Economie

La Réunion à l'aube d'une filière de biocarburant

Une délégation du grand groupe allemand IGV-GMDH, qui est à la pointe de la technologie des énergies issues des micro-algues, est en déplacement à La Réunion. Elle souhaite concrétiser un partenariat signé au mois de juin dernier en Allemagne avec la société réunionnaise Bioalgostral.


A l'heure où la Région envisage bientôt le lancement de 2.000 bus circulant à l'énergie propre sur toute l'île, la société réunionnaise Biolagostral, présidée par Laurent Blériot, soutenu par René Duflot, directeur général, reçoit une délégation de la société IGV, leader mondial en biotechnologie et ayant fourni le premier jet fuel à EADS, ce carburant "vert" pouvant par ailleurs servir à faire rouler des voitures. 

Bientôt la fabrication de biocarburant sur l'île

Ils ont signé un partenariat au mois de juin dernier en Allemagne en marge de la 8ème Conférence Européenne sur les micro-algues et s'apprêtent dès aujourd'hui à rencontrer la Région et la Préfecture. Elles présenteront leur projet de développement durable avec la mise en place à terme d'une filière nouvelle sur l'île et destinée à la production notamment de biocarburant issue de l'énergie extraite des micro-algues.

"Une chance pour La Réunion" indique Guy Prouveur, coordinateur de recherche entre IGV et Biaolgostral. La société a été contactée par l'AD (Agence de développement) l'année dernière, ce qui a permis une prise de contact qui a abouti à un échange germano-réunionnais qui devrait attirer des grands groupes industriels en vue de la production in situe de biocarburant issue des micro-algues.

En effet La Réunion se situant sous les tropiques présentent des avantages climatiques favorables à la production des micro-algues tout le long de l'année. 

Grâce à l'intérêt que porte IGV-GMDH pour notre île, un transfert de compétences favorisera le développement endogène, une volonté exprimée par le chef de l'état lors de sa visite en janvier dernier. 

Prochaine étape : la fabrication d'un démonstrateur

Si l'éloignement avec le territoire national a complexifié le montage d'un tel dossier,  Bioalgostral a de bonnes chances aujourd'hui d'obtenir un financement de ce projet de démonstrateur par le biais du grand emprunt qui prévoit une ligne financière importante pour les prototypes de haute technologie.  La concurrence sera rude mais le consortium réunionnais  constitué notamment d'industriels se base sur une technologie dont la pré industrialisation a été démontrée.  

Un vol EADS exclusivement avec du biocarburant issu des micro-algues

Le 9 juin dernier, un avion du groupe EADS a volé seulement avec du biocarburant issu des micro-algues, c'est-à-dire avec un carburant 100% propre, sans pollution sonore et sans modification du moteur. "La technologie actuelle ne permet pas encore un vol long-courrier mais c'est notre objectif d'acquérir et de développer une technologie qui permettra la production de biocarburant à l'échelle industrielle et développer une nouvelle filière qui engendrera des activités qui ne rentreront pas en concurrence avec les entreprises déjà existantes sur l'île".

Le concepteur de la technologie, le Pr. Dr. Dr. h.c. Otto Pulz,  présent à La Réunion en tant que conseiller scientifique de Bioalgostral, et ayant  réussi son pari de faire décoller un avion avec des algues, croit en l'avenir de ce substitut au pétrole.

"Il y a du potentiel et du savoir-faire ici"

Lors de cette visite, IGV-GMDH rencontrera également  d'autres acteurs locaux sur l'île. Cette société qui dispose de 50 d'expériences dans l'industrialisation des process a déjà  permis à de nombreuses entreprises de réussir le challenge technologique dans d'autres domaines (lutte contre l'érosion, assainissement des eaux, agroalimentaire). "Il faut que les jeunes de cette île se donnent la peine de s'exporter car il y du potentiel et du savoir faire ici", conclut Guy Prouveur.

EADS a fait voler le mardi 8 juin 2010 au salon aéronautique de Berlin le Diamond DA42NG, un bi-moteur alimenté par un carburant produit à 100% à partir d'algues.
Vendredi 6 Août 2010 - 11:47
Karine Maillot
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1.Posté par Tcherno-Bill le 06/08/2010 14:54
" à l'heure ou la Région envisage bientôt le lancement de 2000 bus propres sur toute l'île "
Au fait , " bientôt ".... c'est quand au juste ?....2063 ?
" il faut que les jeunes se donnent la peine de s'exporter car il y a du savoir faire et de l'expérience ici "
Pour favoriser le " développement endogène " , allons nous expatrier ?......Brillant !

2.Posté par Logique le 06/08/2010 16:01
Pour sûr que la dernière phrase est assez contradictoire...

Partir pour former le reste du monde, sans doute?
On n'a pas encore produit le premier m3 de carburant mais on a déjà la grosse tête ;-))

3.Posté par Polémique victor le 06/08/2010 18:29
facile de critiquer quand on roule à l'essence.......Ce projet permettra à 'ile de l rèunion d'être autosuffisante en carburant-bio d'ici 20 ans....
Et pour ceux que cela intéresse, les micros-algues qui produisent ce biocarburant sont nourris par?????Les boues d'épuration...et oui! c'est génial...on crée un carburant non polluant en recyclant la pollution......
Renseignez vous avant de l'ouvrir......

4.Posté par Tcherno-Bill le 06/08/2010 19:44
3 N'importe quoi , ce machin n'existe nulle part , encore une potentielle arnaque pour rafler des subventions et se tirer ensuite...Par ailleurs on peut prier que ce truc ne fonctionnera jamais sans quoi nous allons mourrir étouffés pa nos bagnoles et nos avions dans une planète avec une température moyenne de 60 degrés.....

5.Posté par SCORPION le 06/08/2010 19:46
On en trouvera toujours qui céderont à la critique pure (si l'on peut dire) avant de savoir précisément de quoi il en retourne! Un carburant produit à partir des micro-algues et qui, surtout, produit plus d'énergie au final qu'il n'en consomme pour sa réalisation, voilà le vrai calcul. En bref, c'est du pur positif tant dans l'élaboration directe que son usage avec ses effets "collatéraux" réduits. On ne pourrait en dire autant d'un litre d'essence transporté par bateau fonctionnant au fioul, puis produisant des gaz à effet de serre avec des particules: le résultat, tenant compte que ce litre d'essence arrivé au moteur ainsi que toute l'énergie qu'il faut mettre en oeuvre pour éliminer voire tenter de compenser ses effets néfastes sur l'atmosphère ainsi que ceux sur le santé de l'homme, est tout simplement négatif. Tcherno, pense au bilan carbone global. Idem pour ton analyse de "l'export": un réunionnais ouvert est un réunionnais qui voit et pense global et pour ce faire il me paraît nécessaire qu'il ne reste pas cloîtré sur son petit caillou. Bien entendu, je pense aussi qu'il est bien qu'il puisse revenir riche de tout le savoir collecté partout ailleurs pour nous en faire profiter, à nous qui n'aurons pas eu le courage et l'opportunité de la "transportation".

6.Posté par citoyen le 06/08/2010 20:05
"Le 9 juin dernier, un avion du groupe EADS a volé seulement avec du biocarburant issu des micro-algues, c'est-à-dire avec un carburant 100% propre, sans pollution sonore et sans modification du moteur."

D'accord avec le post 3, sous réserve qu'il soit établi que le le bilan carbone et les émissions de GES soient bien plus favorable que le pétrole. En tous cas la piste des énergies moins polluantes doit être poursuivie pour les bus de DR....

Mais combien de tonnes d'algues ou de m² ou m3 d'algues il faut pour produire l'algocarburant nécessaire pour faire un plein d'avion par exemple?

7.Posté par Tcherno-Bill le 06/08/2010 23:30
5 et 6 Je ne conteste pas que cette piste soit plus éco-logique ou simplement moins polluante que nos solutions actuelles pétrole etc..Cependant les questionnements que soulève Citoyen dans son post sur les conditions de productions de ces algues en termes de rendement surface/kilo-joule produit me laissent aussi sceptique. Au même titre que l'on sait bien que le méthanol à base de canne ne résoud rien car il faudrait lui consacrer de telles surfaces que nous n'aurions plus de place pour cultiver nos denrées alimentaires , surtout ici avec une surface disponible quand même limitée...
Je crois surtout qu'une telle approche ne consistera qu'à prolonger le choix de la combustion comme source d'énergie pour nos déplacements et que si les hypothèses climatiques les plus prévalentes ne sont pas fausses , nous continurions de courrir à notre propre perte..

8.Posté par Polémique victor le 07/08/2010 02:00
Tcherno billoute......ça existe déja!!!!!!!..........les américains investissent à fond la dedans depuis de nombreuses années.....et Bioalgostral est le premier centre européen à le faire.............Visitez le site de Bioalgostral.........................http://www.bioalgostral.com/

9.Posté par Polémique victor le 07/08/2010 02:06
Voilà un extrait du site pour explication.....
C'est pas parce que l'on ne sy intéresse pas que cela n'existe pas.....mr Tcherne débile......

(extrait du site de bioalgostral.com);

Valoriser des déchets et les transformer en ressource

La technologie développée par Bioalgostral vise à permettre une production durable et économiquement viable de microalgues basée sur l’utilisation d’une unité de production algale associée à une station d’épuration des eaux usées (STEP) et un digesteur biogaz.
Le procédé permet l’extraction des nutriments contenus dans les eaux usées et de fixer le CO2 émis par l’unité de méthanisation sans entrainer de pollution ou de dégradation du milieu naturel.
Ce couplage aux STEP permettrait de réduire considérablement le temps nécessaire au traitement global des eaux usées et d'en augmenter le coefficient équivalent-habitant.
En valorisant les eaux usées l’unité globale de traitement devient créatrice de richesses (filière emplois, recettes nouvelles pour les communes).

Bioalgostral se positionne comme un partenaire innovant, efficace et "durable" en matière de traitement des eaux usées, problème majeur restant à résoudre d’urgence par l’ensemble de nos communes à La Réunion.


Vendredi 10 Avril 2009

10.Posté par citoyen le 07/08/2010 10:15
9.Posté par Polémique victor le 07/08/2010 02:06

Ca ne répond pas précisément à la question du cubage ou de la surface d'eau-algues à utiliser , ni du bilan carbone ou de l'émission de gaz à effet de serre (GES) (je n'ai rien vu de négatif en tous cas à ce sujet sur internet), mais l'aspect couplage avec les STEP et utilisation/exploitation des eaux usées et très intéressant et représente un atout supplémentaire indéniable. Sans compter l'aspect création d'emploi et richesse des STEP.

Dans la famille "revalorisation" de nos "déchets" au sens large, je prends!

Et ce sera toujours mieux que de pomper et brûler du pétrole (qui, faut-il le rappeler, est la décomposition de matières organiques depuis des millions d'années que l'humanité a détruit en grande partie en à peine plus d'un siècle. Mais bon y en a encore sous les mers, en Arctique, etc.. Le milieu naturel n'a pas fini d'en voir...).

11.Posté par Tcherno-Bill le 07/08/2010 12:13
9 Polémique Mon pauvre ami , avant de traiter les autres de débile , tu ferais mieux de répondre aux questions que je pose puisque tu es un expert de la question....Tu me fais penser à Boyer , incapable de répondre quand on lui demande d'expliquer ce qu'il fera des 50% de déchets restant à enfouir dans sa solution " miracle " de revalorisation face à l'incinérateur....silence radio !
10 Citoyen Ok sur l'intérêt par rapport aux STEP ( je prendrais aussi mais qui le fait déja ? et où ? depuis quand ? pour quel coût ? combien de tonnes équivalent-pétrole produirait une station équipée ?)
Vous remarquez comme moi que notre " expert " se garde de répondre aux questions gênantes......
On a trop tendance à La Réunion à sauter sur le dernier " hochet " à la mode !

12.Posté par Polémique victor le 07/08/2010 19:13
Pas expert du tout ...simplement intéressé par le sujet....et je n'ai pas pour habitude de répondre aux questions dont je ne connais pas la réponse....j'apporte simplement des éléments au débat...qui sont 100% fiables....et j'évite d'avancer des imbécilités gratuites du genre ;
-"Posté par Tcherno-Bill le 06/08/2010 19:44
3 N'importe quoi , ce machin n'existe nulle part ,"

Car si tu te renseignais une seconde au lieu de vilipender et critiquer sans savoir, cela t'éviterait de dire des tchernodébilités aux con-séquences radioactives........avec des particules méga-ridicules qui te retombent sur le nez.....
Salutations....

13.Posté par Tcherno-Bill le 07/08/2010 20:50
12 Polémique-Boyer Me renseigner sans savoir ? ...J'invite tous ceux que ça interresse à visiter le site bioalgostral , et à se faire leur opinion...Pour moi cela confirme mon post 3 , ce "machin " n'existe nulle part , il ne s'agit que d'une expérimentation dont les retombées concrètes ne sont pas pour demain,même si on y trouve des pistes à explorer....Alors La Réunion " auto suffisante" dans 20 ans , je me marre !
Tu crois la propagande " Gerri " etc.. tant mieux pour toi , moi j'ai passé l'âge de croire au Papa Noël !
Si quelqu'un m'amène des arguments et des faits concrets qui me démontrent que j'ai tort , je suis prêt à changer d'avis sur le sujet......et à manger mon compteur Geiger !

14.Posté par titangue le 08/08/2010 08:09
Tu portes bien ton nom tcherno bill

Une vrai bombe nucléaire à retardement !!! Polémiquer sur tout....toujours !! et avoir l'impression d'avoir toujours raison et de disposer de la science infuse !!

cette société puisque je suis allé voir leur site comme tu nous y a invité s'est lancé il y a 2 ans. Ils ont pris le pari de se positionner sur un secteur de pointe et de démontrer que La Réunion pouvait se positionner sur un secteur innovant sans toujours attendre que d'autres viennent faire ici à notre place. Devenir Acteur du développement de notre île et s'impliquer pour faire rayonner notre territoire à l'extérieur.
Moi je dis Bravo!! il faudrait plus d'initiative locale de ce genre.

La société allemande avec laquelle ils ont partenarisée a plus de trentre ans d'expériences sur les microalgues. leur technologie permet déjà de répondre aux besoins des industriels de l'agronutrition (production de proteine par exemple) ou de la santé par exemple. ça fonctionne déjà !! ils ont plusieurs site de productions qui tournent autours du monde.

Pour en venir au carburant à partir des microalgues. il s'agit d'un challenge mondial dans lequel les américains, les européns, les brésiiens et d'une façon générale la communauté scientifique mondiale s'est lancé dans la course. La Réunion au travers ce projet n'est pas en reste.
l'intérêt de la microalgue est qu'elle a des avantages certains par rapport à d'autres sources de bioacarburant comme le Colza ou le palme. elle est beaucoup plus riche en huile que ces plantes. Elle n'entre pas en compétition avec l'agriculture alimentaire, cette culture n'utilise pas de pesticide. son bilan carbonne est neutre car les microalgues qui peuvent capter enormement de co2 peuvent pour le coup consommer une source de Co2 industriel par exemple.

Par ailleurs cette petite société locale a eu l'idée...la bonne idée de ne pas utiliser d'engrais agricole pour nourrir les microalgues. Ils préfréent lle aisser pour l'agriculture alimentaire. Les nutriments sont récupérés dans les eaux usées permettant ainsi pour réprendre ce qui est sur leur site de transformer des déchets en ressource.

Assez "moucater pour moucater". je suis fier en tant que créole de voir que nout pays lé dan la place !!

ils ont eu l'intelliegnce de se rapprocher d'un groupe leader mondial qui maitrise déjà l'industrialisation du process ayant parmis à EADS de faire décoller un avion. ça n'est pas du rêve ça !! ou un projet de savant fou !!! ça fonctionne!! les résultats sont là. et c'était une première mondiale.
Il est clair et j'imagine qu'il y a encore des difficultés techniques à régler.
leur complémentarité respectives devrait leur permettre d'aller plus vite et plus loin ensemble et de mettre nout pays à l'honneur.

Bonne chance à ce projet...et vive La Réunion qui innove !!


15.Posté par SCORPION le 08/08/2010 09:32
Faut rester honnête. Le procédé a tout sur le papier et dans les labos pour réussir. Mais le plus pragmatique d'entre nous reste Tcherno-Bill qui pose les bonnes questions...demeurées sans réponse concrète puisque s'agissant d'expérimentation. Je suis personnellement pour creuser toutes les pistes et (voir mon post 5) plutôt tendance à aimer le rêve technologique mais Tcherno soulève la question fondamentale du TRI ( Taux de Retour sur Investissement) qui doit tenir compte, en vrac, de l'investissement, des volumes retirés sous quels délais, des surfaces mobilisées, etc etc, et de tous les dommages collatéraux présents et fututrs potentiels et...à prévoir. C'est vrai que personne ne nous dit combien et...quelles énergies(!) ont été utilisées pour produire et amener l'algocarburant jusqu'au petit avion poids plume.

16.Posté par Gilbert le 08/08/2010 09:38

j'ai trouvé 2 documents intéressants à visionner dressant le panorama actuel (en vidéo) de la recherche française sur la thématique. Le petit reportage présente les perspectives de production de biocarburant à partir des microalgues.

Faites vous une idée par vous même!!

Le Dr. Cadoret que l'on voit dans le reportage appartient à l'IFREMER organisme français reconnu mondialement.

on y voit également en fin de reportage l'état d'avancement de la technologie aux Etats Unis. Des tests sur véhicules ont démontré que ça fonctionne !!

http://www.lemonde.fr/planete/video/2010/07/31/les-micro-algues-essence-du-futur_1393296_3244.html

Dans ce second document (extrait du Figaro) on peut voir l'avion dont parle Zinfo 974 et qui a permis à EADS de faire décoller un avion avec la technologie développée par la société allemande partenaire de la société réunionnaise Bioalgostral.

http://www.lefigaro.fr/societes/2010/06/08/04015-20100608ARTFIG00463-eads-fait-voler-un-avion-aux-algues.php

j'étais sceptique au début en découvrant cet article de zinfo !! je découvre avec satisfaction que La Réunion à la capacité d'être bien positionné sur des technologies de pointe.

Bravo les gars! je veux bien être le premier réunionnais a testé ce carburant sur ma voiture!! lol





17.Posté par Tcherno-Bill le 08/08/2010 10:11
14 Et bien voila ! Bravo Titangue pour ce bel argumentaire qui dépasse l'invective et la répétition de slogans tout faits ! Ceci dit je ne vois pas en quoi le fait de poser des questions serait le symptome de
croire avoir " la science infuse " car je pratique plutôt le doute et que je crois que les échanges permettent de faire évoluer les connaissances de chacun....rien à voir avec " la polémique " gratuite que je ne pratique pas...Ne pas confondre polémique et une dose de provocation qui vise à permettre à son interlocuteur de développer ses arguments les plus convaincants , justement , Merci !
D'ailleurs c'est marrant , je ramarque que sur ce site , certains parlent de " polémique " dès que l'on pose des questions qui les dérangent , c'est un fonctionnement intellectuel pour le moins étrange...non ?
Pas grave....Je persiste à penser qu'il y a des problèmes beaucoup plus importants et urgents à traiter et je redoute toujours qu'à l'instar du classement Unesco , ces recherches sur les algues n'apportent aucune solution à court terme alors qu'il y a urgence sur le terrain de l'emploi par exemple !
A La Réunion , on a stoppé net tous les chantiers et expédié des milliers d'ouvriers au Pôle Emploi , alors les classements Unesco et les carburants à partir des algues , c'est magnifique , mais ça nous servira à quoi avec un taux de chômage de 50% ou plus ?
La bonne gestion de la collectivité humaine consiste à hierarchiser les problèmes en fonction de leur urgence et à hiérarchiser les solutions à mettre en oeuvre en fonction de leur faisabilité....
Bonne chance à ce projet , vive La Réunion qui innove , titangue , ......sincèrement !

18.Posté par Konga le 08/08/2010 11:04
Joli débat ... :o))

Pour ceux qui connaissent le dessous des cartes .... Bioalgues est surtout pour le moment une belle pompe à subventions .... Certes l'idée est à creuser et oui bien sûr les subventions servent à ça et un pays sans recherche est un pays mort. Mais ils gagneraient à êtres plus modestes, nous ne leurs jetterions pas des pierres pour autant :o) Alors bien sur peut-être attireraient ils moins les business angels ???? Ils n'ont rien prouvé de concret pour le moment, ce n'est d'ailleurs pas un problème en soi, ça en devient un quand on se présente comme le détenteur d'un savoir faire miraculeux !!!

Trouver des infos sur le site même de cette société dont la principale activité depuis deux ans est de réaliser des tours de tables financiers, certes nécessaires, et dire que les propos qu'ils tiennent sont objectifs, relève tout de même de l'arnaque intellectuelle :o)))

La Réunion, comme toute autre région au monde, à besoin de ces chercheurs de l'impossible. Même s'ils ne participent pas à 100% au développement de notre territoire, ils ont leur place comme toute autre composante de notre société. Le développement de ce bio-carburant est peut-être une bonne piste, peut-être pas une priorité pour nous à La Réunion compte tenu de notre situation économique, mais qu'importe. L'arnaque pour moi réside dans le fait que ces gens, que j'ai eu le plaisir de côtoyer, nous prennent pour des imbéciles, en tordant les faits, en se présentant pour ce qu'ils ne sont pas, en promettant des choses et en affirmant des choses sans explications et sans réponses à nos questions ; pensant sans doute que nous sommes trop bêtes pour comprendre. Ce qui est idiot car ce qu'ils sont et ce qu'ils font est déjà très bien !!!!

De l'humilité que diable, de l'humilité. La question de notre avenir énergétique est déjà bien assez prégnante pour ne pas y rajouter des questions d'égo !!!! C'est un vœux pieux ??? Oui je sais :o)))

Konga

19.Posté par citoyen le 08/08/2010 11:37
11.Posté par Tcherno-Bill le 07/08/2010 12:13

"On a trop tendance à La Réunion à sauter sur le dernier " hochet " à la mode ! "

Oui et non: c'est vrai qu'il y a eu des projets industriels casse-"(éco)pipe" (projets mal ficelés, trop ambitieux...) , et vraiment dans des secteurs très innovants. J'ai tendance à penser au contraire que le plus souvent ici c'est l'immobilisme et l'absence d'imagination ou d'innovation (on prend les solutions classiques, existantes, éprouvées ailleurs ou même ici...) dans les projets qui domine. Alors que vu les spécificités locales, ce ne devrait être le contraire...

17.Posté par Tcherno-Bill le 08/08/2010 10:11

"A La Réunion , on a stoppé net tous les chantiers et expédié des milliers d'ouvriers au Pôle Emploi , alors les classements Unesco et les carburants à partir des algues , c'est magnifique , mais ça nous servira à quoi avec un taux de chômage de 50% ou plus ?"

Ne pas confondre les "gros" "chantiers" "béton" et ce projet qui semble intéressant au plan énergétique, écologique, ... et peut contribuer même de façon modeste à créer des emplois pérennes. Ne surtout pas le négliger donc.

Ne pas non plus y amalgamer le classement UNESCO qui n'est qu'un classement assorti de règles et quelques contraintes, avec un chantier...

A quand une politique des chantiers innovants pas forcément "gros" dans tous les domaines par les pouvoirs publics, plutôt que des "gros" chantiers "béton" tape à l'oeil qui créent certes des infrastructures, et de l'emploi pour quelques mois ou années, provisoirement, mais qui au final ne créent plus ensuite aucune richesse et ne permettent le maintien d'aucun emploi (les emplois n'existent que le temps du chantier) ? Quand la Réunion sortira de la relance économique "keynesienne" continue par les "gros" chantiers béton?

Au fait, n'est-ce pas un "rêve" irréalisable ou un voeu pieu que le taux "zéro %" de chômage à la Réunion, vu les ressources géologiques, naturelles, touristiques, agricoles, économiques limitées de l'île et l'importance de sa population qui continue de croître sensiblement? (Ce qui ne veut pas dire bien sûr qu'il ne faut pas tout faire pour y tendre....)

Ceci étant, une bonne question se cache dans ce post: qui des chantiers "moyens" de relance du BTP promis par l'actuelle majorité régionale? Ca en est où? Et que fait aussi à ce propos le CG qui peut y contribuer? Les travailleurs-ses inscrit(e)s au Pôle Emploi seraient très intéressé(e)s de le savoir...

20.Posté par citoyen le 08/08/2010 12:57
18.Posté par Konga le 08/08/2010 11:04

Je n'ai pas bien compris le sens du post:

=> Cette société, il faut s'en méfier? Et parce qu'ils n'ont rien prouvé de concret ou qu'ils ne répondent pas aux questions, Ou malgré tout, leur idée est intéressante? Et c'est quoi ces "tours de table financiers"?

21.Posté par Tcherno-Bill le 08/08/2010 15:18
19 Citoyen J'approuve l'essentiel de ton post , comme souvent , mais attention ! Je ne souhaite pas opposer grands chantiers d'infrastrucrures et petis projets ciblés-innovants et créateurs de niches d'emplois ! J'ai l'impression que l'on se positionne soit pour l'un, soit pour l'autre approche , alors que je pense pour ma part que les deux approches sont nécessaires et complémentaires !
La politique , avec ses échéances si rapprochées est incompatible avec la programmation d'une vision cohérente sur le long terme. Observons ! à chaque changement de majorité , on fait quoi ?
On annule tout les projets de l'équipe précédente , on refait des études , et vu le temps que cela prend , on a rien démarré quand la nouvelle équipe arrive...pour tout annuler.....et on est rapartis pour un tour !
Faisons en sorte que les grands projets d'infrastructures , déterminés après une consultation de la population , soient approuvés par les représentants des grands courants politiques , afin qu'une fois lancé un projet aille à son terme , quel que soit le résultat des élections postérieures !
Le flux économique entretenu par ces grands travaux , financés par l'Etat et l'Europe pour le plus gros , permettrait de faire vivre le tissu économique pendant 20 ans , les besoins sont tellement énormes !
En paralléle , il faudrait continuer à développer des projets plus innovants ou plus proches des spécificités locales , tourisme ciblé " Unesco " , bio-algues etc.. pour basculer progressivement d'une économie de transferts vers une économie "endogène" !

22.Posté par Konga le 08/08/2010 17:39
A citoyen

Il ne faut pas s'en méfier ; il faut démêler les propos qui relèvent de la propagande commerciale de ceux qui ont un sens au niveau de ce projet. Il y a ce qu'ils affichent et la vérité de la situation, aussi bien au niveau de là où ils en sont de leur recherches que du sens que peut prendre ce projet à La Réunion (la question du foncier nécessaire pour produire une quantité suffisante de bio-carburant pour un projet équilibré financièrement est par exemple une bonne question, une autre pourrait être celle de la souche de micro algues retenue, car toutes ne sont pas les mieux adaptées à ce type de production, et les mieux adaptées ne sont pas .... forcément les mieux adaptées à notre climat (ça va tout le monde suit ?? :o) ....).

L'idée est intéressante mais ils ont tendance à se l'accaparer :o) D'autres chercheurs travaillent sur cette question à La Réunion et plutôt que de collaborer avec eux, les dirigeants de BioAlgues ont tendance à tirer la couverture financière et médiatique à eux :o) C'est de bonne guerre me direz vous mais pas forcément "rentable" en terme de développement local. Le fait que cette hypothèse de produit de substitution est une une bonne hypothèse ne veut pas forcément dire que ceux qui s'en font les parangons localement sont les mieux placés pour en parler :o) Je me méfies toujours des chevaliers blancs qui disent que tel type de développement ou tel autre doit systématiquement passer par eux, et au passage rafle toutes les aides. Ces dirigeants sont doués (tant mieux pour eux) avec les médias et les "décideurs locaux" : Etat, chargés de mission de la région, techno-pôle, pôle de compétitivité ; tous sont très séduits ..... Je ne dis pas qu'il n'y pas de quoi, je dis juste qu'il faut être prudent :o) A trop vouloir se présenter comme un modèle, il y a fort à parier que ça cache quelque chose. Surtout que pour le moment, il n'y a pas de présentations de résultats ou d'avis indépendants autres que ceux de "partenaires" qui ont intérêt à dire que tout va bien madame La Marquise. So wait and see, but see carefully :o)

NB : un tour de table, est une réunion de partenaires financiers (privés ou non) que l'on regroupe pour réunir un financement.

Konga

23.Posté par Jean Charles Hoareau le 08/08/2010 21:56
il me semble que cette start up coopère avec les autres organismes locaux de recherche sur les algues contrairement à ce qui est indiqué par Konga dans son dernier post!! j'en veux pour preuve l'article publié ci dessous sur un autre site internet local (voir infra).
il est clair en revanche que BioAlgue va commencer à géner certains Parangons locaux pour reprendre la belle formule de Konga (ça faisait longtemps que je ne l'avais pas entendu!! j'aime bien) du fait de son rapprochement avec un leader mondial sur la thématique. Le chemin de la réussite n'attire pas que des amis !! et va créer des jalousies !!
j'ai également cotoyé cette société pour avoir assisté à une présentation l'année dernière à l'occasion d'une conférence organisée par la technopole dans le sud de l'île. je ne les ai pas trouvé arrogant ou manquant de modestie simplement "fier de leur projet" et conscient du chemin qui reste à parcourir et des difficultés à surmonter avant l'industrialisation d'un tel process.

Cette société fonctionne en revanche sans subvention publique contrairement à ce que tu indiques Konga. Elle fonctionne comme n'importe quelle autre start up avec des fonds privés. C'est d'ailleurs ce qui fait l'originalité de cette entreprise et qui a été remarqué au cours de cette conférence. D'autres ne peuvent peut être pas en dire autant !!! Maintenant qu'ils soient à la recherche de soutiens publics pour développer à plus grande échelle leur projet....n'est ce pas le propre des aides publiques à l'inovation??

ci joint l'article que j'évoquais plus haut et qui est visible sur le lien suivant et reproduit juste en dessous:
http://www.linfo.re/-Des-solutions-pour-l-environnement-/De-la-micro-algue-a-la-pompe

Interview de Jean Pascal Quod, Directeur Général de l’Arvam (Agence pour la Recherche et la Valorisation Marines) trouvé sur un autre site d'information internet local


Les biocarburants sont au cœur du débat sur les énergies renouvelables, mais concrètement ou en est on dans notre île à propos de ce projet micro algues ?

Les micro algues sont individuelles des micro usines qui produisent toutes sortes de molécules nécessaires à leur vie de tous les jours (les métabolites primaires) et d’autres qu’on appelle des métabolites secondaires dont le stockage peut être important. C’est dans cette dernière catégorie qu’on trouvera des huiles qui peuvent représenter jusqu’à 40% du poids de l’algue.

Donc, en cultivant en masse des milliards de cellules d’une souche de micro algues donnée, on imagine aisément les possibilités de production d’un biodiesel. Le projet actuel le plus avancé, porté par la start-up Bioalgostral se veut innovant puisqu’il s’agit de valoriser la biodiversité locale et d’accompagner les stratégies en cours d’autonomie énergétique et de qualité de l’environnement.

C’est la raison pour laquelle la startup a fortement axé sa démarche innovante en direction des STEP (stations d’épuration des eaux usées) lesquelles sont riches en nitrates et phosphates. Or le rejet dans la nature de ces composés est très polluant alors même qu’il est nécessaire pour faire pousser des végétaux (donc des algues) de les rajouter sous forme d’engrais. En 2010, l’installation d’un pilote démonstrateur permettra de valider le procédé et de produire du biodiesel local.


Est ce une solution durable et prolifique ?

Dans un contexte mondial de raréfaction des ressources énergétiques fossiles, une course acharnée est actuellement engagée par les pays développés pour produire des biocarburants plus respectueux de l’environnement. Cette nouvelle génération de biocarburants permet d’obtenir soit du bioéthanol (à partir du sucre contenu dans les végétaux) soit du biodiesel (à partir des huiles).

L’algocarburant est donc une solution durable et prolifique puisqu’il met en jeu des milliards d’usines unitaires de taille inférieure au millimètre mais qui toutes ensemble forment une biomasse considérable et doublant toutes les 20 heures environ. Donc rien à voir avec la plantation d’arbres ou de soja par exemple. En plus, cette solution d’avenir permet de capter une grande part du CO2 et contribue ainsi à un bilan écologique plus global.

Est-ce une alternative totale aux énergies fossiles ?

A court terme, non bien sûr car l’innovation évolue comme chaque fois par à-coups et il faut améliorer progressivement les performances des procès de culture d’algues, faire de gros efforts de recherche et développement pour explorer les milliers d’espèces de micro algues qui peuplent les eaux douces et marines, coupler les unités de production d’algocarburant avec d’autres démarches innovantes comme l’énergie thermique des mers (ETM), le photovoltaïque…
C’est donc une démarche étape par étape qu’il faut respecter.
Par exemple, un premier avion a volé début juin en Allemagne avec 100% d’algocarburant donc le processus est en marche.

Comment produire des micro algues dans notre département ?

La production est déjà maitrisée pour certaines espèces de micro algues marines par l’ARVAM dans le cadre du projet PHYTOBANK qui vise à développer une bibliothèque de micro algues marines endémiques, au départ pour travailler sur des toxines marines qui affectent la santé des consommateurs de produits de la mer (la ciguatera). Le développement de cette banque de souches est en cours et c’est à partir de petites quantités stabilisées en laboratoire que se fait l’inoculation de grands volumes d’eaux douces ou marines.

Concrètement, les projets peuvent être menés en milieu ouvert c’est-à-dire en bassins comme cela se fait par exemple à Madagascar pour la culture de spiruline (une variété de micro algues utilisée pour les carences nutritionnelles dans le monde entier) mais compte tenu de la nécessité de maitriser très précisément les contraintes techniques ainsi que l’emprise foncière, ce sont plutôt les cultures en circuit fermé qu’il faut privilégier. Ces unités de production qu’on appelle des photos bioréacteurs sont de taille réduite, gérables de manière autonome et occupent de faibles surfaces au sol.

Le développement de la filière passera donc pas la création d’unités de production d’une surface actuellement estimée à 1 à 2 hectares ET un laboratoire de recherche & développement innovant dans les micro algues.

Les projets sont-ils viables au regard de la taille de notre île ?

Oui puisque la taille des unités de production est relativement faible et peut être couplée avec d’autres projets en cours comme l’ETM, les centrales photovoltaïques…

Quels genres d’autres utilisations peut-on en faire ?

Aucune limite n’existe tant les micro algues sont capables de produire des molécules actives. On ne connaît probablement que moins de 1% des espèces et de leurs potentialités pour sécréter des composés actifs. La littérature scientifique montre déjà d’excellents résultats dans la nutrition (exemple de la Spiruline, la cosmétologie (exemple du laboratoire Daniel Jouvence), les maladies (exemple de nombreux anticancéreux).
Le potentiel est donc illimité, seuls les moyens font défaut pour prospecter la biodiversité des micro algues du point de vue de leur utilisation pharmaceutique, industrielle, cosmétologique, énergétique…

Y a t’il des risques pour la santé ?

Aucun en milieu contrôlé comme les photos bioréacteurs. Par contre en milieu naturel, les micro algues peuvent proliférer abondamment (on parle de « bloom ») et lorsque ces espèces sont nuisibles elles peuvent provoquer des effets très néfastes pour les espèces marines ou la santé humaine.

Par exemple, la prolifération de la micro algue Gambierdiscus toxicus dans les récifs coralliens dégradés conduit à la toxicité des poissons coralliens, phénomène qu’on appelle la ciguatera. Le réchauffement climatique devrait entrainer l’accroissement de ce type de problèmes puisque les algues ont tendance à remplacer les coraux dans les récifs coralliens et que le réchauffement des eaux marines font proliférer dans des régions jusqu’alors indemnes des espèces exotiques.

Par exemple, les côtes françaises et italiennes connaissent maintenant chaque été des blooms d’une espèce de Ostreopsis d’origine tropicale qui provoquent des désagréments chez ceux qui respirent les embruns.
Il est certain que l’expertise acquise sur ces évènements toxiques sont indispensables pour protéger les utilisateurs du littoral et les consommateurs mais également pour développer d’éventuels composés utiles puisque « tout est poison, seule la dose fait le médicament).

24.Posté par Tcherno-Bill le 08/08/2010 23:08
Je rappelle à ce propos le désastre écologique Mediterranéen de la " Colerpa Taxifolia "....remenber ?
Cette piste nous expose à des désastres écologiques irréversibles pour en fait substituer un combustible tiré de l'algue à un autre combustible , le pétrole et continuer à fabriquer du CO2 pendant des siècles ?
La piste des biocarburants est une fausse piste...Les réserves de pétroles sont telles qu'aucun autre carburant ne viendra le concurrencer , car leur prix de mise en oeuvre resteront toujours supérieurs à celui du pétrole ! je ne vois pas comment les compagnies pétrolières pourraient être inquiétées d'autant plus que tous ces biocarburants atterrissent dans les mêmes autos ! elles n'ont rien à craindre !
La pire nouvelle écologique qui pourrait nous arriver serait qu'un de ces carburants atteigne un prix de production dérisoire , comme le pétrole au début , on verrait alors les compagnies pétrolières investir à fond dessus , nous continurions alors à réchauffer l'atmosphère jusqu'à ce que mort s'en suive ?

25.Posté par Zinfonaute le 09/08/2010 01:25
A tcherno...qui pose souvent les bonnes questions (et qui m'amuse bien dans son rôle de poil à gratter) mais qui parfois devrait se documenter un peu avant quand même...lol

C'est justement tout l'intérêt d'utiliser des microalgues pour faire du carburant. Elles sont fortement consommatrices de Co2.

Pour ton info, dans la nature c'est principalement le phytoplancton et donc les microalgues qui captent la plus grande partie du CO2 émis dans l'atmosphère.

Le dioxyde de carbone qui serait émis par la combustion de biocarburants issus de micro-algues aura été absorbé par la micro-algue durant sa croissance peu de temps avant . Le bilan carbone est donc en principe nul.

26.Posté par Tcherno-Bill le 09/08/2010 08:14
25 Zinfonaute " Le bilan carbone de la combustion des biocarburants issu des algues est en principe nul "
En principe....et l'émission de CO2 n'est pas non plus le seul " polluant " ! En attendant :
Quid du bilan carbonne de leur production ?
Comment les produire en masse ? Quel est le rendement équivalent-tonne pétrole sur un hectare ?
Quel en sera le coût ? Tant qu'il restera supérieur au pétrole , les compagnies continueront à nous en abreuver , car les réserves sont immenses , elles coûtent juste de plus en plus cher à exploiter...
Une bonne idée qui finira aux oubliettes une fois les subventions diverses " absorbées "...comme du CO2 !
On parie ? Je préfère pour ma part ce projet expérimental de production d'électricité par différentiel de température de l'eau dont j'ai oublié le nom ( le TES ? Jeff stp ? )

27.Posté par Tcherno-Bill le 09/08/2010 08:27
PS à mon précédent post , j'ai retrouvé le nom : il s'agit du projet ETM ....Energie Thermique des Mers..

28.Posté par Konga le 09/08/2010 09:14
Bonjour à tous,

Je vais essayer de ne pas sombrer dans le 'trolisme de forum' :o) Juste pour dire à Jean-Charles : pas de subventions publiques pour BioAlgues ?? Tu veux rire j'espère ????? Il y a eu, et il y a encore des financements de La Région et de l'Etat, pas au capital mais sous d'autres formes ...... A cela rien de choquant pour moi, mais une fois de plus pourquoi affirment-ils le contraire ??? Ça n'a rien de honteux de toucher des subventions pour financer de la recherche, nos impôts servent à ça, entre autre, et personnellement je suis content de les payer dans ce cas (moins quand on finance un porte avions nucléaire, mais c'est une autre histoire :o)

Donc je résume ma position : laissons les travailler et de leur côté qu'ils aient le melon qui dégonfle un peu et la correction de présenter les choses avec honnêteté (vu que c'est en partie grâce à notre argent qu'ils en sont là, je trouve en tant que citoyen que c'est le minimum "qu'ils me doivent"), et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes :o)

Bonne semaine à tous

Konga

29.Posté par nicolas de launay de la perriere le 17/08/2010 21:31
http://www.lepoint.fr/insolite/ecosse-une-universite-cree-du-biocarburant-avec-des-sous-produits-de-whisky-17-08-2010-1225944_48.php

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Une université écossaise a annoncé mardi avoir déposé un brevet après la mise au point par ses chercheurs d'un biocarburant élaboré à partir de sous-produits de la fabrication de whisky, qui ne nécessite pas de modification des véhicules.

Ce biocarburant a été mis au point après deux ans de recherches par le Centre de recherche sur les biocarburants de l'université Napier d'Edimbourg (Ecosse), grâce à un programme qui a coûté 260.000 livres (317.000 euros).

Les scientifiques ont utilisé les deux principaux sous-produits découlant de la fabrication du whisky: le "pot ale", résidu liquide restant dans les alambics de cuivre après la première distillation, et le "draff", un résidu du brassage d'orge et d'eau.

"L'Union européenne a déclaré que les biocarburants devraient représenter 10% du total des ventes de carburants d'ici 2020. Nous sommes déterminés à trouver de nouvelles et innovantes sources d'énergies renouvelables", a déclaré le professeur Martin Tangney, directeur du Centre de recherche écossais.

"Ce nouveau biocarburant est fabriqué à partir de matières biologiques qui ont déjà été utilisées" dans un processus industriel, a-t-il ajouté, indiquant que "la forme la plus probable de distribution serait de mélanger 5 à 10% de biocarburant avec de l'essence ou du gazole. Or 5 à 10% de carburant classique en moins représente une très, très grande différence", a-t-il souligné.

"C'est une option durable en matière d'environnement et qui promet de générer de nouveaux revenus grâce à l'une des plus importantes industries de l'Ecosse", a-t-il souligné.
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