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La cession gratuite de terrains par l'Etat n'est pas tout, le foncier aménagé fait défaut

L'Etat applique depuis le 31 décembre le principe de la cession gratuite de terrains pour faciliter la construction de logements sociaux. La SIDR, comptant parmi les bailleurs sociaux de l'île avec le parc locatif le plus imposant (20.000 logements) réagit à l'annonce de la mesure.


La cession gratuite de terrains par l'Etat n'est pas tout, le foncier aménagé fait défaut
 
L'Etat applique depuis le 31 décembre (voir notre sujet) le principe de la cession gratuite de terrains pour faciliter la construction de logements sociaux. La SIDR et la SHLMR, parmi les principaux bailleurs sociaux de l'île avec des parcs locatifs à 40.000 logements cumulés, réagissent favorablement à l'annonce gouvernementale.

Accélérer l'accessibilité au foncier des bailleurs sociaux grâce à la cession gratuite de terrains détenus par l'Etat, la mesure du comité interministériel à l'Outre-mer prise en novembre 2009 voit enfin son application entrer en vigueur, le décret étant paru le 31 décembre 2011. La mesure était très attendue des bailleurs sociaux. Avec un parc locatif de 20.000 logements chacune, la SIDR et la SHLMR espèrent pouvoir répondre encore plus favorablement à la demande des réunionnais. 25.000 dossiers sont actuellement en attente.

SIDR, 2.000 logements supplémentaires en 2012

SIDR, SEMADER, SHLMR, SEDRE, SODIAC... les bailleurs sociaux sont de plus en plus confrontés à l'étroitesse du foncier local, couplé au coût des terrains qui représente une difficulté supplémentaire dans le financement des constructions de logements sociaux. Devant ce constat, le décret du 31 décembre 2011 répond grandement à une problématique, selon les intéressés.

"Nous avons un parc de 20.000 logements. Dans 4 à 5 ans, nous en compterons 25.000. En 2012, nous en sortirons de terre plus de 2.000", précise Bernard Hoarau de la SIDR. 2.000 logements en 2012, c'est tout simplement trois fois plus qu'une année normale (500 logements/an en moyenne). Avant d'évoquer la cession gratuite de terrains par l'Etat, deux leviers expliquent cette bonne cadence : les mesures de défiscalisation qui concernent le logement social mais aussi la VEFA, la "vente en état futur d'achèvement". Dans les faits, les promoteurs viennent frapper à la porte des bailleurs en maîtrisant déjà le foncier. Une aubaine pour les bailleurs sociaux confrontés le plus souvent à un foncier qui reste à viabiliser, ce qui retarde d'autant les sorties de terre.  

"Nous sommes dans une moyenne haute"

"Le gros problème que nous rencontrons à la Réunion n'est pas tant de trouver du foncier mais de trouver du foncier aménagé. Il faut savoir que les bons terrains sont acquis en priorité par les promoteurs. Quant à nous, nous devons rester dans des prix compatibles 'logements sociaux'", poursuit la SIDR.

"C'est une grande avancée. La mesure était très attendue", souligne pour sa part la direction de la SHLMR, forte d'une constat identique dressé par les professionnels : "le foncier est de plus en plus difficile à trouver", ajoute Mélanie Camau de la SHLMR. Pour ce bailleur, le fait de privilégier la sortie de terre de projets en défisc' ou en VEFA ne répond à aucune règle absolue. "Le type d'opérations et la capacité financière des futurs locataires donne l'indication", poursuit la SHLMR. En 2012, le bailleur met en chantier 1.600 logements dont 900 devraient être finis en 2012, le reste débordera sur 2013. "C'est pas mal, nous sommes dans une moyenne haute", évalue Mélanie Camau.

Une maigre avance de deux ans sur l'attente des particuliers

D'autres contraintes plus importantes s'imposent aux bailleurs sociaux. Ils doivent passer par des appels d'offres, ce qui retarde aussi la mise en chantier. Il faut compter jusqu'à 5 à 6 mois supplémentaires dans le calendrier du projet immobilier.

En matière d'urbanisme, les contraintes légales sont aussi plus lourdes. Les bailleurs sociaux doivent donner l'exemple comme l'obligation qui leur est faite d'intégrer des chauffe-eau solaires ou encore le dimensionnement des pièces de vie un peu plus larges. Sans compter le fait que les dossiers doivent être déposés sur le bureau de la DEAL. Voilà pourquoi les promoteurs auront toujours un temps d'avance, estime Bernard Hoarau de la SIDR.

La SIDR, SEM détenue par l'Etat, le Département et quelques privés acquière une vingtaine d'hectares par an. La cession gratuite de terrains par l'Etat est donc "une bonne nouvelle", assure celle qui ne compte aujourd'hui que sur une avance foncière d'à peine deux ans par rapport aux milliers de demandes. A la Réunion, au 1er janvier 2012, 25.000 dossiers de logements sociaux sont en attente de traitement.
Mardi 10 Janvier 2012 - 17:56
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par Cambronne le 10/01/2012 17:58
contraintes plus importantes s'imposent aux bailleurs sociaux. Ils doivent passer par des appels d'offres, ce qui retarde aussi la mise en chantier.
c'est pour ça qu'ils choisissent toujours les mêmes archis par copinage peut être avec des projets merdique rare sont ceux qui sortent du lot
quand aux entreprises vu le montant des enveloppes elles préfèrent ne pas répondre plutôt que d'y laisser leur slip

2.Posté par ecolo bobo le 10/01/2012 21:39
mort de rire de lire le pape neocons du forum, se lamenter de la concurence deloyale de ses collegues pour aller manger dans la gamelle des collectivités. ben pourquoi? vos amis de cbo territoria preferent bosser avec des architectes polonais, indiens?

Et pourquoi n'irais-tu pas chercher du foncier comme tout les gens qui se levent tot pour bosser avec la loi l'offre et la demande? t'as pas le coffre pour aller dans une agence immobilière? si t'as pas de thunes demande a freedom de t'organiser un neoconthon.

3.Posté par jyves974 le 11/01/2012 19:23
On veut le beurre et l'argent du beurre, et un RdV avec la fillette du cremier. Quand certains travaillent dur et n'ont pas les moyens de vivre en centre-ville, eux, ils veulent des HLM en plein centre-ville.

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