Politique

La Martinique au ralenti...

La Martinique entre dans son septième jour de grève aujourd'hui. Hier, une nouvelle mobilisation s'est déroulée à Fort-de-France. Née en Guadeloupe il y a plus de trois semaines, la grève générale contre la vie chère gagne peu à peu les Antilles...


La Martinique au ralenti...
La grande majorité des commerces, enseignes et des stations-services ont désormais leurs rideaux baissés et ce, malgré une volonté affichée de discussions et la mise en place d'un programme de négociations avec l'ensemble des acteurs économiques et politiques locaux. Les discussions et les négociations devaient reprendre hier, dans l'après-midi...

La quasi totalité des secteurs économiques est touchée par la grève générale commencée il y a sept jours en Martinique. Relayée par le "Collectif du 5 février", la mobilisation sur la vie chère a commencé il y a une semaine.

Dans le chef lieu du département, à Fort-de-France, les restaurants, les établissements bancaires et même le service public tournent dorénavant au ralenti à l'image des grandes surfaces qui gardent leurs rideaux fermés depuis plusieurs jours. Une partie des fonctionnaires a aussi rejoint la grève générale sur les conditions de vie précaire puisque le Conseil général a fermé ses portes pour une période indéfinie... Les Martiniquais ont sûrement eu écho de la fin de non-recevoir du Premier ministre à l'augmentation de 200 euros attendue par leurs voisins Guadeloupéens, ce qui ne devrait pas manquer de renforcer les motivations à poursuivre la mobilisation.

La paralysie gagne peu à peu la Martinique puisque la totalité des services municipaux de l'île est fermée après  que la décision ait été prise par l'association des maires du département, réunie à la mairie du Lamentin lundi. C'est tout le département qui est paralysé.
Les 95 stations essences sont à sec et les répercussions sont grandes. Les transports en commun ne peuvent plus assurer les dessertes, les ramassages d'ordures ne se font plus et les déchets commencent à s'entasser partout provoquant une odeur désagréable. Seuls les transports prioritaires (urgences, samu, pompiers,...) bénéficient encore d'un carburant réquisitionné, pour la cause, par le préfet.

L'éducation n'a pas été épargnée par ce mouvement de contestation. Si les enseignants poursuivent encore les cours dans 20% des établissements, les élèves ne s'y bousculent pas. En effet, nombre d'entre eux ne peuvent plus se déplacer en raison de la pénurie de carburant et des grèves du service public. Plusieurs professions libérales ont aussi rejoint le mouvement dans la journée d'hier avec un secteur privé de plus en plus mobilisé.

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo devrait s'envoler pour les Antilles demain ou vendredi en direction de la Guadeloupe mais aussi de la Martinique.... nouveau rendez-vous de son agenda...

Mercredi 11 Février 2009 - 07:30
Ludovic Robert
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1.Posté par David le 11/02/2009 12:08
Cela va en faire des liquidations judiciaires et du chômage. J'espère pour eux que les syndicats vont les embaucher.

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