un département ( art 72 et 73 de notre constitution ) d'une collectivité territoriale ( art 74 ) c'est essentiellement l'extension des droits sociaux .
Ce referendum n'a fait que s'inscrire dans le prolongement de l'évolution institutionnelle antérieure et on ne peut donc en faire porter la responsabilité sur le seul Sarkosy .
La question réelle est de savoir, au delà de tous les débats stériles sur le droit international , si l'avenir des mahorais sera mieux assuré dans la république française que dans celle des Comores .
Il semblerait que les intéressés n'aient pas beaucoup de doute sur la question .
Certains hommes "de gauche" détestent tellement leur pays qu'ils auraient des interrogations la dessus !! A moins qu'ils détestent d'être placés dans la même file d'attente de la CAF que les Mahorais . J'en connais qui votent régulièrement Annette qui m'ont tenu ce discours !
Et puis s'ils veulent imposer un retour en arrière , la départementalisation ne rend pas la situation plus irreversible . Rappelons nous que l'Algérie comptait deux départements avant son accession à l'indépendance .
Ah mais il reste le cas Sarkosy . Je ne sais pas qui tient le palmarès auquel se réfère Vieux créole mais je me méfie de ces jugements à l'emporte pièce . Cette hiérarchie des présidents vaut à peu près le classement de Shangai pour les universités.
Sarkosy n'a pas plongé la France comme on l'entend parfois dans la misère .
il a plutôt bien géré la crise de 2008,
Sa politique extérieure était plus équilibrée que celle de Hollande et a d'ailleurs été conduite pour une bonne part par Juppé en faveur duquel Vieux Créole s'apprête à voter.
L'engagement de nos forces en Libye n'est pas plus contestable que notre intervention au Mali , en Centre Afrique et en Syrie.
Reste la question de la dette . Mais à votre avis la dette c'est quoi ? Tout simplement l'accumulation de déficits publics pour insuffisance de ressources ou excès de dépenses . Aloirs là il faut que KLD et Vieux Créole nous disent : ils auraient aimé payer plus d'impôts ? Ils auraient voulu que la France soit moins généreuse avec ses malades , ses personnes âgées ou ses chômeurs .

20.Posté par kld le 23/08/2016 20:09
outrecuidant ce Pierre Balcon , dans la droooite ligne de ces "hauts fonctionnaires" qu'il a apparement été , qui croivent avoir tout compris et regardent les autres de haut ? j'en croise ds ma petite vie, jamais déçu, certes , ils peuvent vous sortir une analyse de "haut niveau", à coup de posture managériale superficielle et sur la base de chiffres indubitables........... .mais l'intelligence du cœur , ???????????????? je suis simpliste , certes , mais les "hauts ex fonctionnaires " à la Balcon, qui traite de goooochistes , le moindre cytoyen , mettant en doute leurs "points de vue" si bien "argumentés" , on s'en passerait , c'est une spécificité "lourde "framçaise" , hélas . il en faut .............. on les connait .



Sur Mayotte .......... oui , le droit international a un sens , sauf pour la France , quand ça l'arrange , rien de nouveau .après , ils "ont choisi" , certes , mais personne ne reniera une "communauté culturelle" avec leurs cousins comoriens , et , plus concrètement , chaque "morts dans l'océan indien" , à cause des ses frontières artificielles me fait pleurer ......nonobstant les analyses des "ex hauts fonctionnaires" ............ mais bon , "ils" ont choisis , grand bien leur fasse ........

quand au bismuth ........ cher à balcon , son "chemin " fait avec "Buisson" afficionados du FN , me suffit , sans etre "gaucho" ,malgré les dires de notre récurrent "haut ex fonctionnaire" , cela me suffit , question d'éthique républicaine , hein ? ha l'étique républicaine , M. Pierre Balcon ............ vous m'en direz tant .

21.Posté par Vieux Comorien le 23/08/2016 21:43
L’exigence des Comores, quant à la suppression du visa requis pour leurs ressortissants se rendant à Mayotte, est un piège, grossier, visant à paralyser le département : tous les Comoriens gagneraient aussitôt Mayotte, et Mayotte ne serait plus Mayotte. Pourquoi d’ailleurs n’accorderait-on pas la même faveur aux Malgaches ? Note : un peu moins de la moitié de la population autochtone mahoraise est malgachophone.

Ces Comoriens risquent ainsi leur vie pour la même raison que les migrants économiques africains, notamment, cherchent à gagner l’Europe. Les défenseurs de la cause comorienne, qui sont souvent « d’obédience communiste », chercheront pourtant, vainement, à vous faire croire le contraire.

Se référant au fameux droit international, certains prônent l’intangibilité des frontières issues de la colonisation. Suivons alors leur logique : tout l’archipel des Comores appartient à Madagascar, puisqu’il faisait partie, jusqu’à l’indépendance de la Grande-île en 1958, de la colonie de « Madagascar et dépendances » Les Comoriens revendiquent donc, là aussi, ce qui ne leur appartient pas !

22.Posté par Oscar DUDULE le 23/08/2016 23:51
Parler d'unité historique des 4 iles des Comores est une erreur. Parmi les noms qui ont été donné à ces iles il y a ":les îles des sultans batailleurs." F

Ensuite depuis l'indépendance des Comores il y a eu plusieurs révoltes d' Anjouan et de Mohéli contre la Grande Comores.Il y a eu des morts des deux cotés, principalement des Grands Comoriens. Il a fallu une 'intervention militaire de l'OUA , composée de soldats Tanzaniens, pour juguler l'une d'elle;
De plus le niveau de vie général s'accentue entre Mayotte et les trois autres îles. Ceci n'incite guerre les Mahorais a intégrer l'état comoriens.
Enfin au sujet du droit international, La France a usé de son droit de véto contre une résolution du conseil de sécurité de l'ONU.Elle en a le droit.
la situation est donc complexe.

23.Posté par Pierre Balcon le 24/08/2016 06:11
Je ne m’adresse évidemment pas à KLD mais à celui qui se fait passer pour KLD et qui , sans doute moins intelligent que le premier, s’agace dès que l’on ne s’exprime pas en onomatopées ou en gargouillements . Le premier ne doit cependant pas gaspiller la seconde vie que lui permet le grand théâtre dématérialisé , mais pourtant on ne peut plus matérialiste , que met à sa disposition le « système » . Il devrait gérer avec plus de parcimonie ce don de la main invisible du marché .
Il me demande en quoi je peux le taxer d’esprit paradoxal .
Je lui en fais une petite liste , non exhaustive :
- détester Marine Le Pen et sa préférence nationale mais tenir ici des propos ici que ne démentirait pas le Buisson qui semble focaliser son ressentiment , lequel Buisson dans son ardeur a quand même créé la meilleure chaîne TV de notre PAF , la chaîne Histoire étant un peu plus enrichissante culturellement que les contributions du second KLD de niveau « camion bar » sur Zinfos ;
- se déclarer républicain mais haïr la grande république à laquelle il appartient , manifestement contre sa volonté ;
- prôner la démocratie participative mais contester le droit des mahorais à s’exprimer ;
- condamner Sarkosy quand il détourne la volonté du peuple sur le Traité européen mais en appeler à effacer le résultat du referendum de 2009 sur Mayotte ;
- fustiger la dette mais en appeler en permanence la l’Etat providence ;
- afficher sa bonne santé mentale et morale mais adorer l’anonymat des interventions sur les réseaux sociaux ;
- critiquer les « anciens maîtres » mais s’en chercher de nouveaux et de bien plus redoutables qui ne demandent qu’à asservir les cerveaux ;
- être anti libéral mais adorer Obama qui n’a pas encore fermé Gantanamo , laisse le procureur de NY faire la police du monde économique et ne trouve rien à redire à la politique de Netanayu ;
- en appeler au cousinage « culturel » pour justifier les frontières en s’inspirant peut être d’une école de pensée qui nous a produit tant de malheurs ;
- maltraiter en permanence notre langue qui est le marqueur le plus inoffensif de notre culture ;
- nous faire part constamment de son grand malaise mais de ne jamais en tirer les conclusions , la nature nous ayant pourtant dotés de jambes pour nous déplacer et de mains pour construire de nouvelles maisons;
- se prévaloir de la supériorité morale de l’homme « de gauche » mais ne pas voir ce qu’il y a de vraiment sinistre ( au sens étymologique du mot ) et cynique de travestir son plus parfait égoïsme en générosité , publique ca va de soi , et ne trouver rien à redire à la forme la plus pathologique de cette inversion des valeurs qu’est le clientélisme dont ont profité tous ceux qui occupent des emplois publics sans s’être soumis à la procédure des concours , un peu différents des concours de circonstances chers aux amis « socialistes » de KLD.
Quant à moi j’ai une deuxième couche de peinture à passer , ce qui est une activité culturellement plus haute et plus morale que les bavardages sur Zinfos .
Je conseille à ce propos M Bricolage de Sainte Suzanne qui est mieux tenu que Leroy Merlin de Saint Denis . Probablement parce que là bas ils ont fait appel à un antillais de droite et que dans la capitale on a préféré rester entre nous !

24.Posté par Lufy le 24/08/2016 07:58 (depuis mobile)
Pauvre professeur il sont pas con les mahorais ils ont pas envi de crevé faim comme les comorien et je rappelle ke le vote île par île pour indepandance était dans accord commun perso je sui pour un retour Mayotte o Comore mais le choix du peuple

25.Posté par kld le 24/08/2016 22:50
ouf , balcon est touché mais pas coulé !!!, , interressant , mais bon il ne répond pas sur le fond.

je retiendrais , les plus comiques ; " afficher sa bonne santé mentale et morale mais adorer l’anonymat des interventions sur les réseaux sociaux e , ouarf , l'éternel discours sur les pseudos .....no comment .
"détester Marine Le Pen et sa préférence nationale mais tenir ici des propos ici que ne démentirait pas le Buisson qui semble focaliser son ressentiment , lequel Buisson dans son ardeur a quand même créé la meilleure chaîne TV de notre PAF , la chaîne Histoire étant un peu plus enrichissante culturellement que les contributions du second KLD de niveau « camion bar » sur Zinfos ;" cell elà , il fallait le faire ,!!!!!!!!!! nul doute que les afficionados du fn ne manque pas de culture , mals néan moins , il n'en reste pas moins "nauséabons" ?encore une fois la" culture" n'empeche pas une idéologie obséquieuse ???rien de nouveau , ça se saurait .
se prévaloir de la supériorité morale de l’homme « de gauche » mais ne pas voir ce qu’il y a de vraiment sinistre ( au sens étymologique du mot ) et cynique de travestir son plus parfait égoïsme en générosité , publique ca va de soi , et ne trouver rien à redire à la forme la plus pathologique de cette inversion des valeurs qu’est le clientélisme dont ont profité tous ceux qui occupent des emplois publics sans s’être soumis à la procédure des concours , un peu différents des concours de circonstances chers aux amis « socialistes » de KLD" là c'est de la franche rigolade .............. Balcon a réussi à me faire rire , merci à lui .et "met enkor la passé " ............

le reste , n'en vaut pas la peine et surtout , l'énergie ............. il y a mieux à faire .et à penser surtout "en bricolage" .

so long , "Pierre" "

26.Posté par Vieux Comorien le 30/08/2016 12:24
La suppression du visa dit « visa Balladur », requis pour les ressortissants comoriens se rendant à Mayotte, serait une grave erreur. Dans les faits, cette exigence comorienne est un piège, grossier, visant à paralyser le département : les Comoriens gagneraient encore plus massivement Mayotte, ce qui asphyxierait à coup sûr l’île. Mayotte ne serait alors plus Mayotte. Pourquoi d’ailleurs n’accorderait-on pas la même faveur aux Malgaches ? D’autant qu’un peu moins de la moitié de la population autochtone mahoraise est malgachophone !

Les Comoriens risquent leur vie en cherchant à rejoindre Mayotte pour la même raison que les migrants économiques africains, notamment, périssent en mer en tentant de gagner l’Europe. C’est une évidence. Les défenseurs de la cause comorienne, qui sont souvent « d’obédience communiste », s’obstineront pourtant, vainement, à vous convaincre du contraire.

A propos de migrants africains, l’idéal pour la plupart des sans-papiers comoriens -entre autres- présents à Mayotte est de pouvoir un jour résider en Métropole, où vivraient déjà près de 250 000 Comoriens, avec des faux-papiers pour certains d’entre eux. Ils souhaiteraient de préférence s’établir à Marseille, qui, comptant près de 80 000 Comoriens (selon certaines sources), serait la deuxième capitale des Comores, après Moroni.

Une union politique entre Mayotte et l’Etat comorien, un des pays les plus pauvres au monde, n’est pas une solution aux problèmes que connaît la région. Une telle union est inenvisageable, d’autant qu’elle plomberait Mayotte. Au contraire, il faudrait que les Comoriens arrêtent d’irriter les Mahorais et acceptent leur choix juste et clair quant au statut français de Mayotte.
Et si, aujourd’hui, au lieu de reprocher aux Mahorais d’avoir fait le bon choix, en restant dans la République Française, certains reprochaient plutôt aux Comoriens d’avoir failli engager tout l’archipel dans l’impasse ?

Mayotte, département français : c’est évidemment une chance pour un potentiel développement économique de la zone : le développement de Mayotte entraînera en particulier, à termes, celui des Comores. Beaucoup de Comoriens le savent mais, par hypocrisie, ne l’avoueront jamais, surtout que dans leur malheureusement revendication, ils sont confortés par le soutien des bien-pensants, ce qui ne nous empêchera pas de développer notre département. « Il y a même des Français qui reconnaissent l’appartenance de Mayotte à l’Etat comorien » argumentent-ils, faisant surtout allusion à un certain professeur, qui connaît pourtant encore moins qu’eux Mayotte.

Le leader du groupuscule intégriste comorien, historiquement et bêtement opposé à « Mayotte française», tient d’ailleurs désormais exactement le même discours que ledit professeur et parle aussi de «Confédération bilatérale » entre Mayotte et les Comores. Il rejetterait une telle union si elle n’était pas nuisible à Mayotte. Il est, entre autres, l’instigateur de l’arrivée massive des clandestins comoriens à Mayotte, cause de l’insécurité grandissante que connaît l’île. Certaines personnes vous diront que les Comoriens veulent dans une telle union « avoir le beurre et l’argent du beurre ». Leur vile démarche n’est-elle pas qu’un chantage destiné à quémander plus d’aides internationales ?

Leurs arguments, dans leur revendication, reposent sur des données théoriques qui n’ont rien à voir avec la réalité. Se référant mécaniquement au fameux droit international, ils prônent l’intangibilité des frontières issues de la colonisation, principe émanant de l’Union Africaine. Suivons alors leur logique et appliquons-la aux Comores : tout l’archipel des Comores appartient à Madagascar, puisqu’il faisait partie, jusqu’à l’indépendance de la Grande-île en 1958, de la colonie de « Madagascar et dépendances. » Les Comoriens revendiquent donc, sous cet angle aussi, ce qui ne leur appartient pas. Il va de soi que l’Etat comorien même ne devrait alors pas exister.

Que penser d’un tel principe, appliqué dans certains cas de manière complètement arbitraire, quand on sait que des dictateurs, notamment Mouammar Kadhafi, étaient alors à la tête de cette institution africaine ?

Cf. ci-après la mise à jour de mon autre intervention au sujet de Mayotte :

Un groupuscule comorien s’entête à vouloir inculquer aux instances internationales, qui souvent ne connaissent pas Mayotte, l’idée selon laquelle « Mayotte, c’est les Comores ». Ainsi, ses membres parlent-ils de « Retour de Mayotte aux Comores ». Mayotte n’a pourtant jamais appartenu aux Comoriens ! Et puis, pour rien au monde les Mahorais ne voudraient allier Mayotte aux Comores.

Ils reprochent aux Mahorais leur choix d’être Français. Pourquoi alors ces binationaux comoriens/français, installés dans les départements français d’où ils revendiquent Mayotte, ne renoncent-ils pas à leur nationalité française ? Pourquoi ne vont-ils pas s’établir plutôt aux Comores ? Pourquoi tous ces Comoriens, qui bravent la mort en prenant des embarcations de fortune pour rejoindre Mayotte, veulent-ils à tout prix rester dans l’île ? N'est-ce pas parce que Mayotte est française ? Ces femmes comoriennes, débarquant dans l’île parfois à quelques semaines seulement de leur accouchement, n’agissent-elles pas de la sorte afin que leurs enfants bénéficient de la nationalité française ?

J’ai souvent pensé que ce n’étaient que les dictateurs comoriens, issus de familles de militaires et n’ayant pas forcément de bagages intellectuels, qui émettaient ces revendications, alors qu’en réalité d’autres Comoriens sont liés à leur cause. Ils revendiquent Mayotte par défi et hypocrisie, et non par amour pour les Mahorais.

L’argument sur lequel ils s’appuient est que même l’Onu reconnaît l’appartenance de Mayotte aux Comores. Dans les faits, ils ont profité, dans les années 70 et en agissant unilatéralement bien entendu, de l’ignorance des dictateurs africains pour imposer l’appartenance de Mayotte aux Comores. Leurs interlocuteurs lors de ces échanges ne savaient peut-être même pas où se trouvaient les Comores !

Ils sont parvenus à entraîner dans leur propagande certains illuminés. Ils doivent faire partie de ces pseudo-intellectuels qui déplorent les frappes françaises menées, suite aux attentats de Paris et au nom de la légitime défense, contre les « djihadistes » en Syrie : cela est selon eux illégal au regard du droit international. Ils voudraient donc qu’on laisse ces terroristes s’organiser en toute quiétude et ainsi nous attaquer à nouveau.

Le réflexe qu’ils ont, ces fous de Dieu, quand ils se savent recherchés, est de partir se cacher dans leurs pays d’origines, comme si les agents de la CIA ne savaient pas se déplacer jusqu’aux Comores. Ils y sont déjà allés pour déloger des Comoriens impliqués dans un complot terroriste, d’envergure internationale, et n’ont pas fini d’y retourner puisque des terroristes aux Comores, il y en a encore des tonnes.

Ces irresponsables incitent les immigrés clandestins comoriens à s’installer massivement à Mayotte, parce qu’ils y seraient soi-disant chez eux, ce qui a pour conséquence la déstabilisation de l’île. N’ayant ni propriétés ni revenus à Mayotte, ces sans-papiers occupent de surcroît illégalement les terrains, et beaucoup d’entre eux sombrent dans la délinquance. D’où l’insécurité galopante que connaît l’île.

Ainsi, des voyous, des barbares et des sauvageons comoriens, qui trouvent refuge dans les « bangas » insalubres que certains Mahorais ont entrepris de saccager, terrorisaient la population depuis des années. Les autorités françaises à Mayotte mettent toutefois tout en œuvre pour que les Mahorais ne soient plus obligés de se faire justice eux-mêmes. « Nous préférons être hors-la-loi et protéger nos familles » avançaient ces villageois pour justifier leur geste.

Les Comoriens revendiquent Mayotte sans la connaître. Quel Comorien n’a en effet pas été surpris, à son arrivée dans l’île, de constater que près de 40% de la population autochtone mahoraise a comme langue maternelle le shibushi ? Il est à noter que le shibushi est un dialecte malgache parlé dans les villages de Bambo-Est, M'Bouini, Passi-Kéli, M'Ronabéja, Kani-Kéli, Chirongui, Poroani, Ouangani, Chiconi, Sohoa, M'Tsangamouji, M'Liha, Acoua, M'Tsangadoua, Hamjago et Dapani.

Mayotte est comorienne, disent-ils, parce que le shimahoré, parler mahorais dérivé du swahili, est proche du comorien. Et le shibushi alors ? Est-il aussi proche du comorien ? Si les Malgaches avaient revendiqué Mayotte sous prétexte qu’une partie de sa population est malgachophone, devrait-on la leur céder ? Et puis, combien de pays dans le monde ont des langues communes ou proches, doit-on pour autant les obliger à n’en former qu’un seul ? Doit-on par exemple contraindre les pays du Maghreb à n’en devenir qu’un seul ?

Les habitants de beaucoup de pays de la côte est africaine, situés à certaines latitudes, ont de plus une culture proche de celle des Comores. Ils sont musulmans et parlent aussi des langues dérivées du swahili ! Pourquoi alors les Comoriens (les mégalomanes ?) ne demandent-ils pas à l’Onu d’intégrer le Mozambique aux Comores ?

Autre argument qu’ils avancent : « On réclame Mayotte parce que c’est dans l’archipel des Comores». Eh bien, les Comores se trouvent bien dans le continent africain et ont leur propre nationalité, non ? Plusieurs nationalités ne coexistent-elles pas dans l’archipel des Antilles ? Quelle serait leur réaction si on leur avait imposé la nationalité malgache en avançant que Madagascar et l’archipel des Comores sont géographiquement proches ?

Ils ont demandé leur indépendance vis-à-vis de la France parce que, disaient-ils, ils ne voulaient plus être des colonisés, et elle la leur a donnée. Ils refusent parallèlement l'indépendance de Mayotte par rapport aux Comores ! Est-ce logique ? Seuls des Noirs ont-ils le droit de coloniser d’autres Noirs ? La France est pour eux un pays colonial et de mécréants ; elle est en revanche non coloniale et est le pays des Droits de l’Homme quand cela les arrange.

Et s’ils dépensaient utilement leur énergie en essayant de résoudre les problèmes criants que connaît leur pays, que tout le monde fuit, au lieu de s’entêter à vouloir imposer aux Mahorais leur nationalité, fardeau que de plus en plus de leurs compatriotes comoriens eux-mêmes refusent d’endosser ? « Ce sont eux qui pillent les Comores, et comme pour ne pas être soupçonnés avec la double nationalité, ils viennent se réfugier en France métropolitaine. Ce sont eux aussi qui détournent les millions de dollars qu’accordent aux Comores, chaque année, la France et la Banque Mondiale» affirment certains de leurs compatriotes.

Qu’ils continuent à rêver, à répandre des informations fallacieuses dans les médias et à faire pression sur leurs dictateurs africains, mais qu’ils sachent que les Mahorais ne sont pas fous pour mêler leur île au bordel qui règne aux Comores. Croient-ils que ces gens savent mieux que les Mahorais ce qui est bien pour eux ? Il faut être vraiment comorien pour le croire ! Qui voudrait d’un pays dont ses habitants eux-mêmes ne veulent pas ?

A cause d’eux, les Comores sont aujourd’hui un des pays les plus pauvres au monde. Qu’ils continuent ainsi à régresser, en se croyant de plus en plus malins, pendant que les autres progressent !

Le choix des Mahorais de demeurer Français est d’autant plus juste et judicieux que Mayotte n’a jamais appartenu aux Comoriens : avant qu’elle ne devienne française en 1841, donc bien avant la colonisation des Comores en 1886, elle n’était en effet dépendante d’aucun autre pays. Cet état de fait légitime a fortiori, au sujet du référendum d’autodétermination de 1974, le décompte des votes île par île (consultation des populations) ; alors que les Comoriens ont voté l’indépendance de leur pays -et la plupart d’entre eux le regrettent aujourd’hui tandis que certains ne l’avoueront jamais- les Mahorais ont voté massivement le maintien de Mayotte au sein de la République Française. Il a été proposé par la suite, et à maintes reprises, aux Mahorais de décider par référendum du devenir de l’île. Ils lui ont choisi, à chaque fois et à majorité écrasante, un statut convergeant vers celui d’un Département Français. C’est effectif depuis 2011. Ainsi, l’île a été érigée en RUP en 2014. Ces consultations seraient nulles, d’après les jaloux et hypocrites comoriens, car organisées par la France. N’est-ce pas la France qui a organisé celle qui a permis aux Comores d’accéder à leur indépendance ? Faut-il l’annuler ? (Ce qui ne déplairait pas aux Anjouanais.)

Une solution à ce problème repose sur un projet de coopération régionale, qui ne pourra se concrétiser sans la bonne foi et la volonté des « élites » comoriennes, qui ont, toutes, voté l’indépendance des Comores avant de partir vivre en Métropole avec des faux-papiers français. (C’est une logique très comorienne !) La France, soutenue par les Mahorais, travaille avec les Comoriens dans ce sens, mais j’ai bien peur que tous ces efforts ne soient anéantis par les dirigeants comoriens, qui ont décidé d’irriter à nouveau les Mahorais.

A l’instar de Punch, je continue à dire ceci aux Mahorais : « Ne laissez pas les autres vous manipuler, gardez la tête haute ! Soyez fiers d’être Mahoraises et Mahorais ! Notre île nous appartient, c’est notre devoir de la protéger ! Nous méritons notre île car nos grands-parents et nos parents se sont battus pour cela. C’est à notre tour de garantir un avenir à nos enfants. »

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