Faits-divers

La bataille continue entre Jacqueline Grondin et sa direction

Après une mise à pied, un licenciement et une réintégration au sein de l'ESAT (Etablissement et Service d'Aide par le Travail) de l'Anse à Petite-Ile, Jacqueline Grondin aurait été agressée physiquement, par son directeur, hier. Voici le témoignage de son compagnon, Raphaël Dijoux.


Jacqueline Grondin avait effectué une grève de la faim pour dénoncer les agissement de sa direction au mois de février dernier. (Image d'archives)
Jacqueline Grondin avait effectué une grève de la faim pour dénoncer les agissement de sa direction au mois de février dernier. (Image d'archives)
"Hier, j'ai accompagné Jacqueline chez le médecin. Celui-ci a confirmé les hématomes répartis sur son corps", raconte Raphaël Dijoux.
Depuis sa réintégration le 10 août dernier, Jacqueline Grondin essayait de se reconstruire. Cette femme de Petite-Ile avait fait la Une des journaux au mois de février dernier pour avoir démarré une grève de la faim. Elle voulait dénoncer les agissements de la direction envers elle depuis sa dénonciation de faits de maltraitance au sein de l'établissement spécialisé.

Une semaine après cette réintégration effectuée le lundi 10 août, Jacqueline témoignait sur Zinfos974 :  "Tout se passe bien avec les travailleurs. Chez mes collègues, c’est partagé, certains redoutent les pressions. Mais dans l’ensemble ça va", raconte Jacqueline. (Voir article précédent). L’aventure que Jacqueline Grondin a vécu lui avait donné envie de poursuivre le combat pour soutenir salariés et personnes handicapées.

Accusatrice puis... accusée

Elle était en salle de réunion, hier matin, quand les faits se sont déroulés. "Depuis sa réintégration, on lui a ôté son poste de monitrice, suite à un interrogatoire effectué auprès des personnes handicapées que nous avons dénoncé auprès de l'Inspection du travail. La direction lui a ainsi dit, qu'au regard des paroles des personnes handicapées, elle ne pouvait plus exercer auprès d'eux, étant maltraitante. On lui a même lancé : "vous avez les mains baladeuses". C'est un comble alors que c'est exactement de cette façon que les problèmes ont commencé, quand Jacqueline a dénoncé des maltraitances et abus sexuels sur les personnes handicapées. Le fait est que, depuis, elle rédigeait des écrits sous la responsabilité d'un employé", explique Raphaël Dijoux.

Hier, le directeur, Christophe Delpech, lui demande de s'en aller afin de lui laisser la salle de réunion disponible. Le ton monte. "Il lui demande de rentrer chez elle car il ne veut plus la voir. Il l'attrape par les cheveux, la traîne vers la sortie" rapporte le compagnon de Jacqueline, ce mardi matin. Un hématome de 12 cm de longueur et 2cm de profondeur, sous les aisselles, a été noté par le médecin.

"Je l'ai prise sous les aisselles et je l'ai porté jusqu'à l'extérieur"

Contacté ce matin, le directeur ne souhaite pas se prononcer d'avantage : "Nous ne faisons une communication que dans le cadre institutionnel. Le président, M.Lallemand étant absent, je ne ferai pas de communication sans son autorisation", a-t-il répondu, confirmant toutefois les propos relevés ce matin par le JIR, "je l'ai prise sous les aisselles et je l'ai porté jusqu'à l'extérieur".

En réunion de travail, Raphaël Dijoux manque l'appel de sa compagne. "Quand j'ai rallumé mon téléphone, j'ai essayé de l'appeler, en vain. J'ai alerté les pompiers et les gendarmes qui se sont rendus à l'établissement, on leur a répondu qu'il n'y avait eu aucun incident."

Avec des amis, Raphaël Dijoux se lance à sa recherche, toute la journée. C'est finalement par le biais de la radio Freedom que des témoignages lui permettent de la retrouver dans sa voiture, dans la forêt de l'Etang-Salé. "Elle était très affaiblie", se souvient-il.

Aujourd'hui, Jacqueline Grondin se repose. Elle et son compagnon envisagent toutefois de porte plainte rapidement pour coups et blessures volontaires en situation de travail.
Mardi 6 Octobre 2009 - 11:40
Melanie Roddier
Lu 1988 fois




1.Posté par ti baba le 06/10/2009 16:23
Courage ! Ne vous laissez pas faire, vous avez raison de vous battre !

2.Posté par beverly, une réunionnaise le 06/10/2009 23:29
il y en a qui vont me trouver dur.Mais je vous dit que ce que vous faites comme la greve de la faim avec photos dans cet camionnette, recherche sur Freedom parce que vous pétez un cable, vous etes à bout.Ce n'est pas la meilleure solution face à un harceleur, ou quelqu'un qui vous demonte, vous appuie sur la tete dans le travail.Vous devriez reprendre confiance en vous, et chercher une solution adéquate à ce problème sur les lieux du travail.Téléphoner, prendre conseil avec des gens compétents sur ce sujet,Il doit y avoir sur notre ile quand meme Mme Grondin.Quand on n' arrive pas à gerer les problèmes, quand on n' arrive pas à surmonter les problèmes qui se présentent à soi,on va jusqu'a la greve de la faim et tout, c'est mal vu, et mal écouter bien souvent.
Là, vous etes à bout, vous voyez que vous n'etes pas bien.Il y en a qui vous disent battez vous, battez vous, ca se voit que c'est pas eux qui est dans la tourmente.Vous allez vous battre jusqu'a quelle limite? comme France Télécom.
Moi, je dis quand on commence à toucher, à faire du mal à son propre corps, là, il faut dire" Stop, je déconne pour un emploi," et si vous avez des enfants c'est encore pire.
Vous voyez, j'ai un proche, un réunionnais de plus de 60ans ici en métropole, qui est dans une tourmente qui est pire que vous, car il est agé dans une grande entreprise.Je n'ai pas la solution pour cette famille réunionnaise, mais j'essaye de mon mieux ainsi que les autres membres de la familles ici en métropole de l'aider de notre mieux.Surtout nous les femmes, car les hommes c'est surtout la bouteille de whisky et de rhum qui aident à la discussion.
Nous n'avons pas cet état d'esprit comme vous, pour nous, on ne sait pas comment il faut qu'il reste debout et on ne discute pas.
Vendredi, il était dans un tel état, un peu comme vous, il m'a téléphoner, je lui ai dit dégages de là, démarre ta voiture, et viens manger à la maison.
Avec moi, et les autres membres de la famille ici en métropole, ce proche il n'a pas le temps de pleurer comme vous, on ne lui donne pas le droit d'etre au dessous ainsi, pour un travail.
Votre famille devrait essayer de vous aider, de vous faire comprendre de ne pas vous laisser aller ainsi.Il y a bataille et bataille quand meme, à ne pas confondre.

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Samedi 10 Décembre 2016 - 09:45 Saint-Louis: Un conducteur heurté par un bus

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales