800 permis de pêche seront délivrés avant le 30 novembre, pas un de plus. C’est donc sans surprise que le siège de la réserve marine de la Saline-les-Bains a été pris d’assaut ce matin. Pas de bousculade parmi la centaine de pêcheurs présents mais une longue attente, en fonction de leur heure d’arrivée, comprise entre une heure ou deux.
La formule qui permet de pêcher dans le lagon n’est pas nouvelle mais c’est bien la communication sur l’événement qui tranche avec le passé. Certains y verront les prémisses d’une transparence d’une institution très souvent mal perçue par la communauté des pêcheurs tradi’.
Attention : pêcher dans l’espace protégé de la réserve ne veut pas dire passe-droit total. Trois espèces sont autorisées : la gaulette, le capucin nain et le zourite. Pour chacune de ces espèces, d’autres restrictions interviennent tant sur la période et l’heure de chasse autorisée que sur le matériel employé.
Un exemple : le capucin pourra être prélevé du 1er février au 30 avril, exclusivement du mercredi au dimanche et de 5h à 9h du matin. Le filet ne devra pas dépasser une longueur de 10m et des mailles de 16mm. Les prises accessoires devront être relâchées immédiatement à la mer. Pas facile à digérer tant d’informations. La réserve a pensé à tout : les pêcheurs suivront un briefing lorsqu’ils viendront récupérer leur permis au mois de décembre.
Réconcilier deux univers
La totalité du lagon n’est pas ouverte aux quatre vents. "Quatre zones spécifiques sont accessibles : une portion de l’Ermitage, de la Saline, de Saint-Leu et de l’Etang-Salé" rappelle Bruce Cauvin, responsable de l'éducation et de la sensibilisation.
Mis en place en 2007, la délivrance de cartes rencontre un succès qui ne se dément pas d’année en année. "L’inscription est ouverte jusqu’à la fin du mois, mais d’ici une semaine environ, au rythme de 200 par jour comme ce vendredi, il faudra faire vite".
Ce système réglementaire, même s’il est bafoué allègrement par des pêcheurs au noir, se veut comme un rapport de confiance entre le GIP et les pêcheurs. "C'est aux pêcheurs traditionnels que s’adresse ce permis" explique-t-on dans les rangs des agents assermentés. Autre rappel d’importance à ceux qui parlent de sanctuarisation totale : la pêche traditionnelle a toujours été possible sur le domaine de la réserve tant qu’elle se fait par exemple sur un récif ou sur un fonds de sable noir. Bref, sans piétinement du corail.
Le permis est une manière de tenter de réconcilier ces deux univers. Car comme son nom l’indique, le permis s’adresse aux ti’pêcheurs pour leur carri, dans la limite de 5 kg de masse poissonneuse par jour. Tout commerce est proscrit même s’il est impossible à vérifier dans les faits.
La formule qui permet de pêcher dans le lagon n’est pas nouvelle mais c’est bien la communication sur l’événement qui tranche avec le passé. Certains y verront les prémisses d’une transparence d’une institution très souvent mal perçue par la communauté des pêcheurs tradi’.
Attention : pêcher dans l’espace protégé de la réserve ne veut pas dire passe-droit total. Trois espèces sont autorisées : la gaulette, le capucin nain et le zourite. Pour chacune de ces espèces, d’autres restrictions interviennent tant sur la période et l’heure de chasse autorisée que sur le matériel employé.
Un exemple : le capucin pourra être prélevé du 1er février au 30 avril, exclusivement du mercredi au dimanche et de 5h à 9h du matin. Le filet ne devra pas dépasser une longueur de 10m et des mailles de 16mm. Les prises accessoires devront être relâchées immédiatement à la mer. Pas facile à digérer tant d’informations. La réserve a pensé à tout : les pêcheurs suivront un briefing lorsqu’ils viendront récupérer leur permis au mois de décembre.
Réconcilier deux univers
La totalité du lagon n’est pas ouverte aux quatre vents. "Quatre zones spécifiques sont accessibles : une portion de l’Ermitage, de la Saline, de Saint-Leu et de l’Etang-Salé" rappelle Bruce Cauvin, responsable de l'éducation et de la sensibilisation.
Mis en place en 2007, la délivrance de cartes rencontre un succès qui ne se dément pas d’année en année. "L’inscription est ouverte jusqu’à la fin du mois, mais d’ici une semaine environ, au rythme de 200 par jour comme ce vendredi, il faudra faire vite".
Ce système réglementaire, même s’il est bafoué allègrement par des pêcheurs au noir, se veut comme un rapport de confiance entre le GIP et les pêcheurs. "C'est aux pêcheurs traditionnels que s’adresse ce permis" explique-t-on dans les rangs des agents assermentés. Autre rappel d’importance à ceux qui parlent de sanctuarisation totale : la pêche traditionnelle a toujours été possible sur le domaine de la réserve tant qu’elle se fait par exemple sur un récif ou sur un fonds de sable noir. Bref, sans piétinement du corail.
Le permis est une manière de tenter de réconcilier ces deux univers. Car comme son nom l’indique, le permis s’adresse aux ti’pêcheurs pour leur carri, dans la limite de 5 kg de masse poissonneuse par jour. Tout commerce est proscrit même s’il est impossible à vérifier dans les faits.
















