Economie

La Fedom bataillera pour un crédit d'impôt spécifique au secteur touristique


La défiscalisation ne concerne pas que l'immobilier. Présent à La Réunion pour quelques jours, le président de la Fédération des entreprises d'Outre-mer a défendu l'idée d'une plus grande reconnaissance des secteurs touristiques de loisirs, celle qui "est créatrice d'activités". Loin, bien loin de l'image d'une défisc' déconnectée de la réalité économique.

Séquence touristique pour le président de la Fedom ce mardi. Devant les professionnels de l'activité touristique de loisirs souvent mal reconnue dans l'optique d'un agrément fiscal, Jean-Pierre Philibert a promis de défendre l'idée d'un crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) spécifique à ce secteur qualifié "d'exposé" et à un taux par rapport à ce que propose le gouvernement.

En face de Jean-Pierre Philibert, l'exemple typique d'un professionnel du secteur ayant sollicité la défiscalisation tombe à point nommé pour l'argumentation de la Fedom.

"La partie défiscalisation lui a permis d'avoir l'argent immédiatement, lui permettant de réaliser un investissement dans de très bonnes conditions. Sur la deuxième partie de la défisc' qui relève du budgétaire, il attend toujours la subvention plus d'un an après. Il paye des agios et ça commence naturellement à peser sur la compétitivité de l'entreprise", explique Jean-Pierre Philibert.

Saisissant le témoignage de ce professionnel au bond, il dresse un parallèle sans surprise sur la "rapidité et la souplesse de la défiscalisation", là où le gouvernement Ayrault souhaite en corriger les défauts via la défiscalisation sous forme budgétaire. "Quand on a des exemples de cette nature, on voit bien que le crédit d'impôt arrive beaucoup plus tardivement que la défiscalisation", défend-t-il. "On pourra le dire et on l'a déjà dit, au 1er ministre : vous nous vantez le crédit d'impôt et voyez cet exemple. Le crédit d'impôt qui arrive à N+1, c'est déjà trop tard", martèle le N°1 de la Fedom, conscient des difficultés de trésorerie que ce dispositif budgétaire peut engendrer.

Nouveau lobbying auprès du gouvernement

Sur l'ensemble du secteur cette fois, Jean-Pierre Philibert compte bien défendre la mise en place d'un CICE spécifique à 24%. "Nous considérons que ce qui est le facteur discriminant de notre entreprise touristique par rapport à notre environnement, je pense à Maurice, aux Seychelles, c'est naturellement les coûts salariaux et les coûts fiscaux qui sont beaucoup plus importants qu'ailleurs. Nous souhaitons donc que nos entreprises touristiques puissent bénéficier d'un CICE spécifique dans le domaine du tourisme et qui puisse l'être à un taux largement supérieur à ce qu'il est annoncé aujourd'hui. Nous avons demandé 24%. Nous avons écrit au ministre des Outre mer et au Premier ministre pour lui dire que nous étions porteurs de cette demande qui est la seule, aujourd'hui, qui nous paraisse capable de redynamiser un secteur essentiel."

Le président de la Fedom annonce vouloir mettre le paquet sur ce volet touristique lors du prochain salon Top Résa à Paris courant septembre.

motion_cice_de_la_fedom.pdf Motion CICE de la Fedom.pdf  (1.36 Mo)

Mercredi 3 Juillet 2013 - 07:19
ludovic.grondin@zinfos974.com
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