Economie

La Réunion reste un pôle économique dynamique malgré la crise

Notre île ne ressent pas, en tout cas pas encore, les effets de la crise financière mondiale. Au contraire, l'île reste un pôle économique dynamique. Beaucoup de secteurs d'activités, notamment celui des fruits et légumes, ou encore la pêche, les énergie, l'eau et l'environnement méritent d'être mieux valorisés.


"Laissons les chefs des grands états de ce monde réguler la crise financière, il y suffisamment de grains à moudre ici". Selon Jean-François Moser, président de l'Agence de Développement (AD) de La Réunion, il y a une conjonction d’éléments internes et externes qu’il ne faut pas confondre.
La Réunion doit d'abord gérer des problèmes en interne. Il y a en premier lieu un souci majeur, celui du foncier. Les entrepreneurs ont du mal à trouver des terrains constructibles à des prix raisonnables. Second problème tout aussi important : la crise du BTP. "Beaucoup de chantiers sont annulés, comme par exemple le Pôle Océan. Ce sont des décisions locales qui ne vont pas forcément dans l’intérêt du développement économique de l'île", précise Paul Hibon, directeur de l’AD.
Troisième point : la lenteur et la complexité administrative qui entrave les démarches, qui parfois découragent les prétendants à la création d’entreprises. Avant 2004, il fallait attendre en moyenne 3 ans pour avoir un soutien financier. Si des efforts ont été faits, notamment grâce aux actions de l'Agence de Développement entre 2004 et 2005 pour simplifier les systèmes administratifs, il faut aujourd'hui encore environ douze mois pour qu'un projet viable arrive à terme.
Si les Accords de Partenariat Economique (APE) signés pour la période de 2007 à 2013 entre l’Union européenne et 79 pays d’Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP), permettent à ces derniers de libéraliser complètement leurs marchés de biens et services, la réciproque n’est pas vraie. "Le démantèlement est unilatéral. Les pays membre de l’ACP n’ouvrent pas tant que ça leurs frontières", remarque Jean-François Moser.
Dans cette logique ultralibérale, La Réunion ne trouve pas son compte. Selon Paul Hibon, La Réunion est dans le flou. Beaucoup d’incertitudes demeurent, principalement sur la loi programme pour l’outre Mer et sur le renchérissement des matières premières.
A l’heure actuelle, la voix de La Réunion tente de se faire entendre auprès de l’Etat sur les inégalités engendrées par les APE.
Vendredi 3 Octobre 2008 - 19:40
Karine Maillot
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1.Posté par patrick floc'h le 03/10/2008 15:22
Heureusement qu'il y a des Paul Hibon, pour reconnaitre la tracabilité de la Réunion qui est plus que dans le flou. C'est pire qu'un mauvais brouillard Londonien
Comment certains peuvent ils se satisfaire ou est le plein emploi la Réunion a toujours un taux de chômage record de France avec plus de 45% voir réel 55% d'actifs suivent les sources INSEE ou ANPE et les oubliés RMI et autres précaires
Depuis trop longtemps on a installé un système qui n'est basé exclusivement sur la culture de la peur pour ceux qui ont un emploi, ils ont peur de le perdre car ils auront beaucoup de mal à en retrouver un autre, et, en cas de chômage, la chute vers la misère peut être très rapide.

2.Posté par franck974 le 03/10/2008 18:58
bien monsieur le floch bonne analyse, sauf que vous avez oublié certains points importants : sans entreprises point d'emploi; la peur est réelle c'est vrai, car effectivement il n'y a pas une "employabilité" (désolé du terme) suffisante sur l'Ile et vous le savez. Le plein emploi, à ma connaissance, l'Ile ne l'a jamais réellement vécu. (si les gens ont trop peur, ils peuvent toujours aller en métropole...).
Le reste est également juste mais faut il se complaire uniquement dans l'apitoiement et la misère ? elle existe, le chômage aussi, et on en parle beaucoup, mais il existe aussi des gens qui souhaitent faire bouger les choses, dans un univers français et réunionnais plutôt immobile. Essayons aussi de développer ce qui marche , c'est peut être ce que veut dire l'AD a mon avis

3.Posté par Pif le 04/10/2008 19:26
la réunion reste un pôle économique dynamique ?!?
Ce n'est pas exactement ce que dit la note de conjoncture de l'IEDOM pour le deuxième trimestre (contraction de l'activité économique, baisse de la consommation des ménages), ni ce que laissent imaginer les chiffres du chômage, qui se sont remis à grimper vite et fort...

4.Posté par Phyllie le 05/10/2008 10:14
Très bon ce petit poulet de grain le JF Moser.
La Réunion est un petit département n'en déplaise aux nombrilistes locaux. Et loin du monde ...En plus ce n'est qu'une économie qui dépend uniquement de l'économie de transfert. Compte tenu de la santé de la France je ne miserai pas un Euro sur l'avenir de ce département.
M. Moser nous parle avec un langage de technocrate et non de financier. Combien rapporte un Euro investi à la Réunion par raport à un Euro investi en Europe, ?
Ici la taille du gateau ne va pas augmenter, la seule problématique de nos entrepreneurs "Champion du Monde" c'est se mettre d'accord sur la taille des parts du gateau. Tout le monde l'a compris.
Quel Enjeux, quel Challenge...

Alors pour le reste ce n'est que du verbiage M. Moser.
Au fait c'est quoi l'AD une nouvelle marque de Bagnole, une citroën ????

5.Posté par Phyllie le 05/10/2008 10:51

Dans le même registre concernant l’incompétence de ce type de structure locale, dans les années 2000, il y avait sur Paris une annexe dans le même genre, qui était chargée de rechercher des projets d’investissements à grand renfort de subventions pour s’implanter à la Réunion.
Après avoir attiré quelques prédateurs de subventions, nos virtuoses proposent un vrai grand projet: Monter une usine de TRITURATION à la Réunion.
Ce qu’ils ne connaissaient pas nos clowns c’était la situation en Europe sur ce marché: il ne restait plus que 2 triturateurs, car les marges sont déficitaires.
La trituration est le process industriel pour passer de la graine à l’huile brute ainsi qu’aux tourteaux pour la nutrition animale..
La Réunion ne produit pas de soja ou Tournesol… qu'à cela ne tienne, ils voulaient importer les graines d’Argentine, et fermer le marché afin d’approvisionner en huile et en tourteaux la Réunion et l’île Maurice.
Le hic, c’est que ces produits sont cotés sur les bourses mondiales avec de ce fait un prix de marché mondial.
Là, nous ne sommes pas dans le type 'entreprise pépère' locale, là c’est la mondialisation avec un grand M.
Ce que les clowns ne savaient pas, c’est qu’une usine de trituration fonctionne 24H/24H et 7 jours sur 7 pendant 11 mois. Avec un mois de maintenance par an, au coût prohibitif de de 10% de la valeur de l’usine chaque année.
Ils pensaient naïvement les clowns de comité de pilotage de la Réunion que la provenderie et l’huilerie locale allaient naturellement acheter sans ce soucier du prix et du coût de fabrication de cette usine.
Il fallait bien monter un dossier pour justifier les salaires et autres frais de ces clowns, alors pourquoi ne pas doter La Réunion d’une usine de trituration capable de fournir 300 à 600 000 tonnes d’huile de soja alors que la Réunion consomme de l’huile de Tournesol pour 10 000 tonnes par an.

Tant que les Clown technocrates piloteront ce type d’Agence, voilà le type de projet en parfaite inadéquation qu’ils proposeront.

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