Economie

La FDSEA dénonce la mainmise de Téréos sur la filière canne


La FDSEA dénonce la mainmise de Téréos sur la filière canne
"Les industriels veulent décider de tout, de la date d’ouverture de la coupe, de comment disposer la canne en passant pas le choix de nos remorques! ".

La FDSEA tenait ce mercredi matin une conférence de presse afin d’aborder plusieurs points avant le lancement de la campagne sucrière. Cette dernière pourrait être avancée. Une information que le syndicat déplore d'autant plus qu'il n'a pas été consulté au préalable. Au lieu de débuter comme à l'accoutumée à la mi-juillet,  la coupe commencerait ainsi 15 jours avant alors que "cet événement nécessite un minimum de préparation et aura aussi des conséquences sur la richesse de la canne", proteste Frédéric Vienne. "Plus on commence tôt, plus on finira tôt, et avec les problèmes climatiques rencontrés dans le sud, beaucoup d’agriculteurs ne pourront pas commencer leur campagne dans des conditions optimales". 

Le président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles demande, si l’avancée de la campagne est avérée, qu’une aide incitative soit octroyée aux planteurs d’un montant de 5 euros par tonne de canne sur les 15 jours de livraison. 

La Fédération déplore également " l’attitude accusatrice de Téréos". Le groupe, dans un courrier envoyé à tous les planteurs de canne en début de mois dernier, tenterait de les entraîner "dans une polémique qui n’a pas lieu d’être" sur la conformité des remorques. "Pour une histoire de plus ou moins 10 cm sur les remorques, Téréos lance des suspicions sur les planteurs surtout que seulement 10 planteurs sont concernés par cette affaire", s’étonne-t-il. 

Par ailleurs, Frédéric Vienne est revenu sur les élections des représentants dans les commissions mixtes d’usines. En avril dernier, le syndicat a gagné deux nouveaux élus qu’il souhaiterait voir installés. "Les élus ne sont toujours pas entrés en fonction sous le prétexte que le précédent mandat de 5 ans n’est pas expiré. On se demande pourquoi ? Pour éviter que les nouveaux élus de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs ne montent en Commission Paritaire Canne Sucre ? "

Un point de discorde qui m’empêche pas le président d’appeler à l’union de tous les syndicats face aux industriels lors des négociations pour la prochaine convention canne qui se déroulera le 23 juin prochain. Le prix d’achat de référence fixé à 39,09 euros par tonne pour une richesse de 13,8 %, n’a pas changé depuis trente ans, rappelle-t-il.
Mercredi 8 Juin 2016 - 16:00
PB
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1.Posté par GIRONDIN le 08/06/2016 17:26
Il est sérieux ou c'est pour rire ?

Bon je préfère le prévenir:
- l'eau chaude brûle
- l'hiver i fait froid
- l'été i fait chaud

A compléter....

2.Posté par eno17 le 08/06/2016 18:43
C'est peut-être mieux ...
Le sucre de la betterave semble moins sucré que le sucre de la canne ... Meilleur contre l'obésité et le risque diabête !

3.Posté par Pierre Balcon le 08/06/2016 20:04
Extrait des Echos de ce matin :
"..Les sucriers respirent. Après avoir subi la division par trois en cinq ans des cours mondiaux,ils voient avec soulagement les perspectives d’un net redressement. Le marché a commencé à se retourner à la rentrée dernière, en septembre 2015, grâce à une reprise de la consommation de sucre dans le monde.
Dans un contexte qui promet d’être nettement plus favorable, Tereos (ex-Béghin Say), cinquième sucrier
mondial table sur un bond de 25 % de son résultat opérationnel pour l’année en cours. Le groupe n’en a pas moins bouclé le 31 mars 2016 le premier exercice négatif en huit ans avec une perte nette de 34 millions d’euros. Un an avant , il avait clôturé ses comptes sur un bénéfice net de 17 millions d’euros. Alexis Duval, président du directoire, explique la différence par des éléments non récurrents pour 19 millions d’euros et un surcroît d’impôts de 15 millions d’euros, dans « un environnement historiquement difficile ». Le résultat opérationnel (Ebitda) s’est établi à 439 millions d’euros (–3 %) et la marge à 10,5 % pour un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros.
Tereos ne s’en estime pas moins en bonne position pour profiter de la relance. Surtout à l’international,
où la rentabilité est très supérieure. Le groupe coopératif table sur une production de ses adhérents fran
çais très supérieure à ses objectifs grâce à la garantie de prix minimum qu’il a offerte et qui devrait lui
permettre de jouer pleinement la carte de l’exportation dès la fin de la politique européenne de quota en
2017. Tereos vise notamment les marchés déficitaires que sont le Royaume-Uni, où il a acquis le
numéro deux Napier Brown, l’Espagne où il a conclu un partenariat avec l’espagnol Acor et l’Italie
où il est actif depuis vingt ans. La fin des quotas devrait voir une consolidation du marché en Europe, où
« nous espérons faire une acquisition le moment venu », indique Alexis Duval, déclinant toute référence à une cible particulière.
Au Brésil, leader absolu du sucre avec la moitié des exportations mondiales, Tereos estime avoir réussi à tirer son épingle du jeu dans un contexte de crise politico-financière et économique. « Beaucoup de groupes familiaux ont fait faillite. Nous avons profité de la crise pour investir dans nos outils et passer d’un taux de robotisation de 25 % à 100 % en quatre ans », a expliqué Alexis Duval. Les coûts de production au Brésil, où Tereos est numéro trois avec un chiffre d’affaires de 700 millions d’euros, sont « les plus bas au monde ».L’activité éthanol y a repris des couleurs avec la fin de la politique de soutien à hauteur de 20 % des prix de l’essence à la pompe,qui déprimait le marché du carburant vert.
L’essentiel des investissements ont été faits en Asie (226 millions d’euros). Les usines d’amidon de Dongguan et celle de Tieling ont démarré les nouvelles lignes de production de glucose et de fructose. L’unité de Cilegon en Indonésie a accru ses capacités de production d’amidon..."

4.Posté par verolia le 08/06/2016 20:31
les pleureuses assistées...

5.Posté par polo974 le 09/06/2016 09:26
ah, ça y est, les blocages par les planteurs commence à s'annoncer...

ils vont encore pleurer parce qu'ils ne trouvent pas de coupeurs de canne à 4 euros de l'heure.

et au final, ils vont comptabiliser tous ces saisonniers sous payés comme des emplois pour justifier de leur poids social...

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