Economie

La banane péï ne prendra pas la relève après l'ouragan Maria

Lundi 25 Septembre 2017 - 11:59

Après le passage de l’ouragan Maria, les bananiers de Guadeloupe et de Martinique ont été détruits. Une aubaine pour l’exportation de notre production péï? Pas vraiment …


100% des bananiers détruits en Guadeloupe et 70% en Martinique, les vents violents du passage de l’ouragan Maria ont emporté avec eux l’un des piliers de l’économie antillaise. Sur notre territoire, la production de bananes est existante et pourrait théoriquement pallier ce vide, qui va perdurer pendant les mois à venir.

Mais la production des 9.000 tonnes annuelles de bananes à la Réunion est destinée uniquement au marché local, comme l’explique Éric Lucas, Responsable du pôle végétal à la Chambre d’agriculture de la Réunion. "La production existe depuis longtemps et s’est professionnalisée au fur et à mesure. Mais ce n’est pas tant en termes de production que se pose le problème, mais plutôt en termes de transport", précise-t-il.

Des cargaisons sous atmosphère contrôlée

L’avantage est en fait géographique. Là où la banane antillaise met entre 15 à 18 jours pour arriver sur les étals de l’hexagone, la notre met quatre mois. "Nous n’avons pas les partenariats qu’il faut pour pouvoir envoyer notre banane en métropole. Dans ces bateaux spécialisés, l’atmosphère est contrôlée et empêche la banane de mûrir trop vite. Pour faire partir la production d’ici, on a tout à construire" explique Éric Lucas.

Difficile donc de combler le déficit de la banane antillaise en si peu de temps. Sans compter qu’il y a là-bas un "véritable savoir-faire et une culture de la banane" que nous n’avons pas, conclut le responsable du pôle végétal.

Pourtant, sur notre île les mêmes variétés sont produites: la grande naine et la gabou. Manque de chance, la production de cette année est particulièrement mauvaise, avec un prix au kilo de deux euros, avoisinant celui d’une sortie de cyclone. En cause, la maladie du freckle, qui parsème les fruits de tâches noires. Il faut dire que notre production locale n’est pas soumise aux mêmes projections de pesticides qu’en Martinique ou en Guadeloupe.
Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
Lu 6079 fois



1.Posté par Domi le 25/09/2017 12:37 (depuis mobile)

La production locale n'est pas soumise aux projections à outrance d'insecticide et c'est tant mieux . Celles de mon jardin sont bio et mûrissent naturellement

2.Posté par lollll le 25/09/2017 13:35

Comme toute l'agriculture à la Réunion, on est resté bloqué aux siècles précédents. Les antillais sont plus malin que nous et s'organisent mieux pour exporter le fruit de leur travail.

3.Posté par menfin le 25/09/2017 14:41

Les bananes à la Run sont vendues plus chères que celles des antilles vendues en métropole (- de 1 euro l kg..)

4.Posté par noe974 le 25/09/2017 15:24

Nos bananes ne sont pas assez grosses !

5.Posté par Fidol Castre le 25/09/2017 16:09

Tant pis pour eux car nous avons les meilleures bananes du monde, parfumées, goûteuses, succulentes. Surtout celles qui proviennent de Salazie, qui murissent sans produit chimique et sans engrais. Nous devons réserver ce produit exceptionnel à la consommation locale.

@3 il suffit d'acheter sur la route de Salazie. Une main coûte 2 euros.

6.Posté par menfin le 25/09/2017 17:03

La main 2 euros, ca fait grosso merdo 1kg..

7.Posté par li le 25/09/2017 17:50

Du moment que nos bananes ont la priorité sur nos étals. ..tout va.

8.Posté par citoyen le 25/09/2017 17:59

Vu le prix que c'est vendu ici chez nous, si ça arrive là bas il vaudrait mieux qu'ils mangent de l'or!!!!

9.Posté par Antillais le 25/09/2017 18:10

Les Antilles par ci les Antilles par la auriez vous un complexe d'inferiorité a la Réunion toujours a parler sur les Antillais pourquoi vous nous accordez autant d'importance toujours un article pour nous descendre ou critiquer a contrario aux Antilles on ne parle pas du tout de vous on essaie juste d'avancer ...

10.Posté par Fidol Castre le 25/09/2017 18:12

6.Posté par menfin le 25/09/2017 17:03

La main 2 euros, ca fait grosso merdo 1kg..


N'importe quoi.

11.Posté par Fidol Castre le 25/09/2017 18:54

8.Posté par citoyen le 25/09/2017 17:59

Vu le prix que c'est vendu ici chez nous, si ça arrive là bas il vaudrait mieux qu'ils mangent de l'or!!!!


Plante !

12.Posté par yab le 25/09/2017 20:31

Post 3. -de 1€, ce n'est pas toute l'année. Combien de subvention au kilo ?
Y a tellement de produits chimiques qu'elles doivent pouvoir servir de désherbant ou d'insecticide

13.Posté par jean claude payet le 25/09/2017 22:59

ici a part produire des gros assistes pilote de la route...

14.Posté par youssef bouterfas le 07/10/2017 01:05

on manque des fois d’innovation, il faut que le consommateur trouves tous les 3 ou 4 ans des produits nouveaux, la banane est a 2 euro le kg c'est parce que du déjà vu du déjà mangé mais si la banane est offerte dans une nouvelle forme elle va séduire encore plus, si j'avais l'argent je créerais ma propre banane brochette au arôme de La Réunioniya comme la java

tenez par exemple moi j'imagine des banane brochette
ce sont des rondelle de banane empilé et percé par aiguille brochette et trompé dans un jus sucré et aromatisé au arôme de canne d'origine, comme les tranche d'ananas,
dans un bocal ça se conserve et vous n'aurez pas de problème de cheminement dans l'exportation
pour les restaurateur il faut leur créer un bocal pour deux tranche de banane pour le petit déjeuné du matin
le beurre ne passe pas dans les pays chaud

15.Posté par Pamphlétaire le 14/10/2017 10:57

Qu'en sera t'il à la Réunion après un tel cyclone? Sachant qu'en l'absence de cyclone, le kilo de litchi a augmenté de 262% en 40 heures sur les étals à la Réunion, il y a des hypothèses qui se bousculent...Rappel : le kilo de litchis vendu le 31 décembre 2001 à 17 heures coûtait à la Réunion sur les étals du département, de la Région, locaux, 2,50 francs (deux francs cinquante cinquante); le 2 janvier 2002 à 9 heures le kilo de litchis était vendu un euro, soit 6,55 francs...

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter