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La Sécu prise en flagrant délit de non-respect des règles de sécurité sur son chantier...

Mercredi 2 Mai 2012 - 16:00

La Sécu prise en flagrant délit de non-respect des règles de sécurité sur son chantier...
C'est la Sécurité sociale qui a en charge de veiller au respect de la sécurité sur les chantiers de BTP de l'ile. Et elle ne se prive pas de verbaliser, voire de traduire certains patrons devant les tribunaux pour non rexpect des règles, surtout lorsqu'un ouvrier est blessé dans un accident du travail.

Quelle n'a donc pas été ma surprise ce matin de découvrir un ouvrier perché sur un escabeau à près de 2m de hauteur, au 2ème étage de l'immeuble en construction du siège de la Sécu près du boulevard Sud à Vauban. L'homme n'avait aucune sécurité, n'était pas assuré, et se trouvait à un mètre du bord de la dalle, avec juste une ridicule rembarde de protection pour le retenir en cas d'accident. Il a travaillé ainsi pendant près d'une demi-heure, à resurfacer un pilône en béton. Un faux mouvement, un autre ouvrier qui donne un coup de pied dans l'escabeau, et on imagine le malheureux basculant dans le vide...

Ce n'est pas tout de faire des conférences sur la sécurité dans le BTP. Encore faut-il s'assurer que les entreprises travaillant sur son propre chantier respectent un minimum les règles...

La Sécu prise en flagrant délit de non-respect des règles de sécurité sur son chantier...
Pierrot Dupuy
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1.Posté par Melenchon viens! le 02/05/2012 16:15

il faut demander des comptes a xavier bertrand, dimanche dans les urnes; sans doute est-il trop occupé a regarder à regarder sous les tchadors des filles: pas le temps de faire son boulot le pauv ti nounours

2.Posté par David Asmodee le 02/05/2012 18:23

Et d'ailleurs, sur le trottoir à proximité il y avait deux trous non signalés. La foulure de ma cheville peut en témoigner.

3.Posté par Ah quelle bande de kons !!! le 02/05/2012 18:38

Encore un chef d'oeuvre d'architecture. Ses concepteurs ont voulu imiter la nature : ils ont crée une sorte de façade rappelant une falaise au bord de la route.
Et la hauteur, et le recul ? On s'en fout. Les services de l'urbanisme de ville encore plus ...
Quant aux parking, inutile de se renseigner sur la quantité : ils seront insuffisants. Les riverains auront toujours autant de mal à trouver de la place devant chez eux. Les employés de la sécu seront encore devant les logements des voisins.

4.Posté par D.R. le 02/05/2012 20:21

J'y travaille et si ce n'était que ca!!!! L'ancien bâtiment est en cours de "réhabilitation": façade, intérieur, etc... sauf que l'immeuble est truffé d'amiante et que la méthode appliquée est des plus efficaces: l’encapsulage! Derrière ce terme ronflant la pose simple de plaques en alu sur les parties contaminées avec comme étanchéité un simple filet de joint silicone... Bien sur si un entrepreneur aurait fait ca sur un chantier privé, ca aurait bardé pour son matricule..
Les nouvelles façades possèdent des fenêtres qui ne peuvent s'ouvrir, car les anciennes en alu qui contiennent de l'amiante sont restées en place (et sont encapsulées, vous me suivez?)
De plus ces façades ne peuvent pas être posées avec une étanchéité parfaite du faite même de la présence de l'ancienne structure (contaminée). Donc déperdition de climatisation (bonjour la facture), entrée de poussière (bonjour la propreté, les allergies, etc.), de l'eau en cas de fortes intempéries (imaginez ce que ca donne de l'eau qui ruisselle dans des bureaux)...
Bref... c'est chouette...

5.Posté par benouze le 03/05/2012 00:05

Pour post 1: chacun est libre sur ce site de dire un peu n'importe quoi, mais de là à dire des conneries au sujet d'un ministre en fonction qui trouve à dire sur des sujets brûlants comme le non respect des lois de la république commis par quelques zarabes du coin qui se croient tout permis, quand je constate que des soi disant français de votre gabarit acceptent ce genre de situation en critiquant un ministre, à part prendre par çi par là l'argent de cette même France, je ne vois pas ce que vous faîtes ici en France, car l'île de La Réunion est Française et cela personne ne peut le contredire, même pas la personne de Mélenchon à qui vous volez le nom pour dire des conneries. Le PCR a essayé mais les patrons d cet entité se sont cassés les dents et actuellement ils ne demandent plus l'indépendance ou l'autonomie, tout au contraire de vous,ils veulent rester dans le giron de la FRANCE qui les nourrit eux et leurs familles.

6.Posté par vase communiquant le 03/05/2012 09:45

Pierrot,

Peut-on au moins savoir quelle aurait été la solution technique pour assurer cet ouvrier ? De quel manuel cette sécurité sort-elle ? Quelles sont les règles d'usage ? Y'avait-il une possibilité pour qu'un autre ouvrier puisse avoir accès à côté de l'escabeau ?

Ce serait un début de journalisme sur un sujet aussi important pour le développement socio-économique de notre île, et c'est grâce à ces articles de fond que la Réunion s'en sortira. Merci Pierrot pour ces sujets d'investigation profonde, où vous mettez votre vie de journaliste pour défendre la veuve et l'ouvrier. Je vous recommanderai pour la médaille du courage et le prix du grand reportage.

7.Posté par papapio, ni macro ni géniteur payeur le 03/05/2012 10:14

Circulaire DRT 2005/08 du 27 juin 2005 relative à la mise en oeuvre du décret du 1er septembre 2004 et de l'arrêté du 21 décembre 2004

Références :
décret n°2004-924 du 1er septembre 2004 (publié au JO RF du 3 septembre 2004) relatif à l'utilisation des équipements de travail mis à disposition pour des travaux temporaires en hauteur et modifiant le code du travail (deuxième partie : Décrets en Conseil d'Etat) et le décret n°65-48 du 8 janvier 1965.
arrêté du 21 décembre 2004 relatif aux vérifications des échafaudages et modifiant l'annexe de l'arrêté du 22 décembre 2000 relatif aux condiftions et modalités d'agrément des organismes pour la vérification de conformité des équipements de travail.

****************************************Cependant*****************************
http://www.inrs.fr/accueil/situations-travail/hauteur/reglementation-hauteur.html://

La réglementation ne donne pas de définition du travail en hauteur. C’est à l’employeur de rechercher l’existence d’un risque de chute de hauteur lors de l’évaluation des risques. Le Code du travail précise les règles à suivre pour la conception, l’aménagement et l’utilisation des lieux de travail et pour la conception et l’utilisation d’équipements pour le travail en hauteur. Des règles particulières s’appliquent au secteur du BTP et à certaines catégories de travailleurs.

Travaux temporaires en hauteur

Le Code du travail précise que « les travaux temporaires en hauteur sont réalisés à partir d’un plan de travail conçu, installé ou équipé de manière à préserver la santé et la sécurité des travailleurs » (article R. 4328-58). Il décrit la protection collective dont celui-ci doit être muni (article R. 4323-59). Il porte également sur :

la continuité des protections collectives au droit des accès et les mesures à prendre en cas de nécessité d’enlèvement partiel (article R. 4323-65),
les accès aux postes de travail (article R. 4323-66).

Ces dispositions sont complétées par des mesures alternatives en cas d’impossibilité de mise en place d’un garde-corps : dispositifs de recueil souples (article R. 4323-60) ou recours aux EPI comme les systèmes d’arrêt de chute (article R. 4323-61).

8.Posté par mazagran le 03/05/2012 11:57

Elle peut toujours parler de sécurité la SECU lorsqu'elle laisse le moteur de sa climatisation tournée le week-end et qui fait un bruit énorme et continu - A t elle prévu un plan contre la nuisance sonore ???

9.Posté par Sudrele comique le 03/05/2012 21:25

Cette photo est éloquente pour nous les spécialistes de la sécurité au travail.
Le travail en hauteur est strictement réglementé en France.
Le décret de base date de 1965 qui a évolué à de nombreuses reprises.
Les régles d'abord préconisées, puis conseillées, sont enfin devenues une obligation pour l'employeur depuis 2010. Cette législation est reprise par le Code du travail en ses articles R 4320 et suivants.
L'obligation concerne la santé, l'hygiène et la sécurité. Il faut aussi préciser que cette obligation se transmet par la hiérarchie. Un article de loi protège l'employeur qui a pris les diligences de l'obligation , c'est à dire qu'il ne peut être poursuivi que si c'est lui qui n'a directement pas respecté, sinon c'est le chef de chantier, d'équipe ou le contremaître.
Cette photo permet aussi de constater le non respect des régles d'utilisation de l'escabeau.
Ce matériel(tout comme une échelle) ne doit servir qu'à changer de niveau. Et la main courante doit constituer une véritable protection( et non pas être une simple barre comme sur l'image.
Pour l'amiante révélé par un agent (ou cadre) de la Sécu, il y a plusieurs points importants
à souligner :
1) -Tout d'abord avant tout travaux (et celà date de 2004) IL AURAIT FALLU FAIRE UN DIAGNOSTIC TECHNIQUE AMIANTE, car il s'agit d'un établissement recevant du public(ERP)
2)- Il y a une autre obligation pour le propriétaire c'est l'information/communication du résultata du diagnostic.
3)- Si l'amiante est confiné, il doit âtre retiré par une entreprise spécialisée et agréée au nom du principe de précaution et en raison de l'obligation de l'employeur de garantir la santé des travailleurs.
4)- Si l'amiante est volatile, c'est la fermeture totale du bâtiment et des mesures exceptionnelles et contraignantes.
Le comité d'entreprise et le CHS( devenu CHS CT) a-t-il été informé? Si c'est non, il faut saisir la Justice en vue de faire cesser le chantier. La loi (et la jurisprudence) est constante sur ce point.
Ces travaux ne doivent pas se faire en présence des travailleurs ou des publics reçus.
Et TOUT ça, c'est très maîtrisé par la SECU(service prévention) qui sont les experts de la prévention du risque.

10.Posté par jlh le 05/05/2012 08:48

Sauf que ce n'est pas le chantier de réhabilitation de la Sécu mais de l'immeuble de la Sodiac qui est en construction devant la Sécu. On distingue nettement l'imeuble de la CGSS derrière sur la photo.

11.Posté par Sudrele comique le 06/05/2012 21:52

Je confirme tout ce qui est réglementaire dans mon poste 9.
Je retire tout ce que j'ai dit sur la CGSS. L'immeuble n'est pas celui de la CGSS mais d'un privé, chose vérifiée ce jour.
Même si la Sécurité sociale se trouve à proximité, la photographie ne peut en rien attester d'une quelconque responsabilité de cette administration.
Dont acte

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