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La Terre a tremblé de colère en Italie


La Terre a tremblé de colère en Italie
[Suivez le ZinfosBlog de "La Mauricienne" ] La businesswoman Nandeenee Soornack réclame depuis l'Italie où elle est en exil, des dommages de Rs 400 millions à l'Etat et au commissaire de police.

Encore une plaignante qui s'ajoute à la longue liste des procès contre le nouveau gouvernement. À croire que les contribuables mauriciens doivent casquer pour réparer les pots cassés des bras cassés du gouvernement au pouvoir. Entre incompétence, scandales et vengeance politique, on l'a dans le baba. Et ça commence à bien faire. 

Nandeenee Soornack est celle par qui est venue la chute de Ramgoolam junior. Celle-ci aurait confié à Jugnauth junior qu’elle était la maîtresse de l'ex Premier ministre. C’est ce qu’avait allégué le leader du MSM dans sa déposition à la police où il a expliqué pourquoi la vie privée de l’activiste rouge Soornack est d’intérêt public. Qui, du fait de sa proximité avec l'ex Premier ministre est à la base, selon lui, de son succès financier. 

Et Navin de déclarer et répliquer que les allégations du petit Pravind ne sont que des "fabrications" et un "tissu de mensonges". En d'autres mots : "veille ou zaffair". 

Mais comme dans toutes les telenovelas, le scénario révèle des surprises et des révélations de taille. L'ex-mari de la Diva, marchand de cotomili de carrière et de profession, s'est fendue dans un affidavit que la jolie cruche n’a pas étudié au-delà de la Form IV et qu’elle n'était qu'une simple vendeuse. Et se met subitement à voyager énormément à partir de 2003, l’époque à laquelle elle a rencontré son Navinou. 

Soit c'est une autodidacte qui mérite une médaille, soit une cruche pas si "kouyonne". Une série de témoignages dans cette pétition de divorce démontre qu'au contact de Navin, son ex-épouse s’émancipe financièrement. Et s'émancipe tout court. Et pour faire court, fait preuve d'infidélité tout comme son galant de Navinou.

Notre businesswoman en herbe comme dans une "success story" qui pourrait faire rêver toutes les petites filles et jalouser les plus grands de ce monde, se construit un empire avec l’aide de Gooljaury son partenaire financier. On lui doit plusieurs franchises de grandes marques de luxe, un contrat d'exclusivité avec la Duty Free Paradise, des boutiques hors taxe à l'aéroport et son Airway coffee. 

La suite on la connait. Notre Diva a quitté Maurice, le 11 décembre 2014 vers l'Italie le soir de la chute du gouvernement de Navin Ramgoolam.

Depuis, l'Etat mauricien a fait une demande pour son extradition vers Maurice pour qu’elle soit jugée par la justice mauricienne pour des charges criminelles retenues contre elle. La Cour suprême d’Italie a tranché. Nandanee Soornack ne pourra pas être extradée vers Maurice. La plus haute instance juridique italienne maintient le jugement de la Cour de Bologne. Non c'est non ! Un sacré coup de talons aiguilles de la part de la Diva mauricienne.

Dans un émouvant communiqué rédigé par ses hommes de lois, elle dit avoir subi d’immenses préjudices à cause de mauvais agissements et traitements. En 2015, elle a été arrêtée par la police italienne en vertu d’un Red Notice émis par Interpol. A passé trois nuits et deux jours en cellule policière.

La Diva soutient que les charges criminelles contre elle sont infondées et avance avoir été la principale cible du nouveau régime en raison de sa proximité avec le leader des rouges. Elle confie par la même occasion, en officialisant sa relation face aux juges, être la mère de l'unique héritière de l'ex Premier ministre. 

Ce à quoi a répondu son ex cher et tendre, à la question de savoir s’il assume la paternité de l’enfant selon les dires de Nandanee Soornack. "Ou kone komye dimunn deklar demi-frère ek demi-sœur avec mwa ? Zot tou mo zanfan mem", signée Navin Ramgoolam. Une gifle verbale qui n'est pas passée. Car il a ajouté dans une conférence de presse que cette dernière était une "erreur". Ça calme.

Enfin pas pour tous. Libéréeee et délivréeee sous caution et en résidence surveillée depuis le 28 février 2017. Elle réclame des dommages de Rs 400 millions à l'Etat mauricien. Oui là ça calme.

En parallèle, la Mauritius Revenue Authority ( MRA) est passée à l’action en passant au peigne fin les transactions de l’homme d’affaires Gooljaury ainsi que de notre jolie exilée italienne. Résultat : réclamations fiscales de dizaines de millions de roupies vu les différentes transactions exécutées, dont la SICOM Tower à Ébène, pour un montant de Rs 500 millions. Un exercice similaire a été engagé pour le business de Madame en procédant à l’examen des livres de comptes d’Airway Coffee et autres boutiques hors taxes au New Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport Terminal. 

L’enquête dans la Mauritius Duty Free Paradise, avec des commissions de Rs 100 millions versées sur des comptes en banque en Suisse, a atteint un stade avancé. Il est question de commission représentant 4,2 % du chiffre d’affaires de la Mauritius Duty Free Paradise Ltd.

La résidence achetée par Nandanee Soornack à Floréal en 2011 au coût annoncé de Rs 30 millions retient également l’attention dans le cadre de l’enquête sur des délits de trafic d’influence contre son ex, accessoirement Premier ministre de l'époque. Résidence où on les a aperçu, ensemble, faisant la Une sur des photos volées et qui dansaient au son d'un djembé en roulant un séga collé-serré. 

Sur cette résidence des Hauts plateaux, son ancien partenaire en affaires, Gooljoory, réclame Rs 25 millions qui seraient en fait un prêt. Il avance que  les propriétés de Nandanee Soornack ont été hypothéquées à hauteur de Rs 90 millions auprès de la State Bank of Mauritius et que la Diva fait face à de sérieuses difficultés. Il réclame son dû.
Ayo j'adore. Ciao Ciao.

A lire sur le blog la Mauricienne : "Catch me IF you can ou la revanche d'une brune"

Source : http://www.zinfos974.com/lamauricienne/La-Terre-a-...
Dimanche 19 Mars 2017 - 23:19
La Mauricienne
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