Culture

La Réunion au Salon du Livre de Paris

Jusqu’au 18 mars, le Salon du Livre à Paris réunira, au sein de son village outre-mer, 28 éditeurs et plus de 140 auteurs originaires des îles et territoires français ultramarins. L’occasion de prendre la température du marché du livre à la Réunion.


La Réunion au Salon du Livre de Paris
Dans les stands des six maisons d’éditions venues représenter la Réunion, c’est un large choix d’ouvrages qui s’offre au lecteur. Récits courts et illustrés pour les plus jeunes, bandes-dessinées, poèmes pour les rêveurs, histoires d’antan pour les nostalgiques, études et analyses pour les plus studieux, tous les genres se côtoient...
Pour autant, les contes et légendes, les devinettes et les romans se vendent mieux par rapport à la poésie. Cette dernière trouve son lectorat le plus fidèle en Métropole. Anciens touristes conquis par le lyrisme réunionnais peut-être… Ou Réunionnais souffrant du mal du pays ? Allez savoir ! Toujours est-il que pour n’importe quelle œuvre écrite à la fois en français et en créole, c’est la langue de Molière qui a tendance à l’emporter. 
En effet le créole ne fait pas autant d’adeptes qu’on aurait pu le croire. "On vend plus d’études sur le créole que de livres en créole" constate Alain Robèr des éditions K’A. Et cette propension concerne tous "les" créoles : celui de 1977 qui revient un peu "à la mode", le "KWZ" ou encore le "mélangue" de Jean-Louis Robert.
En revanche, Jean-François Samlong des éditions UDIR précise que les lecteurs apprécient  les textes  "bilingues" dans lesquels les deux langages se retrouvent. "Ils aiment bien faire le va-et-vient entre les deux". Pour certains, cela leur permet d’appréhender la description d’un événement sous deux angles différents. Et, même si la graphie du créole varie d’un texte à l’autre, "ce n’est pas si difficile à lire !" affirme Stéphane Hoarau qui signe la préface de "Zistoir Kristian", premier roman en créole réunionnais.
En dehors de cette volonté affichée de promouvoir le créole, les éditeurs n’oublient pas de jouer la carte de l’ouverture. Ils publient de plus en plus d’auteurs de l’Océan Indien. A l’inverse, des écrivains tels que François Dijoux ont fait appel à des éditeurs basés dans la capitale. Mais attention ! Aujourd’hui, pour se donner le plus de chances d’être édité à Paris, il est préférable de "posséder une marque identitaire". Autrement dit, l’exotisme reste l’atout principal pour tout Réunionnais qui veut s’exporter et se faire un nom dans ce domaine.

La Réunion au Salon du Livre de Paris
Lundi 16 Mars 2009 - 16:36
Bérengère Lefèvre
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