Outremer

La Réunion se montre au Jardin d'Acclimatation à Paris

Vendredi 8 Avril 2011 - 18:33

"Un Jardin en Outre-mer" est l'une des manifestations phare de l'Année des Outre-mer. Durant un mois, le Jardin d'Acclimatation se mettra aux couleurs des départements, régions et collectivités d'Outre-mer et fera découvrir à ses visiteurs leurs différentes facettes : culture, artisanat, économie, tourisme, environnement...


La Réunion se montre au Jardin d'Acclimatation à Paris



Le Jardin d’Acclimatation situé à Paris accueillera les départements et territoires d’Outre-mer, du 9 avril au 8 mai dans le cadre d’une manifestation importante intitulée "Un Jardin en Outre-mer".

A cette occasion, les visiteurs pourront découvrir ou redécouvrir les richesses artistiques, culturelles et environnementales de La Réunion, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de Mayotte, de Saint-Barthélemy, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Martin, de Wallis et Futuna, de la Polynésie française, de la Nouvelle-Calédonie et même des Terres Australes et Antarctiques Françaises, autour d’une programmation riche et variée.

Un mois de vitrine pour les régions ultra-marines en plein Paris

La recherche sera également représentée avec un espace rassemblant quatre organismes : l'Ifremer, l'Ird, l'Inra et le Cirad. Au travers d'animations, de panneaux et de vidéos, cet espace mettra en lumière de manière ludique les travaux de recherche en Outre-mer dans les domaines des ressources vivantes, du développement durable, de l'alimentation, de l'agriculture et de la biodiversité.

Jeu de l'oie géant, jeu de memory, quiz,... Diverses animations pour petits et grands seront proposées pour mieux connaître les richesses et potentiels de l'Outre-mer. Panneaux d'informations, diaporama de photos et courtes vidéos feront voyager les visiteurs et découvrir les activités des organismes de recherche (agriculture aux Antilles, perliculture en Polynésie, récifs coralliens en Nouvelle-Calédonie...) ainsi que les menaces qui pèsent sur l'environnement.

Au total, plus de cent vingt spectacles seront proposés aux visiteurs tout au long de ce mois, avec pour ambition de présenter de manière pédagogique la réalité et la modernité des Outre-mer.
Ludovic Grondin
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1.Posté par Caton2 le 08/04/2011 20:59

Il est des lieux qu'il ne vaut mieux pas réinvestir sans connaitre leur histoire... La mémoire des éminents spécialistes des ex colonies a du flancher! Au secours Madame Françoise! Auriez vous oublié le triste passé de ce jardin? Que font les mouvements anti-racistes, que fait le MRAP, la Ligue des droits de l'homme la Licra, etc? L'outre mer au jardin d'acclimatation!!! Le retour des hommes-singes!
Je vais vous rafraîchir la mémoire...

De 1877 à 1891, "Nubiens, Achantis, Hottentots, Somalis, Dahoméens" sont exhibés au Jardin d'acclimatation de Paris, créé en 1850, pour présenter les espèces animales et végétales issues des différentes parties du monde. La venue des peuples d'Afrique représente un épisode de l'histoire des "exhibitions de sauvages" qui se succèdent en Europe, à la fin du XIXe siècle, pour le plaisir d'un public nombreux qui vient satisfaire sa curiosité au contact de peuples si étranges par leurs langues, par leurs modes de vie qui fascinent et effraient tout à la fois. Ainsi en 1877, les "Zoulous" sont exhibés aux Folies-Bergères, ils y remportent un franc succès qui annonce déjà celui de la revue "Au Dahomey" au Casino de Paris en 1892.

Le Jardin d'acclimatation est aussi utilisé par les membres des sociétés savantes, en particulier la Société d'anthropologie, comme laboratoire d'observation des races humaines. Les Nubiens, sont étudiés par Le Bon, Letourneau, Deniker. Paul Topinard, E-T Hamy étudient pour leur part les "Boschimans" qui retiennent depuis Cuvier l'attention des savants, mais sont confondus encore à l'époque avec les "Hottentots", leurs voisins. Centrées sur l'étude anthropométrique - sont réalisées différentes mesures du corps, des membres, du crâne et des photographies de face, de profil - les observations portent aussi sur les caractères psychologiques, culturels et linguistiques. Il s'agit à la fois de vérifier, valider, guider les observations faites par les voyageurs sur le terrain, de définir sur une base physiologique la psychologie du sauvage et de se prononcer sur les questions de perfectibilité, de déterminisme. En marge de ces observations faites sur le vivant, un vaste débat s'installe au sein des sociétés savantes, donnant lieu à de nombreux articles et ouvrages sur l'inégalité des races.

Le déclin des activités du Jardin d'acclimatation marque la fin d'une période à laquelle succèdent les premières expositions internationales, où sont montrées dans une perspective de glorification de l'Empire, les populations et les richesses des colonies. A l'exposition universelle de 1889, les photographies de Moreau, celles de la collection Roland Bonaparte donnent à voir, à côté de la présentation des "types ethniques", une mise en scène plus élaborée marquée par les influences de l'orientalisme et pour l'Afrique noire une volonté de mettre en contexte, avec les premières reconstitutions de village. Les expositions "d'indigènes" vont ensuite continuer à se multiplier en ponctuant les étapes de la colonisation. Durant les mois qui suivent la conquête de Tombouctou (1894), les Touaregs sont à Paris ; les Malgaches y apparaissent un an après l'occupation de l'île ; le succès des célèbres amazones du royaume d'Abomey fait suite à la défaite de Behanzin devant l'armée française au Dahomey.
L'Exposition coloniale de 1931, marquera en France le terme et l'apogée des exhibitions.
(Sources, parmi d'autres: http://gallica.bnf.fr/dossiers/html/dossiers/VoyagesEnAfrique/themes/T4a.htm)


2.Posté par Blase le 08/04/2011 23:05

Tout à fait Caton, et d'ailleurs les derniers à faire les frais de ces exhibitions seront les kanaks :
« Les derniers cannibales des îles océaniennes lointaines et parfumées. L’écran nous avait révélé leurs mœurs étranges l’an passé. Cette année, je Jardin d’acclimatation nous les montre vivants. Il semblait impossible de réunir et de faire venir en France une troupe de canaques. C’est pourtant chose faite : les canaques sont arrivés au Jardin d’acclimatation ou on les verra dans le décor si pittoresque de leurs atolls enchantés. »
Voici un lien qui relate de façon édifiante ce qu'était exactement ces "exhibitions" :
http://vadmcum.wordpress.com/2010/04/09/le-jardin-zoologique-dacclimatation/

3.Posté par XIII le 09/04/2011 01:50

Et elle se montre aussi au salon de la Mort qui se déroule à Paris en ce moment???

4.Posté par Caton2 le 09/04/2011 12:19

Le silence de nos intellos locaux est assourdissant, eux si prompt à s'insurger devant toute dévalorisation de la "kulture" "première", marque du peuplement exogène! Où es-tu Carpanin? Où êtes-vous Françoise?

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